‹ Dictionnaire historique des institutions (volume 2)Chapitre 276 sur 300 · H AL · texte numérisé non relu

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M. Gâta*, dans son Court d'histoire de la ctttltsation en Fronce , m marqué les causes de cette fécondité et de la popularité de cette littérature : « Le spectacle des événements quotidiens révoltait on rimait tous les instincts moraux de jme ; lottes choses étaient livrées au hasard , à la force; on ne rencontrait presque nulle part , dans le monde extérieur, cet empire de ls règle , cette idée

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du devoir, ce respect*, sécurité de la vie et le reposée l'unie ; on les trouvait dans >es légendes. Quiconque jettera un coup d'oeil, d'une part, sur les Chronique* delà société civile, de l'autre, sur les 1 ïftt des sortit* ."quiconque , dans {'Histoire de Grégoire de Tours seulement, comparera les traditions civiles et les traditions religieuses , sera frappé de la di herence : dans les unes, la morale ne paraît, pourainsi dire, qu'en dépit des hommes et a leur insu ; les intérêts et les passions régnent seuls; on est plongé dans leur chaos et leurs ténèbres ; dans les autres , la morale éclate avec un grand empire ; on la voit , on la sent ; ce soleil de l'intelligence luit sur le monde au milieu duquel on rit.» Ainsi, outre l'ardeur des croyances religieuses qui ont certainement inspiré beaucoup de ces hagiographes , la vie des saints présentait un idéal de beauté morale qui élevait les âmes au-dessus des misères et du triste spectacle de la vie réelle, et était propre à exciter le zèle des légendaires.

HAGOTS. — Populations du Béarn et de la Biscaye qui ne s'alliaient jamais qu'entre elles. Elles ressemblaient aux Cagots, et les deux noms sont presque identiques. Voy. Cagots.

HAIRE. — Espèce de chemise de crin que certaines personne* portent sur la peau par mortification.

HALECRET.— Arme défensive duâge ; c'était un corselet de fer battu.

HALLAGE ( Droit de ). - Droit féodal que payaient les marchands pour vendre aux balles et aux loires. — On appelait encore droit de hallage le privilège dont jouissaient quelques corporations industrielles d'étaler leurs marchandises aux balles.

HALLEBARDE , UALLERARDÏERS. — Ce mot, dérivé probablement de l'allemand ( halU-bartht, hache brillante), indique une javeline qui présente A la fois une hache et une pointe. Les Suisses se servaient surtout de ceite arme ; ils l'introduisirent en France au xt9 siècle.

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dats en bataille. Auj« ti'hui barde n'est plus c© suisses des églises.

HALLEBiE. — Droit qui se les marchands forains de poi et qui était de huit, dix et d ouïe ses pour chaque panier qu'ils vendaient > Paris. Eu m5, Charles le Bel abolit ce droit. On écritquelquefoisce mot hallebu.

HALLES. — Les halles sont des place publiques, entourées de boutiques, dV ehoppea et quelquefois d'arcades , et ser rant de marché pour les différentes decre es. La halle aux blés de Paris est u> des plus remarquables que l'on ait ces s truites. On appelle halle couverte use espèce de hanuar couvert d'un comble* deux égouts, porté par des pilier* <fc pierre ou de bois , construit dans ché ou place publique et desti né i les denrées à couvert.

U y avait autrefois, à Paris , un nombre de halles , assignées aux différents corps de métiers. Parmi ceux que citent les ordonnances des rois de France, on remarque ia dv perte , pelleterrê , mercerie, friperie, chapellerie, a%smusstrk.

tapisserie , chausseierie , tannerie , etc. Il y avait des halles spéciales pour les marchands de poisson de mer et de poisson d'eau douce. Les marchands étaient tenns de s'y rendre tous les jours et d'occuper constamment les étaux qui leur étaient asHgnés. Les ha Use forent délaissées pondant les troubles du xiv« siècle. Charles VI s'en plaint dans une ordonnance du 8 mai 1408 qui a pour but de rendre aux halles leur premier éclat; U rappelle l'ancienne splendeur des halles de Paris. «C'était sans comparaison, dit l'ordonnance, une des plus belles choses de Paris à voir; ce qui n'est pas à présent, dont moult nous déplaît , et non sans cause. » Le roi enjoint, parla même ordonnance , aux marchands de se rendre aux halles aux jours axés par les règlements, tains marchands ne pouvaient vi aux naiies qu a des jourb aeiermines par les règlements. Ainsi , à Paris, les charcutiers, dont la corporation n'avait été établie qu'en I4TS, ne pouvaient fréquenter {et, halles que le mercredi et le samedi de chaque semaine. Le nombre des charcutiers admis dans ce marché privilégié varia plusieurs fois ; il ne fut d'abord que do douze puis de vingt-quatre; on le porta jusqu'à cinquante-deux :

il lut enfin fixé à quarante (De la M» Traité de ia police , If . 345 )• nant ce droit , les charcutiers de Parts

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