HAK S
chaque dépôt. Six inspecteurs généraux avaient la surveillant e de tout le service des haras. Un nouveau décret , en date du 17 mai 1809, établit onze écoles d'équitation et insinua autres du ministère de l'intérieur un comité central pour le perfectionnement de l'espèce chevaline, il était composé de vingt membres dont faisaient partie les inspecteurs généraux des haras. Sous la restaura ion, une ordonnance du 28 mai 182*2 érigea en direction générale l'administration des haras ; le nombre des inspecteur s généraux fut réduit à quatre et le comité central changé en un conseil des haro* qui se composait du directeur président, des inspecteurs généraux et d'un secrétaire.
Depuis cette époque , il n'v a pas eu de changements importants dans 1 administration des haras \.e< haras du Pin et de Pompadour :ournissent des étalons aux dépôts d'Abbeville, Angers, Napo- * léon-Yendéc, Pan, Saint-iô, Tarbes , Blois, Cluni, Langonnet, H os lères , Saint- Maxent, Strastiouig, Villeneuvesur Lot, Arles, Aurillac. Draisne, Jussey, La m bal le, Libournc . Montierender et Kodez. Il existe au haras du Pin une école des haras composée de vingt élèves; on ne peut devenir officier des haras qu'après avoir suivi les cours de cette école et obtenu un diplôme d'aptitude.
HARASSE. — Bouclier particulier, que les vilains ou roturiers employaient , au moyen âge, dans le duel judiciaire ou juiteinent de Dieu. Les boucliers avaient cinq ou six pieds d»j hauteur et servaient aux champions conme d'un rempart derrière lequel ils se tenaient ea< hés. La harasse avait deux trous pratiques à la hauteur des yeux, atin que l'on pût suivre les mouvements de son ennemi, lui porter des coups et parer les siens. Comme cette urme était très-pesante et causait une grande fatigue , on en a fnit le verbe harasser, dont on se sert encore pour désigner l'état d'un homme accablé de fatigue.
HARDIE C Cotte). — Espèce de robe commune aux deux sexes et fort en usage aux xii« et xiii* siècles. Voy. Habillement , S IL
HAK DIS. — Ancienne monnaie qui valait trois deniers; elle lirait, selon quelques auteurs , son nom de Philippe le Hardi , oui la fit Iranper. On comme a les mots il hardis en celui de ti-hards ou liards , qui est resté jusqu'à nos tours dans la langue française. D'antres auteurs prétendent que les premiers harns vinrent de la Guyenne. Dans 1* suite on frappa des hardis d'or et des hardis d'argent.
HAR
Cette monnaie eut cours en France après la réunion de la Guvenne aux domaines de la couronne en 1453. On trouve des nardia jusqu'à l'époque de François i».
UARELLE. — Émeute ou révolte ( du > , v» H a rein . On appelle spécial harelie une sédition qui éclata à i, en 1 38*2 , à l'occasion des imlea oncles de Charles VI avaient ment établis. Le peuple soulevé égorgea les percepteurs d'impôts sur la place du marché et proclama roi un marchand drapier, nomené Simon le «iras. Les Rouennais parodièrent alors les solennités qui accompagnaient lia* tronisation des roia et leur entrée dans les bonnes villes. Simon le Gras fut promené dans toutes les rues au milieu de chanta de joie et de cris séditieux. Puis assis sur son tribunal, il entendit les requêtes des bourgeois qui demandaient l'abolition des impôts et la connrmation'de leurs privilèges, a chaque requête , le roi répondait : Soit fait droit. Cm scène* d 'ivresse accompagnées de violences et de pillages eurent un triste lendemain. Les on i les du roi, vainqueurs des Flamands, amenèrent à Kouen le jaune Charles VI qui entra dans la ville par la brèche, s'empara des chaînes qaa l'on tendait alors au coin des rues, fit raser la tour du beffroi et enlever les cloches de la ville. La commune de Rouen fut supprimée et le maire , qu'élisaieni les bourgeois, fut remplacé par uu bailli royal. On a soutenu avec quelque vraisemblance que le nom de harelie venait de haro , en par lequel les Normands invoquaient, dit-on , les souvenirs de justice et de puissance qu'avait laisses leur duc Rolf ou Kollon (voy. Haao). D'autres
K retendent que l'imposition qui provoqua t révolte s'appelait harelte. Il est plus probable que ce mot est dérivé de l'allemand harên ( appeler au secours ). — A Nantes , on nommait harelie l'armée que levait Pévêque ; ce mot se trouve dans une enquête faite sur les droite de révêque de Nantes en 1296.
