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on ne pouvait apporter à Paris des vios étrangers- sans que le prix eût été fixé par les échevins ; il était stipulé dans l'acte d'afforage. — On donnait encore ce nom au droit que l'on payait à un seigneur pour obtenir la permission de vendre du vin dans l'étendue de son fief.
AFFOUAGE. — C'était le droit de prendre du bois de chauffage dans une foret. L'usage et le nom existent encore au jour d'huL
AFFOUAGEMENT. — L'affouagementétait l'impôt sur chaque feu ou chaque maison. On l'appelait aussi affouage..
AFFRANCHISSEMENT. — L'abolition de l'esclavage a été un des plus grands progrès de l'humanité , et il est du surtout au christianisme, qui, en enseignant la fraternité des hommes, préparait l'affranchissement des esclaves et des serfs :
mais il fallut bien des siècles et l'action de causes secondaires pour arriver à. ce résultat. La loi romaine, dan» les derniers temps de l'en pire , commença à se montrer moins dure envers les esclaves.
L'empereur Adrien ôia aux particuliers le droitde vie et de mort sur leurs esclaves : Constantin confirma cette loi ; et en même temps il augmenta le nombre des affranchissement*, en décidant qu'à l'avenir ils pourraient avoir lieu dans l'église, en présence de l'evèque , sans l'intervention» des magistrats. L'invasion des barbares, en bouleversant toutes les conditions .
augmenta d'abord le nombre deseselave»; mais e! o contribua à préparer la transformation de l'esclavage en servage. Tacite rapporte que, chez les Germains, l'esclave, était occupé, surtout des travaux de la campagne. Les Francs , conservant en.
Gaule les mœurs de leur patrie primitive, employèrent la plupart des esclaves à cultiver la terre; ds les changèrent en colons attachés à la glèbe ; de là naîtra le servage, état intermédiaire entre l'esclavage antique et la liberté moderne.
Les affranchjsseaients se amitipuèrem du vi* au xi» siècla. Us étaient le plus souvent* inspirés par un sentiment chrétien. Saint Exupôre , évèque de Toulouse , ven*. dait les vases sacrés pour racheter et affranchir les esclaves : sainte Daihilde.qui, d'esclave saxonne , était devenue femme d'un ro» de» Francs Clovis H , racheta et affranchit de nombreux esclaves. Le»
exemples de cette nature abondent. Une des formules conservées par Marculfe prouve quelle- influern-e la pensée chrétienne exerçait sur l'affranchissement de» esclaves ; H le- se termine ainsi : « Pour te salut de mon àme et pour obtenir le bonheur éternel , j'affranchis du Joug de la
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M h 'a partir de ce* }<rar et à tout jamais i| vivre» sûreté et nratirede lui-mèroeiqu'il aiUeou il voudra . ayant le» portes ouvertes, et qu'il ne soi V soumis' à personne t si ee n'est à Bien, pour l'anwur de qui je l'affranchis. » C'était souvent sur son lit de mon et par testament que le maître affranchissait ses esclave» , et la formule Pour- la rémnsmn de mer pechér et- le salut de mon âme précède ordinairement ces déclarations. Les affranchis par charte s'appelaient cartularH.
Quelquefois l'affranchissement avait lieu par le denier. La loi sali que et la loi ripuaire font mention de cet affranchissement. Le maître conduisait son esclave devant te magistrat, auquel il présentait un denier, symbole du rachat ; le maître faisait tomber le denier en frappant sur la manrdercKcîave. Ce mode d'affranchi ssement rappelle l'affrauchissement parla baguette (per tundictam) , lorsque le préteur frappait de la baguette l'esclave que le maître amenait devant sou tribunal. On appelait denariés ( homines denetrnti') les esclaves ainsi affranchis.
L'affranchissement avait souvent lieu <!ans l'élises. On plaçait le serf près de l'anteh, et on présentait des tablettes (labulmyi Févèque, qui faisait, écrire dessus par llkrcbidracre racted'affranchissement.
