‹ Dictionnaire historique des institutions (volume 2)Chapitre 56 sur 300 · APA · texte numérisé non relu

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officier d'infanterie d'nn rang inférieur au caporal. Voy. Daniel, Traite de la milice française.

ANTIPHONAIRE. - Voy. MOtfQUI RELI- GIEUSE.

ANTIQUITÉS. — Voy. Misées.

ANTOINE (Religieux de Saint-). — Voy.

Clergé régulier ; Astosins.

ANTONINS. — Ordre monastique. Voy.

Clergé récilier; Antomns.

ANTRUSTIONS. — Les antrustxons étaient en général des Francs placés sous la protection du roi { in truste régi»). Le mot trust i* est tiré de la langue germanique et signifie aide et protection.

On trouve dans M a mil e la formule par laquelle le roi prenuit un anlrustion sous sa protection : « Il est juste que eetll qui nous promettent une toi inviolable soient p faces sous notre tutelle, et, comme N., notre fidèle, par la laveur divine est venu ici avec ses ahrimans [arimnnma sua), et nous a juré, avec eux, assistance et fidélité, nous ordonnons, par les présentes, que ledit N. soit compté au nombre des amnistions; que celui donc qui aura l'audace de le tuer sache qu'il sera condamné à paver six cents sous d'or pour son wehrgeld. » L'antrustion avait droit à un wehrgcld (voy. <e mol) trois fois plus fort que celui d'un simple homme libre, si l'on commettait un attentat contre sa personne. Le roi jugeait en dernier ressort les causes des antrusiions. Outre les Francs, il v avait quelquefois des Gallo-liomains placés sous la protection royale. Des femmes mêmes y étaient admises. Cette protection royale est encore désignée par les noms de mainbour ou mainbournie. M. Guérard ( Prolég. du Polyptyque d'Irminon , S 'J72 ) distingue les leudcs, les fidèles et les antrusiions. «« Le roi , dit-il , était roi de ses fidèles , seigneur de ses leudes, protecteur de ses amnistions. » Voy. aussi Guizot , Etais sur l'Histoire de France.

APANAGES. — On appelait ainsi les domaines que les rois donnaient à leurs fils puînés. selon Méxeray i Mémoires historiques et critiuws , le mot apanage ou avennage vient d'amen»*», donner des ailes; les enfants paraissaient alors saillir du nid y comme ditComines en parlant de Charles VHl. D'autres iont dériver le mot apanage du latin barbare apanare, donner du pain [pane m ne cibum porrigere,. A partir du xt« siècle, le système des apanages lut appliqué à la maison royale. On a voulu distinguer plusieurs àtfê3 dans l'histoire des apanages. Dans la première époque, de 987 à u&o, les apa-

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nages auraient passé aux collatéraux ainsi qu aux n 1 les ; dans la seconde, de uso ii 1285, les collatéraux auraient etc exclu* de la succession des apanages, ni.cis le droit d'en hériter aurait » i« coiimtvc aux filles. Enfin, de lit*'» a 178», les lil!e» auraient perdu le dn-U de succéder aux apanages. Cette classifn ation commode et facilement adoptée par lesjuriso nullité est en contradiction avec les document* historiques. Saint Louis, en donnant le comté de Clerniotit en apanage a son sixième fils avait déjà exclu les femmes de la succession ; et ce|»eudant on trouve, au xvi* siècle, de* prince.-ses aptnsgecs. Il faut reconnaître que la législation sur cette matière ne s'est formée que successivement, et a été très irregulière juaqu à l'ordonnance de 1566.

Au xi* siècle le fils puîné du roi Uobci' obtint le duché de Bourgogne; en 1 1 37. Louis le Gros donna a son lils Robei* le comté de Dreux. Les apanages se multiplièrent au xin* siècle; Charles, frère de saint Louis, eut l'Anjou, le Maine e* la Touraine; Itoberl, autre frère de sain» Louis , obtint l'Artois , etc. I.e sixième fils de saint Louis, ltobcrt, reçut )« comté de Clermont, et acquit bientôt par mariage le duché de Bourbon. C'est la tige de la maison de Bourbon qui monti sur le trône de France avec Henri IV.

Au xiv" siècle , on trouve de nombreuse» créations d'apanages. Le Duupliiné, réuni à la couronne en 1349, fut l'apanage des fils aînés des rois de France. Jean don nu à» son fils Philippe le Hardi le duché de Bourgogne, qui était devenu vacant en |363 par la mort de Philippe de Rouvre, v dernier descendant du rils du roi Robert, investi de ce duché. Le nouveau duché devint très-puissant sous les quatre ducs de la maison de Valois, Philippe le Hardi, Jean sans l erre, Philippe le Bon et Charles le Téméraire. Louis, frère de Charles V, obtint en apanage l'Anjou et le Maine, et " ' fut le fondateur de la seconde maison d'Anjou. Charles V s'inquiéta des progrès de cette féodalité apanagée. Des lettres patentes de ce prince, du mois d'octobre 1374 , ordonnent que son second fils Louis et les autres fils qui lui pourront nattre , auront chacun en apanage douze mille livres tournois de revenu et quarante mille livres en argent; mais elles suppriment les apanages en terre». Celte sage disposition ne fût pas observée, et, souh Charles VI, le duché d'Orléans fut donne en apanage à Louis, second lilsdeCharlesV. 11 se forma ainsi une nouvelle téodalilé composée de quelques grandes maisons qui troubla la France au xV siècle Louis XI lutta contre la féodalité apanagée et fut

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