GRO
xvii* siècle, servaient d'intermédiaires entre les vendeurs de bestiaux et les bouchers de Paris. Voy. Boucbers.
GROS. — Droit que l'on payait autrefois aux fermiers des aides sur les vins, eaux-de-vie, bière, cidre qui se vendaient en gros. Ce droit était du vingtième du prix. — On appelait encore gros la portion du revenu des chapitres ou prébendes, que touchait un chanoine ou autre bénéficier, par opposition au casuel et autres distributions éventuelles.
GROS, GROS BLANC, GROS TOUR- NOIS, etc. — Le gros était une monnaie de la valeur de douze deniers qui fut frappée sous saint Louis. On l'appelait aussi gros tournois, gros blanc, ou simplement blanc. Sous Henri 11 , on frappa de nouveau des gros qui avaient une valeur de deux sous six deniers, et qu'on aopela pour ce motif gros et demi. On frappa aussi à l'hôtel de Nesle des gros de moindre valeur, qu'on appela demi-gros de Nesle, Dans la suite , le nom de ces gros changea; on les appela sols pariais ou , d'après leur valeur, pièces de cinq ou six blancs. L'expression de six blancs pour deux sous et demi existe encore dans quelques provinces et rappelle les gros de Henri II.
» GROSSE. — Expédition d'un acte fait par-devant notaire. Le nom de grosse vient de ce qu'ordinairement ces expéditions étaient écrites en plus gros caractères que la minute qui resuit entre les mains du notaire.
GROSSES FERMES. — On appelait; grosses fermes, dans l'ancienne monarchie, les douze provinces de l'Ile-de-France, Normandie, Picardie, Champagne, Bourgogne, Rresse et Bugey, Bourbonnais, Poitou, Aunis. Anjou, Maine et Touraine, qui pouvaient commercer entre elles avec une entière liberté. Ce futColbert qui institua les cinq grosses fermes pour atténuer, autant que possible, les inconvénients des douanes intérieures.
GROTESQUE. — Un des traits distinctifs de l'architecture gothique est le mélange du sublime et du bouffon. Il y a presque toujours dans les ornements des églises les plus imposantes, quelques détails grotesques : ici un cochon jouant du violon, comme sur un des portails de la cathédrale de Rouen ; ailleurs, des moines dont le corps se termine en poisson ou présente la forme de quelque animal in/monde. On appelle quelquefois ces figures bizarres marmousets. Parfois même le grotesque dépasse toutes les
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bornes et va jusqu'à l'obscénité. > ment expliquer ces étranges contrv- On a imaginé plusieurs hypotfcs Quelques critiques ont suppose qa<- j corporations qui, vers le xrv» si>: i remplacèrent les clercs dans l'ar: t construire les églises , étaient ani:c~ contre eux d'une rivalité haineuse à?
ces ligures grotesques seraient l'exprtr sion. Ils auraient gravé leurs sai'*sur d'impérissables monuments. D'itrès, avec plus de vraisemblance,:
voient, dans ces débauches de Part.
Su'une suite de ce mélange de sacré e profane que présente tout le m v âge, et dont les fêtes de l'âne et àfous (voy. Fêtes, S Ier)* offrent un exe* pie frappant. Le nom de grotesque rien'- I dit-on, de ce qu'on trouva des figurede cette nature dans des grottes à Rodk. en fouillant les ruines du palais de Titus
GUUAGE. — Terme des anciennes coutumes qui s'appliquait à la manière de mesurer, arpenter, crier et livrer le bois
GRUER1E, GRUYER. — Les gruerits étaient des juridictions inférieures qui prononçaient sur les délits forestiers. Les gruyers étaient les officiers subalternes qui siégeaient dans ces tribunaux. — On appelait encore gruerie un droit qae percevait le roi sur toutes les ventes de bois qui avaient lieu dans les forêts du royaume. Quelques autres seigneurs jouissaient du même droit; ces seigneurs s'appelaient gruyers.
GUARDE-1NFANT. — Voy.GxRDE-LvFAifT.
GUÊDRONS. — Corporation du moyen âge qui teignait les étoffes avec la pUnte appelée guède ou pastel. Ces guedrons ou teinturiers en bleu n'étaient qu'une subdivision de la corporation des teinturiers. Le mot guédrons n'était employé que dans quelques parties de la France.
GUELFE. — Nom d'une faction d'Allemagne et d'Italie; elle était opposée à celle des gibeltna. Nous avons indiqué l'origine et les diverses significations du mot guelfe à l'article Gibelin.
GURRB. — Terme des anciennes coutumes. Le droit de guerb consistait à laisser paître ses animaux sur les terres des voisins.
GUERRE. — Les lois de la guerre ont beaucoup varié suivant les époques. Ce ne fut d'abord en France comme ailleui»
qu'une lutte acharnée, sans pitié, sans loi, oh les ennemis se proposaient la ruine et l'extermination de leurs ennemis. Il suffit de parcourir les récits de Grégoire