HUÉ
de femme à queue traînante garni de fourrures et de broderies — Enfin on nommait houppelandes des écus d'or sur lesquels était représentée une houppelande.
HOUKD, HOURDEIS, HOUftDEL, HOIIRT.
— Ces différents mots indiquaient des échalauds en bois placés au haut des tours d'un château, et sur lesquels se tenaient des hommes d'armes qui faisaient pleuvoir sur l'ennemi des pierres, des poutres et des projectiles de toute espèce.
HOUSARD. - Corps de cavalerie. Voy. Organisation militaire.
HOUSEAUX. — Bottes qu'on appelait aussi heuses. Voy. Heuses.
HOUSSE. — On donnait autrefois ce nom à des couvertures que les femmes mettaient sur leur tète et leurs épaules. Les écoliers s'en servaient aussi , comme on le voit par un règlement du collège de Navarre que cite l.aunoy ; Que tous aient de longues housses ( omnes habeant uoussias longas ).
. HUAGE. — Terme féodal. En certains lieux, les vassaux devaient à leur seigneur le huage lorsqu'il chassait les bêtes fauves , c'est-à-dire qu'ils devaient pousser des cris pour faire sortir les betes fauves de leurs repaires et les pousser vers les chasseurs.
HUBERT (Saint). — Patron des chasseurs. I.a Saint-Hubert a été depuis un temps immémorial l'occasion de fêtes et de banquets pour les chasseurs. Voy. Vénerie.
HUCHE , HUCHIERS. — Les huches étaient de grands coffres. On appelait huchitrs les ouvriers qui les fabriquaient. Ils formaient une corporation spéciale.
Voy. Corporation.
HOCHE COMMUNE. — On désignait quelquefois sous ce nom, au moyen âge, le trésor de la maison de ville ; il y avait des gardiens de la huche commune.
HUCHET. — Petit cor dont se servaient les chasseurs et les postillons pour appeler les chiens et les lévriers.
HUER. — L'usage de la huée ou du hus (voy. duCange, v° Huesium) ressemblait beaucoup a la clameu r de haro ( voy Haro). C'était autsi une clameur, soit de bouche, soit avec la trompette, pour avertir de i courir sus aux malfaiteurs. Une ordonnance de Clotaire II condamnait à cinq sous d'amende celui qui témoin d'un vol n'en avertissait pas ou qui ne répondait pas k la huée en poursuivant le coupable. On colon ou serf, qui coinmettait cette
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faute, était condamné, par un capitutaire
de Charles le Chauve, à recevoir soixante coups de verges. On trouve encore la huee en usage au xiv* f iècle.
HUGON (Roi). — « Chaque ville, dit de Thou (livre XXIV de V Histoire de son temps ) , désigne sous des noms particuliers certains fantômes qni servent, dans les contes de vieilles femmes , a épouvanter les enfants. » Tours avait son roi JJugon qui était redouté sur les bords de la Loire. On disait que, pendant les nuits, il parcourait les remparts et le* environs de la ville et maltraitait tous ceux qu'il rencontrait. On reconnaît, dans ce personnage fantastique , le féroce chasseur des ballades allemandes , le Afûine bourru de Paris , le Hellequin des Normands , etc. On a voulu faire dériver le mot huguenots de ce roi Hugon.
HUGUENOTE. — Monnaie de peu de valeur qui remontait à Hugues Capet. On a prétendu que les huguenots en tiraient leur nom, parce qu'ils étaient méprisés comme celte monnaie. (Voy. Mémoires de Michel de Casielnau.)
HUGUENOTS. — On a beaucoup discute sur l'origine de ce nom . qui servait, au xvr siècle , à désigner les disciples de Calvin et qui s'est conservé danslalan-
§ue française. Les uns l'ont fait dériver u rot Hugon , espèce de mauvais génie (voy. ce mot); les autres, d'une petite monnaie appelée huguenote, etc. Il est certain qu'il vient de l'allemand eidgenossen t conjurés ou associés par serment ). On donnait ce nom aux habitants de Genève qui s'étaient soulevés contre le duc de Savoie. Ce mol fut ensuite altère par les Hollandais et changé en huisgenossen, d'où l'on a fait huguenots. Voy. Protestants.
Hl'L — Ce met, dérivé à'hodie, s'employait dans l'ancienne langue et mémo au xviij* siècle , en style de palais , comme synonyme d'aujourd'hui. On donnait une assignation û'hui en trois semaines; les juges ordonnaient que certaines pièces fussent produites dans Aut, c'est-à-dire le jour même.
HUILE. — Depuis l'époque où les Phocéens introduisirent l'olivier en Gaule , l'huile de la Provincia romana < Provence) a toujours été un <Jes produits les plus estimés de cette contrée. Les lois attestent avec quel soin on conservait les oliviers. La loi des Visigoths prononçait une amende de cinq solidi ( somme considérable à cette époque) contre celui qui coupait un olivier dans le champ d'autrui.
Un concile de Narbonnc , tenu en 1054 , défendit d'abattre aucun olivier. Cependant Vhuile de Provence n'a jamais suffi à la consommation de la France, et Ton fut bientôt obligé d'en extraire de fruits oléagineux. Dans le centre de la France, et dans lea pays qui portaient autrefois le nom de Bourbonnais, Auvergne, Suinto nge , Limousin , Bourgogne , Lyonnais, etc.. le peuple emploie généralement de Vhuile de noix. Dans le nord-est de la France , et principalement en Alsace , Lorraine , Franche-Comté f etc., on se sert de l'huile que Ton désigne vulgairement sous le nom d'huiie aœillette et qui est faite avec de la semence de *>avot de jardin ou de coquelicot. Cependant l'usage de cette huile ne s'établit pas sans contestation ; on prétendit, aux xvii' et xvui* siècles , qu'elle était narcotique. La police défera la question à la faculté de médecine de Paris, qui nomma des commissaires pour l'examiner. Ils déclarèrent, en 1717 , après beaucoup d'expériences, qu'elle ne pré-
Hl'ILIERS. — il y avait une corporation spéciale d'huiliers ou marchands d'huile au moyen âge. Voy. Corporation.
HUIS, HUIS CLOS, HUISSIER. — Le mot huis, qui n'est plus en usage que dans le composé huis clos, signifiait porte. On juge à huia clos ou portes fermées les affaires dont les débats seraient scandaleux. Huissier est un dérivé de huis ; c'était primitivement un Kurde de la porte. Il y a toujours eu des huissiers de cabinet chargés de la garde des portes. Les huissiers étaient autrefois chargés de présider aux repas des princes , comme on le voit par un état des officiers de la maison de Philippe le Hardi, duc de Bourgogne. Les officiers « barges d'une partie du service de la table arrivaient précédés de l'huissier.
Celui-ci allait prendre à la paneterie une verge blanche , de quatre pieds de longueur, symbole de sa fonction. Vhuissxer avait aussi le privilège de placer le tapis et le coussin sur le banc où le duc devait s'asseoir; il s'enveloppait d'une serviette le bras droit jusqu'au poignet;
fmis prenant le tapis et le coussin sous e bras gauche, il venait le poser sur le banc. Il allait ensuite chercher les différents officiers qui avaient quelque fonction à remplir à la tablé du roi. Il commençait par le premier panetier qu'il conduisait à la paneterie. lit se trouvaient le sommelier et le valet servant, qui les attendaient Le sommelier prenait une serviette , et, après l'avoir baisée, il