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HAUBEREAU. — On entend générale-
meni par haubereau un noble d'un rang inférieur, et ce nom est presque toujours pris en mauvaise part, on n'est pas d'accord sur l'étymologie. Selon les uns, le mot haubertàu vient du nom d'un petit oiseau de proie auquel on assimilait les seigneurs feorlaux. D'antres le font dériver de haubert et considèrent haubereau comme un diminutif de ce terme qui indiquait à la fois l'armure d'un chevalier et une espèce de fief qui ne pouvait être possédé que par un chevalier, et qu'on appeliiil fief de haubert , parce que le possesseur de ce domaine devait le service militaire avec le haubert, l'écu, l'épée et le heaume.
HAUBEIlGEON. — Diminutif de haubert.
Le haube* geon étaii, comme le haubert, une cotte de mailles dont se couvraient les chevaliers. Voy. Armes.
H A UBERGIER. — Possesseur d'un flef de haubert. Les vassaux servaient en qualité de haubergiers éeuyers, lanc»ers, arbalétriers, etc. — Ce nom daignait aussi quelquefois les fabricants de hauberts.
HAUBEKCIMF.RS.- Fabricants de hauberts ou cottes de mailles. Les maîtres chalnetiers de la ville et faubourgs de Paris étaient appelés, dans leurs anciens statuts, hauberyiniers, parce qu'eux seuls fabriquaient cette espèce d'armure.
HAUBERT. - Cntiede maillesde fer entrelacées dont Ipb chevaliers se servaient du xi* au xiv* siècle. Voy. Armes , fig. A.
HAUBERT (Fief de). — C'était le plus noble domaine, dans la hiérarchie léodale, après les terres qui conféraient un titre, comme les duchés, comtés, marquisats, baron nies. Selon quelques auteurs , haubert était dans ce cas synonyme de huut-ber ou haut baron. Ia plupart des auteurs font derùer ce nom de l'armure avec laquelle le chevalier devait servir son seigneur.
HAUDRIETTES. — Religieuses établies, au xiii* siècle, par Etienne Haudri. Vov. Clergé régulier.
HAUNET. — Arme offensive terminée par un crochet.
HAUSSE-COL— Le hausse-col, que les officiers portent encoie aujourd'hui, est un reste des armes défensives dont l'infanterie était autrefois couverte. Ce n'est plus qu'un mon eau de cuivre échancré que l'on place sous le cou. Autrefois, sous le nom de gorgerin ou gorgerette, le hausse- col servait à rattacher les différentes pièces de l'armure ( voy. Armes).
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La couleur du hausse-roi serrait quelquefois à distinguer les corps; il était doré pour les officiers des gardes françaises et argenté pour les officiers suisses. Les majors et aides- majors des régiments ne portent point le /wituse-col.
HAUTBOIS. — On distingue, ditMillin (Dictionnaire des beaux-arts}^ le hautbois en ancien et en moderne. Autrefois on jouait d'une espèce de hautbois dePoi tou. La taille de ces hautbois était d'une quinte plus basse que le dessus et avtit un trou de moins, le huitième ne se bouchant point. Cet instrument avait deux pieds quatre pouces de long. H y avait aussi la basse du/iau<6ots, qui avait cinq pieds et onze trous. Le hautbois dont on se sert maintenant a le son plus fort que la flûte. Sa cavité intérieure est pyramidale, et se termine comme une trompette. H a deux clefs, dont la plus petite reste appliquée sur le septième trou pat un ressort ; la plus grande, adaptée au huitième trou, est toujours ouverte, et ne ferme qu'en appuyant le doigt sur la bascule. Cet instrument se monte en troi>
{uèces qui entreA l'une dans l'autre, c: 'anche fait la quatrième. Il porte vingtun pouces huit lignes de longueur, sans compter l'an. he. Son étendue est a l'unisson du violon, et contient deux octaves et quatre demi-tons. On connaît encore une autre sorte d'instrument à peu près semblable appelé le hautbois de fo rét; il se démonte en cinq piè< es : il a la môme étendue que le hautbois ordinaire ; mais le son, quoique agréable, en est plu> anché, e'est-à-diie moins sonore et plu? velouté. Il est question de/iau<6ot.v aux funérailles de Henri IV. S«>us Louis XI il* figuraient dans la musique militaire. Pellisson, dans son ffist. de Louis X(V et. II. p. 176-195 t perle des mousquetaires ouvrant la tranchée au son des hautbois.
HAUT-DE-CHAUSSES. - Partie du vêtement des hommes qui les couvrait de la ceinture aux genoux et que l'on a nommée dans la suite culotte. Le haut-dtchaussea varia souvent de forme; il fui tour à tour serré au corps xve siècle large et bouffant (xvi* siècle), enfin surchargé de rubans et de dentelles qu'on nommait canons. Voy. Canons.
HAUT DOYEN. - On désignait sons ce titre, dans plusieurs chapitres, le chanoine qui y tenait le premier rang.
