‹ Dictionnaire historique des institutions (volume 2)Chapitre 47 sur 300 · CES · texte numérisé non relu

CES

AGENTS DE CHANGE. - Voy. Finances.

AGENTS DE POLICE. — Voy. Police.

AGENTS DU CLERGÉ. — Voy. assemblées no CLERGÉ.

AGENTS VOYERS. - Voy. Voian.

AGGRAVE. — Va g grave était l*anathèrne que prononçait l'ortie i al lorsque l'excommunication n'avait pas produit d'effet. Vaggrave se publiait au son des cloches et avec des cierges allumés que le clergé tenait en main et qu'il éteignait ensuite en les jetant à terre. Cette censure privait celui qui en était frappé de tout usage de la société civile.

AGIO, AGIOTAGE, AGIOTEURS. — Le mot agio ou agiot. emprunté à l'Italie, s'applique dans le sens légal au bénéfice que procure le change des monnaies, ou à l'escompte des billets par les banquiers.

AGH

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ordinairement par agio et agiotage tes spéculations de financiers

Soi cherchent à faire monter on baisser i râleur des monnaies ou des rentes, soit par l'accaparenn-nt de titres de rente, soit par la propagation de fausses nouvelles. On appelle agioteur» les hommes qui se H v i-o ni a ces honteusesspéculations. L'agiotage date en France du discrédit de la caisse des emprunts en 1706 ; mais il devint beaucoup plus considérable par la création de la banque de Law et les spéculations sur les actions des compagnies de commerce que ce ministre avait fondées. Yoy. BANQUE.

AGNEAU PASCAL. — L'usage de bénir Y agneau pascal existait encore dans un certain nombre d'églises au xvit* siècle ( Lac. Sai nte-Palaye, Dictionn. manuscr.,

AGNEL ou MOUTON D'OR. - Voy.

Monnaie.

AGNUS DEI. - On appelle agntw Dei de petites ligures en cire représentant un agneau que le pape bénit à des époques déterminées. Les agnu* Dei étaient en usage au XVIe siècle. Le pape Pie V en donna aux Français qui avaient secouru l'ile de Malte menacée par les Turcs.

(Lac. Sainte-l'alaye, Dictionn. manuscr., v» Agnus Dki. )

AGOTS. — Ce nom désigne les races dégradées qu'on appelle aussi cagots ou cagoux (voy. Cagocx). Pellisson, dans ses Lettres historiques , t. III , p. 264 et 265 , les nomme agots ou bagots.

AGRÉÉ. — Voy. Tribunaux de com-

AGRÉGATION , AGRÈGE. — Yoy. Instruction PUBLIQUE.

AGRICULTURE. — Les Gaulois reçurent des Phocéens, fondateurs de Marseille, les premières notions d'agriculture; telle est, du moins, la tradition conservée par Justin. De la Gaule méridionale, l'art de cultiver la terre se répandit dans toutes les parties de cette contrée et y devint même très-do lissant. Strabon dit que l'on récoltait dans la Gaule entière du froment et du millet, qu'on y nourrissait des troupeaux de toute espèce, et qu'à l'exception des bois et des marais tous les terrains étaient productifs. Celte assertion est confirmée par le géographe Pomponius Mêla. On voit dans Pline que les Gaulois fumaient les terres soit avec de la chaux, soit arec de la marne. Us avaient inventé pour scier les blés une machine qui abattait Fépi, sans endommager la paille.

Comme ils ne connaissaient pas l'usage

da fléau, ils faisaient fouler le blé par des

chevaux et des bœufs pour séparer le grain de l'épi, ou IVgremdeni sous des rouleaux traînés par ces animaux. On remarque , sous la domination romaine , l'introduction ou du moins la propagaUon de la culture de la vigne en France. Elle était déjà considérable . lorsque Domitien fil arracher les vignes de la Gaule, en tri après Jésus-Christ, sous prétexte que la cultute de la vigne nuisait a celle du blé. Les vignes furent replantées sous Probu* en 282.

Les bouleversement* causés par les invasions des barbares ruinèrent l'agriculture. Il fallut qu'au vi« siècle les moines bénédictins délrichatsent une grande partie des terres abandonnées par les anciens cultivateurs. Uurlemagne chercha à ranimer l'agriculture. Il publia un capitulais sur l'entretien de ses métairies (de villis), oh il descendait à des détails d'une minutieuse utilité. « Il ordonnait, dit Montesquieu (Esprit des lois, livre XXXI, chap xvm). qu'on vendit les œufs des basses-cours de ses domaines et les herbps inutiles de ses jardins; et il Hvait distribué à ses peuples toutes les richesses des Lombard* et les immenses trésors de ces Huns qui avaient dépouille l'univers. »

Après Charlemagne. l'agriculture, entravée par les guerres civiles et étrangères, tomba dan* un état déplorable. I*es longues lamines dont parlent les chroniqueurs du xr» siècle attestent a quel point les terres élaieni abandonnées, l-a trêve de Dieu, qui suspendait les guerres du mercredi soir au lundi matin , ainsi que pendant Pavent et le carême, apporta un peu de soulagement a la misère des peuples. Les lois de sa nt Louis furent surtout utiles a l'agriculture II suspendit d'abord les «uertes privées pendant quarante jours (Viiy. OUAHANTAINR-LK-Roi),

puis les prohiba entièrement, et l'ordonnance de 1258 indique positivement que c'esi pour empêcher la perturbation du labourage carruca* um perturbattonem)

3ue cette mesure a été adoptée. En renant le seigneur responsnble des brigandages commis sur ces terres , il le contraignait de veiller au maintien de l'ordre, première condition de la prospérité agricole. On trouve dans le cartulaire de Notre-Dame île Paris, pnbl é par M. Guérard, l'indication de ce qu'était une ferme à cette époque I Introduction, ccx ) : « La cour ou pourpris de la grange devait avoir quarante toises de long et trente do large ; le mur de clôture dix-huit pieds de haut, non compris le chaperon. Dans ce mur devait être pratiquée une porte avec une

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