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dans les départements et furent accusés
de fédéralisme. Ils voulaient, disait-on, soulever les départements contre Paris et déchirer la Fiance, Roland, aocien ministre de l'intérieur, se relira à Kouen et se tua bientôt prè> de cette ville. Ooadorcet, après avoir et re misérablement , s'empoisonna. Buzot, député d'Evreox, qui s'était réfugié à Caen avec d'autres girondins , y forma une petite armée, dont le commandement fut donné à YVimpfen. Mais cette troupe fut vaincue près de Veraon, et la défaite des girondins fut complète (juillet 1793). Charlotte Corday crut venger le parti, en frappant Marat. Uce autre femme, qui avait été I l'àme de la Gironde, M»" Roland, ne tarda pas à monter sur l'échafaud.
GIROUETTE. — Le droit de placer une girouette sur sa maison fut pendant longtemps un signe de noblesse. La forme de la girouette variait suivant la condition dos seigneurs. La girouette carrée indiquait comme la bannière carrée un chevalier banneret, tandis que les pirouettes pointues étaient, comme les pennons, Pattribut des bacheliers ou chevaliers de rang inférieur. Les girouettes portaient souvent les armoiries du seigneur. Ces girouettes , où étaient représentées des armes tantôt peintes , tantôt évidées à jour , s'apiKîlaient panonceaux.
GITANOS. — Peuplades nomades connus en France sous le nom d'Egyptiens et Bohèmes. Voy. BonÈMB.
GITE. — Droit féodal , en vertu duquel le seigneur en voyage pouvait loger cher son vassal seul ou avec ses gens, on l'appelait encore droit d'à Ibergie, d'hébergement, de procuration. Ce dernier nom s'appliquait surtout à l'hospitalité que les curés devaient à l'évèque, lorsqu'il faisait sa visite pastorale. Comme quelques évèques en avaient abusé et charmaient les églises de frais excessifs par leur nombreuse suite, le concile de Latran , en 1 179, fixa le nombre des chevaux à quarante pour les archevêques, vingt pour les évèques et a proportion pour les autres ecclésiastiques. Le droit de procuration ou de gtte était quelquefois perçu en argent; il fut dans la suite converti en une taxe, qui portait les mêmes noms. Mais le concile de Trente le réduisit à une prestation en nature et recommanda aux évèques d'en user avec modération. L'article 6 de l'ordonnance d'Orléans maintint les évèques dans leur droit en leur faisant les mêmes recommandations. Les archidiadres et les doyens, qui pouvaient faire la visite, avaient aussi le droit de percevoir la procuration.
Le roi avait droit de gîte dans toute la France. Les paysans lui fournissaient des voitures élues chevaux; les abbayes et les principaux seigneurs le logeaient, ainsi que sa suite. Les roi» changèrent plus tard ce droit de gite en une redevance pé« uniaire. Souvent les droits féodaux de gite, à1 hébergement , etc., étaient une usurpation , comme les seigneurs le reconnaissaient eux-mêmes dans leurs chartes. Ainsi, on lit dans le cartuîaire de Saint- Père de Chartres, une charte du vidamc de Chartres , qui déclare renoncer aux mauvaises coutumes qu'il avait tyranniquement établies sur les terres de l'abbaye de Saint-Père, et entre autres au droit de gîte, qu'il exerçait en s'établissani avec sa suite dans le monastère, lorsqu'il partait pour une expédition ou qu'il en revenait. (Voy. Cartuîaire de Saint- Père de Chartres publié par M.Guérard. ) Souvent le vassal était tenu de nourrir les chevaux du seigneur , aussi bien que le seigneur et sa suite, lies mots alt'erge, auberge, hébergement désignaient aussi la somme que payaient certains vassaux pour se racheter du droit de gtte.
GIVRE, GUIVRE.— Ce mot ne s'emploie qu'en termes de blason: il désigne un serpent à queue ondée ou tortillée. Lee ducs de Milan avaient pour armes une guicre d'azur sur chanip d'argent.
GLACES (Fabrique de). — Voy. Industrie.
