BAR
présent écrit mon sceau avec trois poils de ma barbe (cum tribus pilis harbx inex ). »
BARBE D'OB — L'usage des barbes d or, emprunté au paganisme, est mentionné dans quelques poèmes du moyen âge.
Ainsi , il est question dans le roman de Perceforèt d'un personnage à barbe d'or. ( Lac. Sainte-Palaye . Dtctionn. manuscr. d$t antiquités franç., v° Barbe). Les anciens hérauts d'armes portaient aussi une barbe d'or, parce que, ditFavin dans son Théâtre d honneur et de chevalerie. Mercure, messager des dieux, avait une barbe d'or.
BARBETS. — Calvinistes des Cévennes qui portaient de longues barbes. — Voy. Barbe.
BARBIERS. — Les barbiers ou barbierschirurgiens, formaient à Paris une corporation importante des le xine siècle.
Leurs anciens statuts ne se sont pas conservés, mais ils furent renouvelés en 1362, et confirmés par lettres patentes de 1371. La corporation était placée sous la direction du premier barbier, valet de chambre do roi ; on n'y entrait qu'après examen ; la corporation avait le droit d'exclure les indignes. Les barbiers ne pouvaient exercer leur métier à certaines fêtes, si ce n'est pour purger et saigner. En cas de désobéissance de la part d'un membre de la corporation, le maître pouvait requérir l'assistance des sergents du prévôt de Paris. Dans leurs procès, les chirurgiens-barbiers devaient être assistés par le procureur du roi. En 1301 , les barbiers, au nombre de vingt -six, approuvèrent- un acte qui les rendait res-
Ïionsables sur leurs corps et leurs biens de a capacité de tous ceux oui cumulaient les fonctions <lr barbiers et de chirurgiens. Enfin, un barbier-chirurgien ne devait soigner un blessé qu'en cas de nécessité. Lne ordonn-tnee du mois de juillet 1304, défendait aux notaires d'exercer le métier de barbier ( Ordonnances des rois de France, t I, p. 417).
Les statuts des barbiers-chirurgiens furent confirmes par plusieurs rois et appliqués aux corporations de barbiers qui se formèrent dans la plupart des villes. Quelques statuts particuliers prescrivaient aux barbiers de ne saigner qu'en bonne lune. A Carcassonc, la corporation avait une bannière où l'on voyait l'image de sainte Catherine dans une roue de rasoirs.
Plus d'une fois le co/fepe des chirurgiens réclama contre les usurpations des barbiers, qui ne voulaient pas se borner à saigner, à purger et à panser quelques
blessures. Une ordonnance du prévôt de Paris, en 1596 . confirmée par un arrêtdo parlement | M juillet 1603 ), enjoignit aux barbiers de se renfermer dans l'exercice de leur métier. On leur défendit de changer le nom de barbiers^ hirurgiens en celui de chirurgiens-barbiers. CeUe corporation a existé jusqu'en 1789.
BARBIERS -ÊTUYTSTES. - Voy. Baigneur.
BARDE. — On appelait barde, dans le vieux langage français, l'armure complète des chevaliers ; de là, l'expression barde de fer. (Voy. au mot Ahmf.s la description des diverses pièces de l'armure.) Les plaques de fer dont on couvrait les chevaux s'appelaient aussi barde.
BARDE. — Voy. Barde.
I. \R DES - Anciens poètes de la Gaule, de lu Grande-Bretagne et de la Germanie. On donnait le nom de bardit au chant de guerre qu'ils entonnaient avant de marcher au combat. Le barde était musicien et poète; souvent même il était théologien, légiste et historien. Dans les temps où l'écriture était à peine connue, on confiait à la mémoire de ces poêles les traditions nationales, les textes de la loi auxquels on donnait une forme rhytbmique. enfin les dogmes de la religion. Les ménestrels, les jongleurs, les troubadours, et les trouvères du m yen âge ont été les héritiers det bardes gaulois. A la bataille d'Hastings. Taillefer animait les Normands par de* chants guerriers :
Taillefer, kl moult bien enntout Su r un cheral ki tort alont , Devant li Dan alout cantant De K.irtemaine et de Aollant, Et d'Oliver et dei Vanali K! morurent en Menchcvala.
