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•iquées pour les monastères , et que Von adapta des marteaux qui sonnaient, en appant sur un timbre, les heures inclinées sur le cadran. Il est question , dès i commencement du xiv* siècle , de caillons annexés aux horloges et jouant les irs des hymnes d'églises. « A cette épo- [ue y dit une chronique du monastère de > ai n te- Catherine- lès -llouen , il y avait lans l'église de cette abbaye une horloge, lui jouait l'hymne Condiior aime siderum, de telle sorte qu'on pouvait l'entendre à plus d'une lieue. » Les pièces du procès de Itobert d'Artois , en 1335 , mentionnent un Gérard de Juvigny, horlogeur , logeant au Louvre et gage par le roi pour annoncer les heures du haut du palais , usage qui se pratique encore dans quelques parties de la Suisse et de l'Allemagne. A la même époque , on fabriqua plusieurs horloges d'un mécanisme compliqué. En 1370, Vhorloge du palais Tut établie dans le pavillon qu'on appelle encore aujourd'hui pavillon de l'horloge. Le cadran , ou décoration extérieure de celte horloge, fut refait sous Henri III, et des sculptures, attribuées au célèbre Germain Pilon, y représentent les attributs de la loi et de la justice. Ce cadran a été restauré en 1852. L'horfoge de Courtrai était une des plus célèbres ; elle fut enlevée , en 1382, et transportée à Dijon, où elle figure encore aujourd'hui. ).es horloges de Nuremberg avaient dès lors une grande réputation.
Ce n'était pas seulement aux horloges d'églises qu'on adaptait un mécanisme de cette nature , on le retrouvait dans les horloges d'appartements. Il y avait dans une des salles du château de Versailles une horloge faite en 1706 par Antoine Morand. Toutes les fois que l'heure sonnait, deux coqs chantaient, chacun trois fois, en battant des ailes ; en môme temps les portes s'ouvraient de chaque côté et laissaient paraître deux figures portant chacune un timbre en manière de bouclier , sur lequel deux amours frappaient alternativement les quarts avec des massues.
Une figure de Louis XIV, semblable à celle qu'un voit sur la place des Victoires , sortait alors du milieu de la décoration, et une Victoire descendait pour lui poser une couronne sur le front, tandis que retentissait un carillon , à la fin duquel tous les personnages disparaissaien t. Les horloges manuellesou montres furent inventées au xvi* siècle, et on s'en servit presque immédiatement en France. Depuis cette époque , le luxe et l'industrie ont apporté à Vhortogerie des perfectionnements qui en ont lait une véritable science. Huygent appliqua le premier, en
1047, le pendule aux horloges, «là partir de celte époque un peut marquer, sur le cadran des horloges, les divisions en minutes, secondes et tierces. Les horloges prirent, vers la fin du xvu* siècle, le nom de pendule, de la verge métallique qui leur servait de régulateur. Voy. Mon-