‹ Dictionnaire historique des institutions (volume 2)Chapitre 282 sur 300 · HEU · texte numérisé non relu

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pendant plusieurs siècle* des reclus C vny. ce mot ) qui vivaient dans un iso- . lement absolu ; d'autres hermites se retiraient dans les torèis ou sur les montagnes. « C'est aux évèqu»s. dit sagement Fleury, à examiner 6i c'est une ^U^'f^^^'^^Vv^' vraie dévotion qui leur fait, embrasser ce am Cllefnu's paroles, à quitter genre de vie ; car on ne doit pas souffrir ^r?'"e A lîîrlJTT iw ceux qui ne s'y engagent que pour men-

dier plus librement ou mener une vie peu édifiante, comme il n'y a que trop d'exemples. »

offrir le sacrifice de leurs louanges au Dieu tout-pmssant qui a Tait le ciel et la terre. Je priais aussi bien souvent le Seigneur qtfil daignai renverser le simulacre et arra. her ces peuples à leurs erreurs. La miséricorde ou Seigneur fléchit

leurs idoles et à suivre le Seigneur. J'assemblai quelques-uns d'entre eux, afin de pouvoir, avec leur secours , renverser cesimulacre immeose que je ne pouvais détruire par ma seule force. J'avais déjà brisé les autres idoles ; ce qui était plus facile. Beaucoup se rassemblèrent autour de la statue de Diane; ils y jetèrent des cordes et commencèrent à la tirer ; niais tous leurs efforts ne pouvaient parvenir à l'ébranler. Alors je me rendis à la basilique, je me prosternai à terre, et je suppliai avec larmes la miséricorde divine de détruire, par la puissance du ciel , ce que l'effort terrestre ne pouvait suffire à renverser. Après mon oraison, je sortis de la basilique et vins retrouver les ouvriers; je p»is la corde, et aussitôt que nous commençâmes à tirer, dès le premier coup, l'idole tomba à terre; on la brisa ensuite , et avec des maillets de fer on la réduisit en poudre. Je me disposais à reprendre ma vie ordinaire ; mais les évêques,qui auraient dû me fortifier, afin que je pusae continuer plus parfaitement l'ouvrage que j'avais commencé, survinrent et me dirent : « ha voie que tu >< as choisie n'est pas la voie droite, et toi, •« indigne, tu ne saurais l'égaler à Simeon »« d'Antiocbe qui vécut sur sa colonne La « situation du lieu ne permet pas d'ail- « leurs de supporter une pareille souf- •< france ; descends plutôt et habite avec •* tes frères que tu as rassemblés. » A ces par< -les , pour n'èlre pas accusé du crime de desobéissance envers les evêques, je des. e dis et j'allai avec eux , et jris aussi avec eux le repas. Un jour, 'évèque m'ayant fait venir loin du vilage, y envoya des ouvriers avec des lâches, des ciseaux et des marteaux , et fit renverer la colonne , sur laquelle j avais coutume de me tenir. Quand y revins le lendemain , je trouvai tout détruit; je pleurai amèrement; mais je ne voulus pas rétablir ce qu'on avait détruit, de peur qu'on ne m'accusât d aller contre les ordres des évèques, et depuis ce temps je demeure ici • t me eon tente d habiter avec mes frères. » - « Tout est remarquable, dans ce récit , dit M. Guiznt, et l'énergique dévouement et l'enthousiasme insensé de l'hermite, et le bon sens des évèqnes » Les stylites disparurent de la Gaule ; mais on y trouve

HERETOG ou HERZOG. — Cet ancien mot allemand, qui signifiait gênerai d'armée, était employé par les Francs comme synonyme de duc.

HERSE , HERS1LLON. — La herse servait à défendre 1 entrée d une piace forte; c'était une lourde gi ill<- en 1er ou un système de pieux qui glissaient dans des rainures pratiquées aux parois des murailles, on élevait la herse à l aide dune # machine, et, en eas de danger, on la laissait retomber. On trouve encore des herses dans la plupart des villes deguerre. — On appelait aussi he se de- poutres hérissées de j* un tes de fer dont on se servait pour fermer une brèche. — Lenersillon était une petite herse.

