‹ Dictionnaire historique des institutions (volume 2)Chapitre 260 sur 300 · GIB · texte numérisé non relu

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étaient les hommes libres ( probi homines , boni homines ) qui siégeaient avec le comte ou le vicomte pour rendre la justice. Voy. Lois , S Lois des Barbons.

GERMAMES. — Deux provinces de la Gaule portaient le nom de Germanie au

iv« siècle. Voy. Gaule.

GERMINAL. - Mois de l'année républicaine qui correspondait à la fin de mars et à la plus grande partie du mois d'avril. L'insurrection du 12 germinal (!•' avril i795)estcelèbre dans "histoire de la révolution. La Convention y triompha de la populace des faubourgs.

GESATES. - Population gauloise qui habitait entre le Rhône et les Alpes; on n'est pas d'accord sur l'origine et la signification du nom de yesates. Quelques écrivains font dériver ce nom d'une arme des Gaulois, qui cherchaient au loin des aventures et s'engageaient dans toutes les guerres où ils espéraient trouver gloire et butin. Polybe (livre II, chap. xxvm-xxix ; parle de leur impétuosité et de leur valeur téméraire a la bataille du cap félamon. « Us se dépouillèrent, dit-il, de leurs braies et de leurs saies .et, ne gardant que leurs armes ,

ils s'élancèrent aux premiers rangs

Leurs clairons et leurs trompettes retentissaient avec un bruit effroyable ; toute l'armée poussait en même temps des hurlements. Terrible était l'aspect des guerriers qui combattaient aux premiers rangs et qui étaient chargés de bracelets et de colliers d'or. Les Romains étaient frappés de stupeur. » La victoire resta cependant aux Romains; quarante mille Gaulois couvrirent de leurs corps le champ de bataille.

GESTE (Chansons de). — Poèmes héroïques où sont célébrés les exploits des guerriers du moyen âge. Voy. Poésie. — Le mot s'employait, au moyen âge, dans le sens d'actions héroïques; on le trouve encore, au xvh« siècle, avec la même signification. D'Ablancourt a dit : « Ces miracles ne se trouvent que dans les gestes du duc d'Enghien et d'Alexandre. »

GHILDES ou GUILDES. — Associations d'hommes d'un même métier. Voy. Cou poration, S 1er-

GIBAULT. — Arme du moyen âge qui parait être la même que la niasse d'armes. Voy. Armes , flg. J.

GIBECIÈRE. — On appelait gibecière, au moyen âge, une large bourse ou aumomère qui se portait par devant.

l'Arcq (Compte* de l'argenlerie des rois de France ) cite deux gibecières faite» et diaprées de menues perles pour monseigneur ledauphin. Dans un inventaire des meubles de Charles VI, il est question à" une bourse de drap de soie faite par manière de gibecière, à pendre à Vécharpe d'un pèlerin.

GIBELINS. — Quoique les Gibelins appartiennent particulièrement à l'Allemagne et à l'Italie, leur histoire a été tellement mêlée à l'histoire de France, leur nom revient si souvent dans ses annales, qu'il est nécessaire d'indiquer en quelques mole l'origine et les vicissitudes de ce parti. On s'accorde à placer vers le milieu du xn» siècle l'origine des factions des Gibelins et des Guelfes. Conrad 1 II , de la maison de Souabe, venait d'être nommé empereur , malgré les efforts de la maison de Welf, qui occupait la Souabe et la Bavière. Les troupes des deux partis étaient en présence. Les défenseurs de la maison de Welf adoptèrent le nom de leur chef? qoe les Français changèrent en Guelfe; ils furent appelés Guelfes. Les partisans de la maison de Souabe prirent pour mot de ralliement le nom d'un château de Souabe, Weiblingeu , oh était né Conrad III. Ce nom fut transformé en celui de Gibelin , et les adversaires des Guelfes se nommèrent Gibelins. Ainsi , dans l'origine , les Guelfes sont les partisans de la maison de Saxe , et les Gtoelins les partisans de la maison de Souabe. Dans la suite, les Guelfes s'étant alliés avec les papes contre les empereurs , on appela Guelfes les défenseurs de la papauté et Gibelins ceux de l'Empire. En Italie, comme les Gibelins appartenaient généralement aux classes élevées , leur nom devint synonyme d'aristocrates et celui de Guelfes de démocrates. Enfin , comme tous les noms de parti , ces mots finirent par devenir des injures, que les factions se renvoyaient, sans y attacher une signiâcation précise. Les Gibelins furent presque toujours adversaires des Français en Italie.

GIBERNE. — La giberne ne date que de la fin du xvip siècle, ce n'était primitivement qu'un sac où les soldats plaçaient des grenades et des cartouches. On la suspendait au-dessus des hanches, à un ceinturon , et on pouvait la laite glisser devant ou derrière, selon le besoin du moment. Aujourd'hui la giberne est fixée sur le dos au moyen des buffleteries.

GIBET. — I.ieu de l'exécution des criminels. Le gibet à fest ou gibet à faite

était un monument composé de plusieu:

piliers, recouverts d'un toit. Les souverains seuls pouvaient élever vmptél gibet. Les corps des suppliciés suspwdus aux poteaux étaient abandonnés aux oiseaux de proie et aux animaux crassiers. Le gibet de Monifaucon , oh il pendu Enguerrand de Marign y, quil'ait élevé, était un des plus célèbres. Un air trésorier, nommé Pierre Kemy, qui Tavi reconstruit sous Philippe de Valois, •• aussi pendu.

GIGUE. — Instrument de musique <fcc on se servait au moyen âge , et qui pan avoir été une espèce de flûte. — On apwlait encore gigue une danse d'un naïvement vif et gai. - Les danseurs * corde se servent aussi du mot gigue indiquer une espèce de danse anglais composée de plusieurs espèces de pas qw l'on

GILOTINS. — Ecoliers pauvres qni occupaient une partie de l'ancien colley Sainte-Barbe. Le nom de gilotins leur venait de leur bienfaiteur Gilon, qui ani! fondé des bourses pour leur entretien. U nom de gilotins disparut, en 1730» suite d'une réforme du collège Sainie- Barbe. Les gilotins furent confondu**** les autres membres du collège , sous le nom de communauté de Sainte-Bart*.

G IRAN DE. — Faisceau de plusieurs jets d'eau qui s'élancent avec impétuosité, et faisant un grand bruit; telle est à Versailles la pièce d'eau du bosquet, qui imite des pétards.— On appelle aussi girande un faisceau de fusées volantes, qui s'élèvent toutes ensemble. C'est onrfinairement la dernière pièce ££jj*a

GIRANDOLE. — Cercle garni de fusées ou autres pièces d'artifice , qui , en tournant, jettent leurs feux horizontalement.

Ces pièces imitent une roue

GIRONDINS. — On désigna sous ce nom pendant la révolution un parti, dont le? principaux orateurs Vergniaud, Guadet.

Gensonné , etc. , étaient du département de la Gironde Us dominèrent dans rassemblée législative (!•* octobre iWi- 22 septembre twi ) et se firent pins remarquer par leur éloquence qu« par leurs talents politiques. Ils luttèrent dans la Convention contre le parti montagnard, et, après de courageux efforts, Toreat vaincus dans les journées du 3i mai « des 2 et S juin r793. Vingt deux rare« arrêtés, et périrent presque tous M l'écbafaud. Les autres se dispersèrent

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