THES
HORLOGERS. — La corporation des horlogers, qui reçut ses premiers statuts de l ouis XI , en 1483, fut longtemps subordonnée à la corporation des orfèvres. Un arrêt du conseil du 8 mai 1643 les affranchit de celte surveillance, mais il exigea qu'ils missent leur nom aux boites de montres qu'ils vendraient.
HOROSCOPE. — Prétendu art de prédire la destinée d'un homme par l'observation désastres. On appelle aussi la prédiction horoscope.\\oy. SurERSTmONS.
HORS DE COUR. — Formule dont les juges se servaient autrefois pour renvoyer les parties. On mettait hors de cour, lorsque l'affaire n'était pas suffisamment instruite ou qu'elle avait été engagée avant que les conditions nécessaires pour le jugement fussent remplies.
HOSCHE. — Pièce de terre de peu d'étendue, située auprès d'une maison. Du Cange cite une charte de Mil, oh il est question o'une hosche on pièce de terre assise ès hosches de moulin.
HOSE. — Chaussure désignée plus ordinairement sous le nom de heuse. Voy.
Heuse.
HOSPICE. — Le mot hospice ( hospitium) désignait, à l'époque carlovingienne, une terre d'une contenance variable que l'on distinguait du mansc (voy. ce mot), m 11 y avait d'abord cette différence , dit M Guerard ( Prolégomènes du Polyptyque Sîrminon , p 627 ) , entre le manse et V hospice , que celui-là était composé d'un fonds de terre plus étendu et plus productif; puis ils différaient l'un de l'autre en ce que tous les manses d'une même terre étaient ordinairement soumis à des lois communes et constantes, qui formaient ce qu'on appelait le droit de la terre ou de la cour, tandis que les hospices, ayant une contenance variable et arbitraire, avaient à supporter chacun des charges différentes et souvent fort inégales, quoique nécessairement moins fortes que celles des manses ; par conséquent ils ne pouvaient être régis par un droit fixe et uniforme. On peut encore conjecturer que V hospice n'était, au moins dans l'origine , qu'une tenure temporaire
et révocable , «a lien que le mansc avoir toujours été héréditaire. »
HOSPICES. — jUabhsseraents où l'on reçoit les enfants trouves, les orphelins, les vieillards et les infirmes incurable». Voy. Hôpitaux.
HOSPITALIER ( Grand ). — La dignité de grand hospitalier était un des principaux offices de l'ordre de Malle. Mie venait après celles de grand commandeur et de grand maréchal et était attachée a la tondue de France. Voy. La&cle.
HOSP ITALIE «S. — Dans plusieurs ormilitaires, les chevaliers portaient le nom d'hospitaliers, parce qu'ils faisaient vœu de soigner les pèlerins et antres voyageurs. Parmi ces religieux , les plot célèbres étaient les hospitaliers de Saint- Jeanne Jérusalem on chevaliers de Malte ; les chevaliers de Saint-Lazare , les chevaliers du Saint-Esprit de Montpellier, etc.
Voy. CBEVA1.EJUE RELIGIEUSE.
HOSPITALIERS, HOSPITALIÈRES. — Il y avait, outre les ordres de chevalerie religieuse, un certain nombre de couvents dont les religieux et religieuses portaient le nom d'hospitaliers et d'hospitalières. Ainsi le couvent d'Albrac <-u d'Aubrac, sur les contins du Querci , du Rouergue et de l'Auvergne, avait été fonde, en 1120, pour des hospitaliers , qui suivirent la règle monastique jusqu'en 1300; mais ils se sécularisèrent à celte époque. En 1097, l'évèque de Chàlons. Louis-Gaston de Noaille*, introduisit la réforme dans celte maison et remplaça les hospitaliers par des chanoines réguliers. — Les hospitaliers de la Charité de Notre- Dame dataient du xiu* siècle; ils reçurent, en 1346, une règle du pape Clément VI ; ils étaient quelquefois appelés Billettes et ont laissé leur nom à une rue de Paris ; leur ordre fut supprimé en 1632. - Les hospitalières de ta Charité de Notre-Dame ou hospitalières de iVn/re- Dame , furent établies à Paris , eu 1624 , par Françoise de La Croix. — Les hospitalières de Saint-Joseph datent de 1642 et s'établirent d'abord à l'hôpital de la Flèche.
HOSPITALITÉ. — L'hospitalité n'était pas seulement dans les mœurs des Germains, elle était formellement prescrite par leurs lois. On lu dans la loi des Bourguignons : - Si quelqu'un a refusé le couvert ou le foyer à un voyageur , qu'il soit frappé d'une amende de trois sous. »La loi des Wisigoths permettait au voyageur d'allumer du feu, de faire paître son che~ val er. de couper des branches. Les Capitu-
îaires de Charlemagne font aussi uo/of de Vhospitalité. « Il nous paraît ble, dit Charlemagne dans un de T89 , que les étrangers et les trouvent dans les divers lieux des *ii-s où régulièrement on leur donne iVuwf*tafoe. En effet le Seigneur dira au grii4 jour de la rémunération générale .f'étw étranger et voue m'avez accueilii. LV potre louant l'hospitalité s'exprime ainsi « Quelques-uns plurent au Seigneur par « leur hospitalité en donnant un asileaui « anges. »> Dans un autre capitulai re,reod3 en 002 , Charlemagne ordonna à tous se? sujets riches ou pauvres d'accorder aui voyageurs au moins le couvert, le feu et l'eau. 11 exhortait en même temps à leur donner tout ce qui leur serait nécessaire, ajoutant que Dieu récompenserait cenx qui pratiqueraient l'hospitalité. Voici h traduction de ce c api tu luire : «Noas ordonnons que, dans tout notre empire, ni riche ni pauvre n'ose refuser l'hospitalité aux étrangers; que personne ne refuse le couvert, le feu et leau aux pèlerins parcourant la terre poessés par l'amour de Dieu , ou à tout autre voyageur excité par l'amour de Diea et le salut de son àme. S'ils veulent lenr faire en outre quelque bien , qu'ils sachent que Dieu leur promet une magnifique récompense , lorsqu'il dit : Quiconque reçoit pour moi un de ces enfants, me reçoit moi-même. » L'hospitalité était aussi prescrite par les règles monastiques. Il y avait ordinairement, près des couvents, une maison des hôtes, où le voyageur et le pauvre trouvaient l'hospitalité. Le château refusait rarement d'accueillir l'hôte qui demandait un asile. Des traditions , qui n'ont pas toujours un caractère bien authentique , célèbrent l'hospitalité féodale Elles représenient le chevalier errant accueilli avec empressement et charmant les veillées du récit de ses prouesses, et le troubadour nomade payant l'hospitalité par ses chanis de guerre et d'amour. Sainte-Pal h ve rapporte (y Hospitalité) qu'il était d'usage autrefois de mettre au haut des maisotis un heaume ou casqne pour inviter les gentilshommes et les nobles dames qui passaient à demander l'hospitalité. Il existait encore des traces de cette coutume au xvur» siècle. « Je me souviens, dit Sainte-Palaye, d'avoir vu sur des toits de maisons , des heaumes de terre ou de fer-blanc, qui étaient des restes des heaumes placés autrefois an haut des maisons pour inviter les passants à entrer. »
HOST. - L'notf C hostie ) était le service militaire qui était d ù au roi par les