HESUS. — Hesus ou Esus était le dieu de la guerre, chet les Gaulois: ou lui sacrifiait des victimes humaines. Il était quelquefois regardé comme la principale divinité de ce peuple.

HEUCQUES. — Vêtement richement brodé, en usage an xv siècle, i.efôvre de Saint -Kemy, un des historiens de Charles VI, en parle dans plusieurs passages de ses chroniques: m a la venue à Paris du roi Louis (roi de Sicile), des ducs d'Orléans, de Bourbon et des autres princes ( Ui3 V se firent à merveilles grandes fêtes , grands banquets ci grands Abattements, et fit t.ire le duc d Orléans hewques italiennes de drap de îaine de couleur violet, et sur ceayou écrit en lettres faites de boutons d argent : Le droit chemin. »» Il est encore question de ce genre de vêtement en 1415 , au moment où les arabas-adeurs au roi d'Angleterre, Henri v. vinrent demander la main de Catherine de France, fi c de Charles Vi. * Le duc de <;«r"ne t! de Charles VI) estoii vêtu de heucques dforfevrerieet avoitsur chacune Attire quinze marcs d',,rgent. M** les danses furent icelles heucques données >.ux ^officiers d'armes, trompettes et ménestrels. -

HEURES. - L'Église avait divisé la journée en quatre termes, qui étaient à égale

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, c'est-à-dire de trois heures en trois heures ; prime . à six heures du matin; tierce, à neuf heures; nons, à midi ; vêpree de trois heures à su heures. Cette manière de compter le* heures était très- usitée au xv* siècle. On y ajoutait le couvre-feu pour marquer la dernière subdivision de la journée. — Par extension , on appela heures Je- prières qui se disent à ces heures du jour comme marine* , laudes, vêpres, etc. — On nomme heures canoniales ou canonicales les prières que les chanoines répèlent au chœur ; elles portent aussi le nom de petites heuree, de prime, tierce, eexte et none. Grégoire de Tours (livre V, ebap. xxi ) les appelle cureue. — Les prières des quarante heures sont des prières publiques que l'on fait , pendant trois jours , devant le saint Sacrement pour implorer le secours du ciel. On a applique le nom d'heures à des livres de prières on sent contenues la plupart des heurts canonialee. On a fait ensuite des heures de la Vierge, de la Passion, du saint sacrement, etc., selon la nature des prière» que contenaient ces livres.

HEURETTE. — On appelait heurette, au xvii* siècle, la demi -heure que sonnent la plupart des horloges. Pellisson s est servi de ce mot dans ses Lettres historiques : « le vous dirai qu'à furce d'entendre des horloges qui sonnent rheure, l' heurette, le quart d'heure, le demi -quart, avec leurs carillons divers , \e n'ai jamais pu comprendre quelle heure il était^ » Pelhsson parle, dans ce pas-

pour leurs carilfons. renommées

HEUSES. — Bottes dont on se servait au moyen âge. Robert Courte-Heuse , fils de Guillaume le Conquérant, en a tiré sou nom. Villehardouin parle de heuses vermeilles. Un auteur du xv« siècle dit

2 ne heuses sont faites pour soi garder de » ooue et de la froidure , quand on chemine par le pays , et pour soi garder de ffcïïï statuts de l'ordre de la Jarretière, rédiges en français, dispensent les chevaliers de porterie jarretière quand ils sont houses pour chevaucher, et ajoutent que le chevalier est alors oblige de porter sous son houseau un fil de soie bleue en signifiante de la jarretière. Ce nom de houseaux s'est conservé jusqu'à nos jours et désigne les grandes bottes que portent, dans quelques parties de la Normandie, les paysans et les pêcheurs.

