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Mcrés à des fêtes. L'année républicaine a duré un peu moins de quatorze ans. Le sénatus -consulte du 'il fructidor an xm décida que le calendrier grégorien serait rétabli à partir du i*' janvier 18O6.
ANNFXE — On appelait droit d'annexé, dans l'ancienne monarchie, le droit nui te percevait pour l'enregistrement des brefs, bulles, dispenses, jubilés, indulgences et autres reserits qui venaient des coure de Hume ou d'Avignon. Le parlement d'Aix était te seul qui joutt du droit d'annexc. Ce droit y avait. été établi en i SIS. — On nomme aujourd'hui annese une commune où le culte paroissial est établi sur la demande et aux Irait des habitante, qui dépendaient d'une paroisse éloignée. On appelle aussi annexe les pièces jointes à un procès-verbal, à un
ANNIVERSAIRE. — L'anmeer«atre est une cérémonie qui se célèbre d'année en année pour perpétuer le souvenir d un événem* nt mémorable, heureux ou malheureux. Cet usage remonte à une haute antiquité. Dès le vm« siècle, on célébrait l'anniversaire des morte. Le premier anniversaire s'appelle ordinairement service du bout de t'an ou simplement bout de tan. Les anciens romans de chevalerie parlent d'anniversaires institués pour le couronnement des rois. Le i oi Pcrceiorest, dans le roman qui porte ce nom, établit un tournois en l'honneur de la déesse Vénus pour célébrer l'anniversaire de son couronnement >voy. Lacurne >ainle- Palaye, Dictionn manuscr. des antiquité* françaises , v» anniversaire ). Au xu* siècle, l'anniversaire des ancêtres du seigneur était imposé comme une redevance féodale par quelques coutumes. La Tbaumassière signale cette redevance dans sa Coutume de berry.
ANNONCIADES. - Voy. Clergé régulier.
ANNUAIRE. — On donne le nom d'annuaire à des recueils qui sont publiés chaque année. L'Annuaire de la Société de l Histoire, de France est destiné à éclaircir quelques points des antiquités nationales. V Annuaire du Bureau des longitudes contient des dissertations scientifiques ; VAnnuaire historique et V Annuaire de la Reçue des Deux- M ondée, un résumé de l'histoire de chaque année; V Annuaire de l'Economie politique, une foule de précieux renseignements de statistique, etc. Plusieurs pro-
ANNUEL ( Droit ). — C'était l'impôt nommé aussi paulette et payé par les ma-
{[istrate pour acquérir la propriété de eurs charges. Voy. Paclette.
ANOBLISSEMENT. — Les empereurs romains, surtout depuis Dioclétien, conféraient la noblesse. Saint Grégoire de Naziance parle d'hommes qui s'enorgueillissent de leur naissance et de ceux qui ne doivent leur noblesse récente qu'à un diplôme impérial. Après la chute de l'empire romain et jusqu'au IMl" siècle, la noblesse fut attachée à la propriété territoriale. Mais, lorsque l'idée de la souveraineté eut repris tout son empire, les rois de France crurent pouvoir conférer la noblesse comme une émanation de la souveraineté. Les premières lettres de noblesse datent du règne de Philippe III le Hardi, et furent accordées à son argentier, i;aoul l'orfèvre, l^s rois, parsuite du même princi|>e, détendirent à tout autre seigneur de donner des lettres de noblesse de l4i l'.oque, Traité de la noblesse, p. 567 >. Le Grand Coutumier déclarât aussi livre i, chap. m que le roi seul pouvait anoblir. Peu à peu les anoblissement» se multiplièrent et donnèrent lieu souventà un honteux trafic. Quelquefois l'anoblissement était la réd-ni pense du mérite et des services rendus ; ainsi, en 1 44 1 , Charles Vil récomoensa i ar l'anoblissement les hommes d'armes qui s'étaient le plus distingués. « Il leur fit donner, dit Berry dans sa Cnronique, de grands dons d'or, d'argent et de rentes à leur vie dans les quatre murs de Paris, et les anoblit et leur donna des armoiries, afin qu'à toujours il en fût mémoire.» De Tliou i livre CVI ) parle de deux irères qui turent anoblis pour avoir délivré Marseille. Malheureusement il n'en était pas toujours ainsi ; on achetait souvent, suivant une expression triviale et expressive , une eavonnette à vilain. En 1696, Louis XIV battit monnaie avec de la cire et du parchemin, comme dit Saint-Simon ; il anoblit, de sa certaine science% pleine puissance et autorité royale ( c'était la tormule des ordonnâm es \ cinq cents personnes , moyennant finance. On lira quatre murions de ce trafie ; mais on exemptait de la taille les nouveaux nobles, et on aggravait le fardeau qui pesait sur les vilains. Les lettres de noblesse étaient expédiées en grande chancellerie et scellées du grand sceau do cire verte, en lacs de soie verte et rouge. Elles devaient être vérifiées par la chambre des comptes et la cour des aidt s. — Voy. pour tout ce qui concerne les anoblis^emeuts, de La Koque, Traite de la noblesse.
ANSÊATIQUES. — Voy. Hanse.
ANSPESSADE. — Ce mot désignait un