GLACES , GLACIÈRES , GLAC1BRS. — L'usage des glaces et des boissons glacées remonte à une haute antiquité. Il en est question dès le temps d'Alexandre. Les Orientaux et spécialement les Turcs avaient des glacières au xvt* siècle , et Bélon , qui fit imprimer, en iS53 , ses Observations sur les singularités et choses remarquables trouvées en Grèce et en Judée , etc. , décrit des glacières qu'il avait vues en Turquie et qui sont semblables à celles qu'on emuloie aujourd'hui.
En France , on ne connut pas l'usage des glacières avant la fin du xvt» siècle. A l'entrevue de Nice, entre François h% Paul III et Charles-Quint, les Italiens et les Espagnols envoyaient chercher de la neige dans les montagnes pour rafraîchir leur boisson. Le médecin Champier, qui accompagnait François l«r, exprime l'étonnement que lui causa cet usage.
Henri 11 1 introduisit à sa table la coutume de faire rafraîchir les boissons dans la neige , et l'auteur d'un pamphlet dirigé contre ce prince, décrivant une ile oh habiteront des sybarites, dit : « En été , on
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GJLO
aura toujours en réserve, en lieux propres à cet effet, de grands quartiers de glace et des monts de nei»re pour mêler parmi le breuvage. » On voit dans le même ouvrage qu'on mêlait de la glace à la liqueur, au lieu de l'employer extérieurement et d'en envelopper les vases pour les rafraîchir. Quant au mm glacière, il ne se trouve pas encore dans le Dictionnaire de M met , imprimé en 1636 ; mais , dès le xvu» siècle , l'usage de la glace dans les repas était fort répandu, comme le prouvent les vers de Buileau :
d'hui très-répandus à Paris et dus les grandes villes.
GLACIS. — Partie des fortification qui descend par une pente douce du cbenic couvert vers la campagne. Les gimi sont du domaine public. Voy. FoaTtnu-
P»r le
Point de gtttct, b< Au moi. d.iuln!
Pour comble de durràee
de l'été ,
1-e gouvernement donna le monopole de la glace a une compagnie de traitants qui demanda a ralfermer par privilège exclusif. Le prix de la glace devint alors excessif, et on fut obligé d'en rendre le t ommerce libre comme par le passé. Le Florentin Procope;qui, vers J670, ouvrit a Paris le café qui a conservé son nom, commença à vendre des' glaces artitfcielles. Bientôt d'autres limonadiers et marchands de liqueurs suivirent son exemple, et lorsqu'en 1676 on donna des statuts a la corporation des limonadiers , on l'HUtorisa à mettre en vente des glaces et eaux glacées, il y avait dès cette époque deux cent cinquante limonadiers a Paris. En 1690 , La Quintinie disait que les principaux officiers de bouche employaient le sel ordinaire pour rafraîchir les liqueurs en l'appliquant autour du vase avec un mélange de «lace et qu'ils obtenaient ainsi des neiges artificielles et des boissons délicieuses. Jusque vers le milieu du xviu» siècle, on ne vendait de 'Jiaces qu'en été. Mais, en 1750, Du Unisson , successeur de Procope, fit des glaces pendant toute l'année , et cette nouveauté f u t aussi tôt imi tée par les autres limonadiers. Ce ne fut que plus tard , vers 1776 , que l'on commença à donner aux glaces de la consistance. Ce fut une invention du café appelé le Caveau, Le duc de Chartres , qui a été plus tard duc d Orléans et qui a joué un rôle important pendant la révolution , allait quelquefois prendre des glaces à ce café. On lui présente un jour ses armes modelées avec cette composition nouvelle. Depuis lors on a varié avec beaucoup d'art la fabrication des glaces. On leur a donné la saveur de toutes les liqueurs , le parfum et la couleur de tous les fruits. Le nombre des glaciers s'est accru avec le coût des boissons glacées; ils sont aujour-
GLAIVE (Droit de). — Droit de cmnaître des crimes qui peuvent entrait la peine de mort. Ce droit était app< dans plusieurs anciennes coutumes, phde Vepie. I«es seigneurs haut-jusiieir avaient droit de glatve. ce qu'annonçais les gibets , piloris, échelles et potcaui i mettre au carcan , élevés sur leurs ùmaînes et quelquefois à l'entrée de Icît châteaux.