7* 0n appelle aussi , en termes de blason, aux^0Xi housettes, les figures de

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tire-

ECCLÉSIASTIQUE. - Le

mot hiérarchie ne s'appliquait prnnitf

ment qu'au clergé et indiquait lesftve, ses classes d'ecclésiastiques depuis h papauté jusqu'aux derniers degrés. ISoaeo avons parlé ailleurs. Voy. Clergé — Ht extension , on a appliqué le ni chie à l'armée ei aux fonctioas

HIÉRARCHIE MILITAIRE. — Je rai ce qui concerne la hiérarchie taire en deux parties. Dans la pren..

je parierai de la hiérarchie militaire antérieure à la Révolution , et dans La seconde, de la hiérarchie actuelle.

ARCiwnnt hiérarchie militaire hiérarchie supérieure ; connétable ; maréchaux ; grand maître des arbalétriers grand maître de l'artillerie ; colonel, généraux; lieutenants géstêraux ; maréchaux de camp. — Pendant plusieurs siècles , les fonctions civiles et militaire» ne furent pas distinctes. Les ducs, le> comtes, les cen terriers, les dirai mers qu formaient chez les Francs la hiéraremV administrative et militaire , reanissaieo: tons les pouvoirs. La féodalité main liât cette confusion, et, sous ht troi>ièroe race, l'autorité militaire fut longtemps entre les mains des baillis et des sénéchaux, qui étaient en même temps ju«^ et administrateurs. Cependant , dès h xm« siècle, on voit au sommet de lt hiérarchie militaire, quelques personnages qui ne s'occupent que du commandement des armées. Tels sont Je connétable. les maréchaux et le grand maître des arbalétriers. Le connétable, qui n'était primitivement que le* comte de l'étable.

devint le commandant suprême des armées après la suppression de la dignité de grand sénéchal ( i i9f ). Sous ses ordres, les maréchaux coin mandaient /a cavalerie (voy. Marrchaw), et le grand maître des arbalétriers, l'infanterie. Les maréchaux paraissent à la tète des armées en même temps que le connétable, et la dignité de grand maître des arbalétriers date de saint Louis. On trouve dans d'anciens registres que ce dernier officier avait juridiction sur toute l'infanterie , archers , maîtres des engins ou machines de guerre, charpentiers, etc. Le premier il plaçait les sentinelles, qu'oc appelait alors les écoutes, et, «f l'on s emparait d'une place, toutes les machines de guerre lui appartenaient, te grand maître de Fartillerie remplaça dans la suite le grand maître des arbalétriers (voy. Grand maItre dc l'artillerie ). Les antres titres de la hiérarchie militaire n'ont été adoptés que successivement La charge de colonel génère!

de la cavalerie date de Louis XI f , qui h

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en faveur de Ton trafics. Au-des- rent la transmission rapide de ces ordres,

du colonel général était le mestre de On maréchal général des logis , éta-

camp général de la cavalerie dont la di- bli en 1644, fat chargé de marquer les

gui té fut établie en 1552. Celle de colonel étapes de l'armée, de fixer les quartiers

général de l'infanterie fut instituée en généraux pour l'artillerie, les vivres et

1544 par François !•» et érigée en office de les divers eoros. En 1666 , on ajouta des

la couronne par Henri II! (1584). Quant au maréchaux généraux de la cavalerie. En

titre de général ou lieutenant général des 1783 , un corps permanent d'officiers d'é-

armées du rot, on le trouve dès le xv« tat major fut institué, mais on le sup-

teiècle. Dunois se qualifie dans un acte prima en 1790.

