‹ Dictionnaire historique des institutions (volume 2)Chapitre 277 sur 300 · HAN HAN 52T · texte numérisé non relu

HAN HAN 52T

ressivemcnt les quarante places qui leur d'émaux. Parmi les dons que fit Charles

avaient été assignées. On admettait aussi le Chauve à l'ai. bave de Saint-Deou* et

dan 8 les halles des marchands forains, dont l'cuumération se trouve dans les

mais plus rarement et à des époques dé- Chroniques de ce monastère, il y avait

terminées. A Paris, les marchands de un hanap qu'on prétendait avoir appar-

Saint- Denis, de Gonesae, de Lagny, de tenu à Salomon. 11 était d'or pur, orné

Pon toise, de Beau vais, de Chaumont,de d'émeraudes fines et de fins prenais.

Corme, d'Amiens, d' A umale, de Bruxel- • si merveilleusement ouvré, aiseot les

les , de Louvain , de Douai , etc. , avaient Chronique** qu'en tous royaumes ne fut

leur place aux halles. Une institution jamais ouvrage ai parfait.» La ville 4e

charitable qui remontait jusqu'à saint Pontarlier était renommée au xm« siècle

Louis assignait un étal grauiit, dans les pour la fabrication des Aonapj.Onee

halles de PariR , aux filles pauvres à ma- vait encore du mot '

lier, pourvu qu'elles fussent nées en lé- La Fontaine a dit ; gitime mariage et de bonne vie et mœurs. jum mnx um T De la Marre cite, dans son Traité de la émmm mm «'

police (IV, 270) . plusieurs ordonnances relatives aux halles de Péris, qui prouvent que le prévôt de cette ville était spécialement chargé de la police de ce mar- HANG. —

ché. Le voyer de Paris avait aussi des Asmes.

fonctions et desdroits aux AaifcjdeParis; HANOUAUDS, - On appelait autrefois

il levait sur les marchands de fromage et kanoiers hanouards hannouards ou

d'oeufs un impôt en nature. Us pâtissiers konouarJs les porteurs de sel au nombre

et boulangers lui devaient un gâteau aux de vingt-quatre. Il en est fait mention

rois, et les autres marchands lui payaient dans une ordonnance du roi Jean en date

des redevances analogues, comme pn peut de 1S50. Un de8 privilèges de cette cor-

le yoir dans De la Sarre ( Trotté de la p0ration consistait à porter le corps des

police, IV, 666). Le bourreau prélevait r0i8 jusqu'à la première croix de Saint-

aussi oeruius droits sur les denrées mises Denis , où les religieux devaient s'en char-

en vente aux halles de Paris ( voy. Botm- gçr gn mu, les religieux trouvant le

seau). Les halles pouvaient presque être fardeau trop pesant, donnèrent de l'ar-

çonsiderées comme son domaine; c'était gentaux haniuardsqni portèrentle corps

là, en effet, que s élevait autrefois l'écba- jUSqa»à l'église ( voy. Funérailles). Cet

faud qui était permanent et attenant au usage fut aboli dans la suite. Mais la cor-

Les boutiques et échopes qui en- poration des jures «ottc^rrfs porteur* de

lent la place des auffeiéiaienl louées sci existait encore au xnitc siècle, le bourreau à des marchands qui ven- , ... ,

ent le poisson en détail Les cessions HAN S. - Les hans étaient de grandes

de biens pour dettes avaient lieu sur cette maî80ns 0Û \es marchands français qui

place, au pied du pilori. Les débiteurs trafiquaient dans le Levant pouvaient ae

insolvables venaient y recevoir le bonnet retirer avec leur suite. Les Français

vertde la main du bourreau ( voy. Det- a7a'entxaïtr!foL\d1e f^rg*» Pnvi-

TEâ c Yn légiées à Said , à Alep et à Alexandrie en

' ' M v ^ % vertu des traités conclus avec la Turquie.

HAMPE. — Blanche d'une hallebarde H.NSn «AiNisÈATimiBs umK«c

ou d'une lance. , HAN4SÇ » HANSLATIQUES , HANSES. —

B.H.B " Le mot hanse désignait, au moyen ago ,

HANAP. — Grand vase monte aur un une association de marchande La hanse

pied asseï élevé II y avait des hanaps la plus célèbre fut celle des viùes d'Alle-

de plusieurs matières: terre, faïence, magne, qui s'unirent au xm« aiècle et

or et argent ; mais lea plus estimés de qui sont connues sous le nom de villes

tous étaient de cristal, surtout quand on haneéatiquee. Il n'est pas de mon sujet

y avait joint des sculptures rares, des de parier de la hanse germanique; mai»

Sierras précieuses et autres ornements il a aussi existé en France dss associa-

e cette nature. On trouve dan s {'Histoire tions de marchands appelées hansss ; la

de Blois, par Dernier, la description d*Un plus importante était celle des mar-

hanap de cette espèce, qui était con- chands de Veau de Parie, qui «J""0""

servé à l'abbaye de la Madeleine de Chà- tait Jusqu'à l'empire rovnsjn. Louis y n ,

teaadun, et que la tradition assurait en confirmant leurs priv^léçcs , en i jto , avoir été envoyé à Charlemagne par le reconnaissait qu'ils étaient calife Haroun-al-Raschid. 11 était d'une ( consuetudines eorum te j';*^"1 a° ™ grandeur considérable et monté sur un tique ). La 5^«£*f*i&^ pied d'argent enrichi de filets d'or et des marchanda de leau de Paris

pilon, tourai*

aie t rat'

Page 1