‹ Dictionnaire historique des institutions (volume 2)Chapitre 295 sur 300 · HOT · texte numérisé non relu

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légomènes du Polyptyque d'Irminon , par M. (iuérard , p. 66 1 et suiv. ). « Les hommes de l'abbaye de Prum, ajoute le même écrivain, étaient obligés de fournir m hostilitium des chariots et des bœufs qui pouvaient être rachetés pour une somme d'argent, de même que la plupart des autres redevances. Les manses ( voy. ce mol) de cette abbaye , soumis à cette prestation , payaient chacun depuis un cinquième ou même un dixième de bœuf jusqu'à quatre bœufs et un char. Un bœuf se rachetait tantôt pour deux deniers t£ demi, tantôt pour quatre deniers. Les chariots destinés à l'armée avaient probablement quatre roues. Us étaient conduits au rendez-vous général des troupes, et les officiers des domainesdu roi avaient ordre de mettre à part ceux qui lui étaient dus par ses propres tenanciers. Ils servaient au transport des armes, des munitions et provisions de guerre, et l'on y plaçait, pour les garder, des tireurs habiles. Dans sa lettre à l'abbé Fulrad , Cliarlemagne, en lui mandant de se rendre à l'assemblée générale de stasfurt à la tête de ses hommés , avec les armes , les munitions et les provisions de guerre nécessaires , lui ordonne de garnir ses chariots d'outils de divers genres, savoir de cognées, de doloires, tarares, haches, houes , pelles de fer, etc. n Que nos cha- « riots qui vont à la guerre , dit le même « prince dans le capilulaire de Villis , « soient des basternes d'une bonne con- « struction ; qu'ils soient bien couverts et «garnis de cuirs tellement cousus que, « s'il est besoin de passer des rivières, « ils puissent les traverser avec les proie visions qu'ils contiennent, sans que « l'eau pénètre dans l'intérieur et que rien « de ce qui nous appartient soit détérioré. « Nous voulons aussi qu'on mette dans « chaque chariot pour notre provision « douze muids de farine, et dans ceux on m l'on conduit le vin douze: muids de notre m mesure. De plus, qu'il y ait dans tous un « écu et une lance, un carquois et un arc. » Les chevaux remplacèrent successivement les bœufs dans les prestations de guerre. En retour des concessions faites par Louis le Débonnaire à l'église de Brioude , elle devait lui donner tous les ans un cheval avec un écu et une lance. L'abbé de Vareilles était soumis à la même prestation envers l'archevêque de Sens. »

HOTEL. — Ce mot indiquait spécialement la résidence du roi ; ainsi on disait la prévôté de l'hôtel pour la juridiction qui s'étendait sur tous les officiers de la maison du roi. Le grand prévôt de l'hôtel jugeait toutes les causes civiles et crimi-

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