Constantin a^ait consacré, dps 3i6, cet af franchissement dans les éulises Les serfs ainsi affranchis s'appelaient tabulaire* (tabuidri? ; ils étaient placés, eux et leur postérité, sous la protection de l'Eglise, et
si un enclave pas»* un an et un pmr l'enceinte d'une vtMe, \i est affranchi.
Des le xif siècle . l'es. -Uvage e<aît devenu rare en Kranee, et il disparut complètement avant I j Ihi du xne* mats le servage attachai i encore le à la glèbe; les bourgeois des' vtHan étaient , comme
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de servitude.
Leur con-
que profrresVr*©lr-tnmrrte* du Pb-
obligés envers elle à quelques redevances
et
Certaines formules d'affranchissement furent empruntées aux usagea des barbu res. « Celui, dit un capitulaire de 8*t3, qui veut renvoyer un homme libre per han- /radav(ttraditioTi par la main, han d) doit 1 ni douzième, dans un lieu réputé saint, le renvoyer libre de la douzième main. » Ce qui signifie quj'il devait passer par douze mains, celles des témoins et du maître. I /affranchissement par les armes semble encoreim usage germanique. « Si <jue qurfany disent les lois de Guillaume e conquéraut, veut affranchir son. serf, quMI le lîvre-énfjtan* aswmblée et de la main droite.- au vioomio ; qu'il le déclare quitte du jcn^'derffon sevvage eu le renvovaotde la na#R<| qè'ff M montre le* votes et les portes ouverte» devant lui, et qu'il lui te* mette les armes dea libres, e'estrà-dice la lance ett'épée ; ainsi,, devient-il un homme lihrav »- Asticiielev, Origines du Droit, p. Mo ►) "^'affranchis se .hmil pai prescription cojfttribuu beaucoup à. l'abolition de l'esclavage. Au xt« siècle, les lois de
une espèce dition ne s'améliora ment. M. C.aérard ( Proli lupt^rjut d'trmintm, $ 19) signale une cause de Panv«nchi<*ement dea serfs révélée par le Polvptyquo. <• Cet ouvrage . dit-il , nous fait connaître un grand nombre de muriages nnxies , c'est-à-dire de menaces dans lesquels les époux sont de condition différente. Or, si l'an fait attention à la condition particulière dv chacun d'eux, on remarquera que l'homme en se mariant prenait le plus souvent une femme au-dessus de lui. Comme, en général . la condition des enfanta se régtait beaucoup plus d'après celle de la mère que d'anrès celle dn père, ceux qui naissaient du mariage d'un serf avec une llde étaient lideefvoy. Lf.TP.s). C'était donc un affranchissement graduel , naturel , lenr, à ht vérité, mais continuel . nécessaire et qui devait à la longue enuiser les souches serviles. » Les bourgeois des ville» s'af franchirent par la révolution communale du xit« siècle ' vov. Commcxks ;. Quant aux habitants des campagnes, leur affranchissement fut beaucoup plus lent et a été dit en grande partie à l'action i progressive de la royauté.
Knit'25, Sucer, abbé de «aint-Dents , affranchit les habitants de tir ville de ce nom. Louis le Lros déclara libres une partie des serfs de son domaine par une charte de i i3o. En 1 1 80 , Louis Vil donna la liberté h tous les hommes de poeatede la ville d'Orléans et des environs dans un rayon de cinq lieues. Rn 1 197, lés habitants de Creil furent affranchis parles comtes " de Mois et de Clermonî ; ceux de Beanmont-sur-Oise et de Chambli, en Vin , par Philippe Auguste. En t22*, Louis VfU affranchit tous les serfs du lief d'Étampea Jllanclie de Caslille et son (ils saint Louis favorisèrent l'émancipation des serra, et l'on vit à cette époque se propager la coutume de l'oôonnage ou abonnement. Les habitants de tout un village se rachetaient de la servitude en payant à leurseigneur une redevance déterminée; ils portaient le nom d*abonnes. En effet, comme l'a, remarque Montesquieu (Knpmt
des lois, livre XX* , ^^:2S52!S qui recevaient rnffranchissementn avaient