HARENG, HARENGERS, H AR ANGÉRES.
— La pêche du hareng remonte à une haute antiquité. Des lettres patentes de Louis VII (1170) mentionnent les harengs talé* que les marchands de l'eau (c'est-à-dire les marchands de la hanse parisienne) achetaient des Normands.
Les marchandes, qui vendaient ces poisen détail , s'appelaient hareng ères.
•M des forains ( ce fut le nom qu'on aux marchands étrangers firent transporter à Paris du hareng frais, et, «n i*S4, saint Louis publia un règlement
HAR
de police sur les forains qui faisaient venir le poisson frais, les voitariers qui l'apportaient et les débitante qui le revendaient en détail. Tout le poisson y est classé en trois estégories :1e frais, le salé et le sor ou desséché à la fumée. Les marchands en détail sont aussi divisés en catégories. Le règlement donne aux uns le nom de poissonniers et leur attribue la vente du poisson frais; les harengers ne conservent que la vente dt poisson sor et salé. En i345,sousPmhppe de Valois, cette distinction fut aboli*
Presque partout la pèche était soumise à des redevances qui ont été maintenues pendant tout le moyen âge. Le* Calaisiens, qui rivalisaient avec les Normands pour la pèche du hareng , étaient obligés de donner la dhne de cette pèche un moines de Saint-Bertin. A Dieppe ^enque les matelote prenaient un marsouin . ils étaient tenus de le porter à la vicomw de l'archevêque de Rouen , seigneur de Dieppe, et de frapper trois fois à Is pane avec la queue du marsouin, S*Uenes,uequittaient pas de cette bizarre redevance , ils étaient mis à l'amende et le poisson confisqué. A Reims , les chanoines traînaient en procession dit harengs attachés i une corde ( Sainte-Palaye, v# Harengs).
Quoique la salaison du hareng fut connue à une époque fort ancienne, les procédés en étaient très-imparfaits. Ils ont été améliorés psr le; Hollandais aux xv« et xvi* siècles. La flèche du hareng est encore aujourd'hui la principale res-
HARENGS (Journée des). — On appelle Journée des harengs un combat qui se livra près du village de Rouvray, le s 2 fé vrier U29. Les Français voulaient enlever un convoi de harengs destiné à. l'armée anglaise qui assiégeait Orléans ; mais ils furent repousses et la victoire resta aux Anglais.
HARDI AN. — Voy. Anaman.
HARMISCAR. — Voy Hàknesca* .
HARMONICA. — Instrument de nuasique inventé par Franklin et introduit en France, en 1765, par une Anglaise du nom de Davies.
HARNESCAR, HARNISCAR Le» HK
harmiscar, hmmesear, harnisrar désignaient primitivement toute espèce de peine. C'est dans ce sens que les Canitulaires emploient ces expressions : «Que ceux, dit un captiulaire de 7!
ceux, dit un captiulaire de 755, qui eta blissent des prêtres dans les églises »ai le consentement des évèques , payent le ban ou soient condamnés S un autre ho*"-
niêoar.» TJn capitulaire de 853 condamne
e9 malfaiteurs à payer le ban et à subir le »lus dur harmiscar. i,a même expression
e retrouve dans un capitulai re de 869. >ans la suite on appela harneeoar ou ha-
hée une peine infamante qui condamnait in chevalier félun à porter sur ses épaues, à une certaine distance, une selle de cheval ou un chien. Le chevalier, qui avait i ubi celte peine, était dégradé.
HARO. — Le cri ou clameur de haro était, dans les anciennes coutumes de Normandie, un appel solennel à la justice et à la protection. On le faisait dériver des mots ahl Ballon, comme si l'on eût invoqué la mémoire du grand justicier qui avait fondé le duché de Normandie.