de 1450 lieutenant général du roi, chef Hiérarchie inférieure -.mestres de camp;

des arrière-bans de France. Le titre de colonels ; lieutenants - colonels ; adju-

lieulenant général devint le plus élevé dants-majors ; capitaines ; lieutenants

dans la hiérarchie militaire après les di- sous -lieutenants ; cornettes; enseignes

gnités de connétable, maréchaux, grand guidon»; maréchaux des logis; ser l

maître de l'artillerie et colonels géné- gents ; vaguemestres ; caporaux ; anspes*

raux : il a désigné jusqu'à la Révolution sades. — Au- de -sous des officiers gené-

les généraux qui commandaient une ar- raux venaient les mes très de camp pour

rnée ou du moins une division considéra- la cavalerie, les colonels pour l'infan-

ble de l'armée. Les maréchaux de camp , terie , et tous les officiers d*un grade indont l'origine remonte à François !•*, férieur jusqu'à Vanspessade. Les mestres mais qui se multiplièrent au xvu* siècle, de camp commandaient les régiments venaient après les lieutenants généraux. de cavalerie légère. Ce titre fut adopté Changements sous le règnede Louis XI V; en 1544, OU en 1568 , selon d'autres aubrigadiers ; inspecteurs généraux ; ma- teurs. Il indique assez que, dans Forijor-général ; maréchal général des logis ; gine, le» mestres de camp assignaient maréchaux généraux de la cavalerie. — aux troupes leurs quartiers dans le camp. Sous Louis XiV des changements consi- H y avait jusqu'en 1661 des mestres de dcrables eurent lieu dans la hiérarchie camp d'infanterie et de cavalerie; mai», militaire. Déjà la dignité de connétable à partir de cette époque, ce titre, analogue avait été supprimée par Richelieu , qui la à celui de colonel , fut réservé exclusivetrouvait trop puissante. Louis XIV abolit ment à la cavalerie. Le nom de colonel celle de colonel général de l'infanterie à parut pour la première fois à l'époque de la mort du duc d Êpernon (1661). Il créa, Louis XII et désigna d abord les chefs de en 1668, des brigadiers ou généraux de bandes d'infanterie. En 1534, François l#r brigade, qui se sont confondus dans la le donna au premier capitaine de chacune suite avec les maréchaux de camp. Une des légions provinciales qu'il venait d'orinstitution plus importante fut celle des ganiser. Ces capitaines portèrent le titre inspecteurs spéciaux qui imposèrent les de colonels jusqu'en 1544. A cette épovolontés du pouvoir central à tous les que, la création du colonel général fit supcorps d'armée dispersés dans les provin- primer le titre de colonel pour les simples ces, surveillèrent la conduite des chefs chefs de corps. On les appela mestres de et la tenue des troupes. Us étaient perpé- camp jusqu'en 1 66 1, époque où Louis XIV, mollement changés, dit Saint-Simon, dans ayant supprimé la dignité de colonel géla crainte qu'ils ne prissent trop d'auto- néral, rendit le titre de colonels anx rité sur les troupes. Il n'y eut plua, dans chefs des régiments. Plusieurs fois dan< la hiérarchie militaire, d'autorité qui s*in- la suite, les noms varièrent. Les chefs terposàt entre le roi et l'armée. Louis XIV des régiments s'appelèrent de nouveau installa lui-même les colonels à la tète mestre* d» camp de 1721 à i»S0, puis

des régiments en leur donnant de sa main colonels de 1730 à 1780,

un hausse -col doré avec une pique et en- de camp de 1780 à 1 788.

suite un es ponton ou demi-pique , quand Sous l'ancien régime , on achetait une

l'usage des piquée fut aboli. C'est aussi charge de colonel , comme tout autre

du règne de Kouis XIV que date réelle- office. U fallut que Louis XIV taxât les

ment l'organisation de r état major des régiments d'infanterie qui étaient montés

armées comprenant lea officiers géné- à an prix exorbitant. « Cette vénalité, dit

raux ou subalternes, et les administra- Saint-Simon, est une urande plaie dans

teurs militaires chargés d'exécuter les le militaire et arrête bien des gens qui

ordres du général en chef. On institua seraient d'excellents sujet». C'est une

un major général de l'armée pour cora- gangrène qui ronge depuis longtemps

muniquer à tous les chefs de corps les tous les ordres et toutes lea parties de

ordres du général en chef. Des aides de l'État. » La vénalité imposait souven* 4

attachés à chaque général facilité- l'armée des officiers imberbes Le ]

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