GLANAGE. — Les coutumes de Mels:
et d'Êtampes défendaient aux laboureur?
aux fermiers et à tous autres d'empècheri glanage, sinon vingt-quatre heuresapré que les gerbes auraient été enlevées, sou> peine de confiscation et d'amende arbitraire ( De La Mare, Traité de la polict 11, 671). Mais, d'un autre côté, un éd.; de 1554 (novembre ; ne permettait le Rouage qu'aux vieillards ou gens débilite de membres, petits enfants ou autra n'ayant force de scier. Ce principe léjfl; encore aujourd'hui le glanage et a W confirmé par plusieurs arrêts de la Coui de cassation. La police du glanage appartient au maire de chaque commune.
GLANDÊE. — Droit de faire paftre les porcs dans une forêt.
GLÈBE. — Ce mot était pris autrefois dans le sens de terre, fonds, héritage. Les serfs attachés à la glèbe ne pouvaient sortir du domaine sans la permission de leur seigneur; et, pour ce motif, on les appelait gens de poursuite.
GLOBE. — Le globe était chez les Romains un signe de la puissance exercer par les empereurs sur le monde entier on trouve ce symbole' sur les médailles d'Auguste et de la plupart de ses successeurs. Les empereurs chrétiens conservèrent le globe au-dessus duquel ils placèrent une croix. On voit le globe, aw ce signe, sur les monnaies mérovingiennes et sur celles des empereurfrancs. Il est aussi empreint sur le* sceaux de Hugues Capet et de son ni* Robert, mais il n'est plus surmonté fal* croix. On ne trouve plus depuis cet'/ époque le globe sur les sceaux des roi* de France, excepté sur calai que fit M1* Louis XII en partant pour l'Italie. Napoléon reprit à son sacre (1804J, le y'o6«
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surmonté de la croix comme emblème de la puissance souveraine.
GLOIRE. — On désigne sous ce nom la décoration d'un ciel ouvert et lumineux , tel que celui que peignit Mignard au Valde-Gràce. — On appelle aussi gloire le nom de Dieu entouré d'anges , de saints, de nuages et de rayons , qui sert de fond et de couronnement au maître-autel d'une église , comme à SaintrRoch. — l e mot gloire s'applique encore à la manière de représenter les anges dans certaines occasions , ou ils brillent d'un plus vif éclat, par exemple, lorsqu'ils apparaissent a Abraham, ou lorsqu'ils viennent tirer Loth de Sodome.
GLOillA PATRI. — On croit que ce fut le pape Damase qui, en 368, ordonna qu'à la fin de chaque psaume on chanterait Gloria Patri. Cet usage n'était pas universel au v« siècle. On lit dans le livre II, chap. vin des Institutions cénohi tiques de Cassien , prêtre de Marseille : << Ce que nous avons vu dans cette province qu'à la fin d'un psaume tous se levant chantent à haute voix : Gloria Patri et Filin et Spiritui Sancto , nous ne l'avons entendu dans aucune partie de l'Orient. Dans ces contrées, lorsque le psaume est terminé , tous gardent le silence, et le prêtre dit une oraison. »
GLOSE. — Commentaire. On disait proverbialement glose d'Orléans pour indiquer un commentaire plus obscur que le texte. — On appelait encore glose une parodie d'une pièce de vers dont on répétait un vers à la fin de chaque quatrain. Sarrasin a fait la glose du célèbre sonnet de Job par Benserade. Voici le premier quatrain qui se termine par un vers de ce sonnet :
J • aime Iea rers des V ranin s ; Mail je me donna aux diables , Si pour les rrrs des Jobelins
J'en eonnoii de plut tnuèrablct.
GLOSSAIRE. — Dictionnaire servant à l'explication des mots obscurs ou barbares d'une langue corrompue. On cite
Carmi les glossaires les plus remarquâtes ceux de du Cange sur la basse latinité et la basse grécité. Le premier surtout atteste une science prodigieuse.
GLYPTIQUE. — Art de graver des ima-
f;es sur des pierres dures. Les Grecs ont aissc des chefs-d'œuvre de glyptique; et nos musées ont recueilli quelques débris de ces monuments de 1 art antique. (Voy. l'ouvrage de Mariette, intitulé : Description des pierres en creux du cabinet du roi). — La glyptique ne commença à