D'autres prétendent avec plus de vraisemblance que ce mot dérive de l'allemand haren (appeler au secours et soutiennent crue le en de naro était en usage chez les Saxons longtemps avant l 'époque où Rollon s'établit en Normandie. L'opinion qui faiaait dériver ce mot du nom de Rollon était si accréditée en Normandie , que sur le tombean de ce duc, dans la cathédrale de Kouen , on lisait ces vers :
Dux Normanorum , runctorura normt bonorum , Ro llo , ferua, fort»., qutm gens Normmnmum miertli Invocat art.clo , hoo jaeet in tumulo.
Quoi qu'il en soit de ces étymologies, le cri de haro avait une grande puissance. Dans l'origine , il suspendait toutes poursuites judiciaires et tout acte commencé. D'après la coutume de Normandie, celui contre lequel on avait crié le haro était obligé de cesser l'entreprise commencée et de suivre le défendeur devant le juge. Là ils donnaient respectivement caution, l'un de défendre le haro et l'autre de le poursuivre. Pendant ce temps, Tobjet en litige était séquestré et restait en main tierce. Un des exemples les plus célèbres de la clameur de haro eut lieu aux funérailles de Guillaume le Conquérant ( 1 087 ). Au moment ou l'on allait déposer le corps dans le caveau funèbre, un bourgeois de Caen, nommé Asselin, déclara que le terrain sur lequel était bâtie l'église de Saint- É tienne, avait été volé à son père, et qu'il s'opposait à ce qu'on y enterrât le Conquérant. Cette clameur de karo suspendit la cérémonie des funérailles. Les évêques et les seigneurs présents firent une enquête, et ayant reconnu la justice de la réclamation , ils payèrent la somme demandée comme prix du terrain. Les poètes français du lin* siècle citent souvent le cri de haro ou harou. Guillaume Guiart parlant d'un tumulte dit:
Lorsque la ville de Rouen rat assiégée,
en 1418, par les Anglais, les habitants réduits à la dernière extrémité, envoyèrent une ambassade vers le roi Charles VI pour crier le grand haro. Dans la suite, et a une époque même oh l'on ne tenait plua de compte des privilèges provinciaux, il était d'usage d'ajouter au bas des ordonnances royales cette formule : Nonobstant charte normande et clameur de haro, — • On appelait encore haro une amende que prélevait le seigneur haut justicier sur tous ceux qui n'avaient pas répondu au cri de haro et prêté main-forte à la justice.
HARPE. — Instrument de musique. Voy.
Musique.
HARPIN. — Lance à pointe recourbée.
HAUT. — La hart était, en termes de jurisprudence , la corde qui servait à étrangler un criminel. Défendre sous peine de la hart, c'était menacer de la corde celui qui violerait la loi. Clément Marot a dit d'un valet qui l'avait voie :
Sentant U *** à wm» pas AU rond. ^
Autrefois, dit le Dictionnaire de Trévoux, on attachait les criminels au gibet avec des liens de bois menus et pliants qu'on appelait hart.
HAST. — Le mot hast , tiré du latin hasta ( lance ) , désignait les armes qui étaient composées d un fer placé à r extrémité d'un manche en bote ou hampe.
On les appelait armée de nast.
HASTEURS ou HATEURS. — Officiers oui étaient employés dans les cuisines du roi pour surveiller les viandes rôties. Us avaient part à la distribution de vin faîteaux officiers royaux, comme le prouvent les poés tes d'Eustache des Champs.
HAUBAN, HAU BANNIE*. - Le hauban était un droit que payaient an roi les membres de quelques corporations industrielles (voy. corporation . On appelait haubanniere les marchande soumis à cet impôt. Us achetaient ainsi le monopole ou droit exclusif de vendre certaines denrées. — Dans la suite, on nomma haubanniere du roi les marchands fripiers, qui achetaient du grand chambrier (voy.
Chambrier) l'autorisation de trafiquer exclusivement des vieilles bardes» Au xviii- siècle, les maîtres pelletiers fourreurs de Paria portaient ^ua8^|Je.tD0m de
un impôt que l'on payait pour se racheter de la corvée. En n40, le roi Louis le Jeune exempta les habitant* de la paroisse de Notre-Dame des ebamua dudroil