‹ Dictionnaire historique des institutions (volume 2)Chapitre 294 sur 300 · HOS · texte numérisé non relu

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vassaux et qui avait pour but la défense du territoire. Il répondait à la landwehr des premières dynasties. Le service de Vhost variait suivant la nature du fief; mais tous les vassaux étaient tenus de l'accomplir, sous peine de forfaiture.

Lorsque le roi avait fait publier son ban général ou proclamation de guerre , les vassaux amenaient leurs troupes. On avait dressé un rôle général des seigneur*. En tète étaient les archevêques et évèques qui devaient le service militaire pour leurs fiefs ; mais ils pouvaient se faire remplacer par leurs sénéchaux ainsi que les abbés. On vit cependant des évèques commander en personne leurs hommes d'armes. Tout le monde connaît le belliqueux évèque de Beauvais, qui, armé d'une massue , se signala à la bataille de Bouvines. Après les ecclésiastiques venaient les ducs, comtes et barons; en troisième lieu les châtelains , qui Avaient droit de château ou forteresse et haute justice ; enfin les vavasseurs ou arrière-vasseaux , parmi lesquels on distinguait encore les chevaliers baRnerets et les bacheliers (voy. ces roots ). Les femmes et les enfants oui occupaient des fiefs avaient le droit de se faire remplacer, comme les ecclésiastiques , par un sénéchal qui conduisait leurs hommes d'armes. L'armée réunie était soumise au contrôle des maréchaux du roi , qui , sous le connétable, commandaient les différents corps.

Les vassaux devaient être munis d'armes, de chevaux , de chariots de bagage et de vivres ; leur service était fixe tantôt à quarante , tantôt à soixante jours. Chacun d'eux amenait un nombre d'hommes proportionné à l'importance de son fief. Dans un rôle de 1277, cité par le P. Daniel ( Histoire de la milice française) , on voit que le duc de Bourgogne amena avec lui sept chevaliers bannerets qui avaient eux - mêmes sous leurs ordres d'autres chevaliers ; ceux-ci étaient à leur tour suivis d'hommes d'armes. La cavalerie se composait de ces vassaux et de leur suite. L'infanterie était fournie par les communes. Les milices communales n'étaient astreintes au service militaire à leurs frais que jusqu'à une certaine distance de leur ville. Il y en avait même , comme celles de Rouen , qui n'étaient obligées de s'éloigner de leur ville que d'une demi-journée , de manière à pouvoir y rentrer le même jour ^voy. Daniel, De la milice française ).

H0STIL1TIUM. — les actes de l'époque carlovingienne appellent hnstilitium la prestation de guerre qui consistait ordinairement en bœufs et en chariots (Pro-

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