HOR
bal, etc. Ces utiles établissements ont été régularises par l'ordonnance du 22 décembre 1837. Il est impossible d'insister ici sur tous les autre» établissements dus à la charité publique et privée, tels que les lavoirs fwblics, chauffoirs, ou croira, etc. Elles prouvent avec quelle sollicitude le gouvernement et la société tout entière M'occupent du sort des clas»e3 pauvres.
HOPITAUX MILITAMES. — Les hôpitaux militaire* remontent au règne de Henri IV , qui établit une maison de charité pour les soldats estropies (voy. Invalides) : mais cette institution ne reçut une véritable organisation qu'à l'époque de Richelieu et de lxmis XIV. Au xvni» siècle, le nombre des hôpitaux militaire* s'accrut considérablement ; on en comptait quatre-vingt-quatorze à latin du règne de Louis XV. il n'y en a plus aujouid'hui que cinquante-six. On distingue les hôpitaux permanents destinés • à être maintenus en temps de paix, comme en temps de guerre, et les hôpitaux temporaire* , fermés extraordinairement en temps de guerre Je ne parle ni des dépôts de convalescents que l'on établit en cas de guerre ou de rassemblements de troupes, ni des ambulantes formées auprès des corps d'armée pour soigner les blessés et autres malades; il n'est question ici que des hôpitaux. Le personnel des hôpitaux militaires se compose d'un corps d'officiers de santé , d'un corps d'officiers d'admini>tration des hôpitaux, enfin d'infirmiers militaires. Les officiers de santé de l'armée se composent de médecins , de chirurgien* et de pharmaciens. Un conseil de santé de l'armée, institué auprès du ministère de la guerre, comprend deux médecins, deux chirurgiens et un pharmacien. On leur adjoint, quand le ministre le juge utile, des officiers de santé principaux , ayant voix dùlibrr a i vc. Le conseil de santé fait, sur l'ordre du ministre, l'inspection des hôpitaux militaires , et indique au ministre les améliorations à y introduire. Il rédige les programmes des examens que doivent subir les élèves en chirurgie. C'est parmi ces élèves que se recrute le corps des officiers de santé chargé du service médical dans les hôpitaux militaires.
La marine a aussi se* hôpitaux qui sont établis dans les principaux ports.
De plus, il existe, dans chaque pou, un conseil de santé, composé des premiers et seconds médecins, des chirurgiens et des pharmaciens en chef de la marine.
Ce conseil fait la répartition du service médical pour les hôpitaux de la marine et les vaisseaux de l'État. Un inspecteur
général du service de santé pour la marine , réside à Paris ; il est chargé de correspondre avec les conseils de santé et de proposer au ministre les projets d'améliorations et réformes pour le service médical des hôpitaux de marine et des vaisseaux de l'Etat.
HOQUETON. - On appelait primitivement hoqueton ou auqueton une camiso* épaisse et fortement rembourée que priaient les hommes d'armes du moyer àçe (voy. Aumbs, fig. B). Dans la suite m désigna sous ce nom les casaques d'archers et par extension les archers eoxmèmes. Ainsi, l'on disait les hoquetai du grand prévôt, du chancelier, etc.
pour les gardes qui accompagnaient k prévôt et le chancelier, l .a casaque des gardes de la manche (voy. ce mot) s'appelait aussi hoqueton.
HORLOGE , HORLOGERIE. — Pendant longtemps les sabliers et les clepsydra furent les seuls instruments dont on se servit pour compter les heures. Les anciens en connaissaient l'usage et l'avaient transmis aux Gaulois. Les clepsydres (dont le nom est composé de deux mots grecs , qui indiquent que l'eau s'écoule , littéralement se dérobe)^ remontent à une très-haute antiquité. L'abaissement de la surface de l'eau servait primitivement à indiquer l'heure ; mais bientôt on remarqua que l'écoulement était plus rapide an commencement et qu'il se ralentissait a mesure que le vase se vidait. On imagina diver.-es combinaisons pour remédier à cet inconvénient, et on parvint k mesurer exactement le temps au moyen des clepsydres. Au vis siècle, Boèce fabriqua,
C ordre de Théodoric, une de ces hormis pour Gondebaud , roi des Bourguignons; Paul l,r fit présent d'une horloge semblable à Pépin le Bref. l« calife Haroun-Al-llaschid envoya a Charlemagne une clepsydre t ob des rouages faisaient mouvoir de petites figures. A chaque heure, des boules d'airain, en nombre égal à l'heure écoulée, tombaient sur un timbre qui résonnait autant de fois et marquait les heures. l.or>que les dooie heures étaient révolues, douze cavaliers sortaient par douze petites portes. Au x« siècle, Gerbert fabriqua pour l'empereur Othon 111, une horloge de la même nature- %
Vers le xn" siècle, on commença à marquer la division du temps au moyen de roues dentées réglées par un balancier. On a attribué cette invention à Pacificus, archidiacre de Vérone, qui vivait au SI* siècle; ce qui est certain, c'est que, dès le xii* siècle, de grandes horloges furent fa