HAUT JUSTICIER. — Seigneur qui avai'..
dans l'étendue de ses domaines, le droit de connaître de toutes les causes cîvile> et criminelles. Les échelles, fourches patibulaires, piloris, placés a l'entrée de se*
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i«rres ou de son château, étaient le symbole de sa puissance. Yoy. Justice.
HAUTE COUR DE JUSTICE. — Tribunal , chargé de juger les crimes politiques, qui a été plusieurs fois organisé depuis la révolution. Une loi du 10 mai 1791 institua une haute cour nationale composée de quatre grands juges et de vingtquatre hauts jurés. Les premiers étaient pris parmi les membres de la Conr de cassation et les seconds étaient élus par des départements que te sort désignait.
Les crimes politiques et les accusations contre les hauts fonction tmires étaient déférés à ce tribunal. Il siégea d'abord à Orléans, fut supprimé en 1793(10 mars), lorsqu'on établit le tribunal révolutionnaire. Réorganisée en 1795, après la suppression de ce tribunal , la haute cour siégea à Vendôme^août i796) pour le procès de Babeuf et de ses complices. Napoléon avait institué, en 1804, une haute cour impériale composée de grands dignitaires et de sénateurs. I.a constitution de 1848 rétablit la haute cour de justice, composée de membres de la Cour de cassation et de hauts jurés désignés par les membres des conseils généraux. Les articles 54 et 55 de la constitution promulguée par le prince Louis-Napoléon, le 14 janvier 1852, ont maintenu cette institution. Us sont ainsi conçus : « Une haute cour justice juge, sans appel ni recours en cassation, toutes personnes qui auront été renvoyées devant elle comme prévenues de crimes, attentats ou complots contre le président de la République et contre la sûreté intérieure ou extérieure de l'Etat. »
HAUTE JUSTICE. — Droit de connaître de toutes les causes criminelles et civiles. Voy. Justice.
HAUTE LICÊ ou HAUTE LISSE. — La haute lisse est une tapisserie dont la chaîne est tendue verticalement sur un métier et réprésente les couleurs d'un tableau avec de la laine de diverses nuances. La galerie de itubens, la Sainte famille de Raphaël, une foule de tableaux d'histoire , quelques paysages , des portraits ont été ainsi copiés. La manufacture des Gobelins est la plus célèbre pour les hautes lisses On nommait autrefois en Fi ance ces tapisseries sarrasinoises , parce que l'invention en est attribuée aux Orientaux. — On* appelait encore haute lisse, à Amiens, des étoffes dont la chaîne était purement de soie et la trame de laine, l es hauts-lisseurs , ou fabricants de ces étoffes, faisaient partie du corps de la sayeterie d'Amiens.
HAUTE POLICE. — La surveillance de la haute police s'étend pour toute leur vie surles condamnés aux travaux forcés à temps. Elle est aussi de olein droit pour les condamnés au bannissement pendant un temps égal à la durée de la peine qu'ils ont subie. Pour les condamnations correctionnelles, la surveillance de la haute police n'est applicable que dans les cas spécifiés par la loi. Elle est généralement d'un an au moins et de cinq ans au plus. Les personnes soumises à la surveillance de la haute police doivent , avant d'être rendues à la liberté, déclarer dans quel lieu elles se proposent d'habiter; elles sont tenues de s'y rendre en suivant l'itinéraire ma roué sur la feuille de route qu'on leur délivre et de se présenter devant le maire de la commune dans les vingt-quatre heures qui suivent leur arrivée. Si elles veulent changer de résidence, elles doivent prévenir le maire trois jours à l'avance et en obtenir une feuille de route. Le gouvernement peut leur interdire la résidence dans certains lieux.
HAUTES-PAIES. — On appelait hautes-
{mies, un x\ in« siècle, les anspessades et es caporaux dans l'infanterie, les brigadier8etsous-bngadiers dan* la cavalerie, et même les grenadiers et tambours oui recevaient une paye plus forte que celle des autres soldats.
HAUTES PUISSANCES. — Titre que les rois de France accordaient aux étals généraux des Provinces-Umes. En 1644, Louis XIV, ou plutôt Mazarin qui gouvernait sous le nom du roi , les qualifia de hauts et puissants seiqneurs. Depuis cette époque on les appela hautes puissances dans les relations diplomatiques.
HAUTE TRAHISON. — Crime contre la sûreté de l'État.
HAUTPONNOIS.— On désignait sous ce nom, à l'époque de Louis XIV, les habitants d'un faubourg de Saint-Omer appelé HautpontA.e* Hautponnois ne s'alliaient qu'entre eux. comme certaines populations du midi de la France, pellisson parle de ces Hautponnois dans ses Lettres historiques (t. 111, p. 264 et 265).
HAUTS BARONS. — On nommait ainsi, en Bretagne, les membres du second ordre de la noblesse (D. Morice, Histoire de Bretagne, préf., p. xui.)
HAUTS ET PUISSANTS SEIGNEURS — Ces titres étaient ordinairement réservés aux principaux personnages. Cependant on les donnait en Bretagne aux simples évèques ( D. Morice , Htet. de Bretagne , préf., p. xx et suiv.).