L'hospitalité se payait souvent par an<
chanson ou un fabliau :
Uaago* est en Normandie Que , qui herbergiea e*t . die Fable ou chanson lie (joyeuse)
Voy. pour les détails V Histoire des barde* et des troucères normands par Tant*
de La Rue.
BARDIT. — Chant des bardes. Yoy
Bardes.
BABNAB1TES. — Voy. Clergé régulier.
BARON. — Le nom de baron vient du mot bar, qui , en langue germanique , signifiait homme par excellence, et répondait au latin tir. Le titre de baron était dans l'origine un des plus illustres, et paraissait renfermer tous les autres. Les contemporains de Guillaume le Conqué-
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raDt l'appelaient le fameux baron ; un ancien historien appelle Louis MU baron. 11 semble , dit Lacurne Sainte - Palave (Dictionn. des antiq. fr., r» Basos), que les titres de baron* , marquis , ducs et comtes étaient souvent con rondos au
féodal. Le nom de baron parait avoir «Hé le terme générique pour toute espèce de grand . seigneur , celui de duc pour toute espèce de chef militaire, celui de comte et de marquis pour tout commandant d'un territoire. Ces titres sont employés à peu près indistinctement dans les romans de chevalerie. Lorsque la hiérarchie féodale fut constituée, le nom de baron désigna un seigneur d'un rang inférieur au comte, et supérieur au simple chevalier. (Voy. Féodalité. ) Le mot baronnie indiquait aussi, dans les premiers temps, un flef d'une haute importance. Les lettres des rois, qui assignent des apanages à leurs frères, indiquent qu'ils doivent être tenus en comté et baronnie ( in comitatum et 6aroniam ).
Le chef de la maison de Montmorency prenait le titre de premier baron de France; ce fut en 1390 que Jacques l«p, sire de Montmorency, se donna cette qualification; Bon avocat exposa 3es titres devant le parlement de Paris. 11 en résultait u'à l'époque oh Robert le Fort , bisaïeul e Bagues le Capet, s'était emparé du duché de France, le baron de Montmorency lui avait le premier prêté serment de vassalité et était ainsi devenu premier baron du duché de France.
BARONNIE. — Voy. BARON.
BARRAGE. — Droit féodal que les seigneurs levaient sur les marchandises qui passaient sur leurs domaines par terre ou par eau. (Voy. Féodalité.) Le nom de barrage venait de la barre qui interceptait le passage )usqu'à ce qu'on eût payé le droit. Cet impôt fut dans la suite perçu exclusivement au profit du roi et levé aux barrières des villes. Il conserva longtemps le nom de barrage.
BARRE. — Il existait autrefois au parlement de Paris une barre en fer qui séparait les luges des avocats et des parues. On y faisait comparaître les accusés. On appela barreau le banc des avocats près de la barre. Ces termes se sont conservés, lors même que la barre eut disparu. Le nom de barreau a désigné le corps entier des avocats , et on emploie encore aujourd'hui len expressions citer à la barre , faire comparaître à la barro. On les a plus d'une fois appliquées aux assemblées politiques, et surtout a la Convention , qui faisait comparaître les accusés
devant elle, ©n venait aussi présenter de*
pétitions à la barre de l'AswmWeo.
BARBEAU. - Voy. Bahre et Jcstice.
BARKEMK. — On était dans l'usage, a* dernier siècle, d'appliquer ce nom à une méthode de calcul dont on trouvait on modèle dans l'arithmétique de Barrème.
BARRETTE. — La barrette était, dans l'origine, un bonnet carré que portaient t outes les classes indistinctement; aujourd'hui ce bonnet e*t réservé aux ecclésiastiques. Les cardinaux reçoivent du pape la barrette rouge. Voy. Cardixacx.
BARRICADES. — Au moyen âge, les bourgeois tendaient, au coin des rues, des chaînes scellées dans des bornes on des poteaux C'étaient des barricade* en permanence , destinées A protéger les vilains contre les seigneurs. Plus d'une fois, et surtout en 1588 et en 1648, les barricades furent dirigées contre l'autorité royale et poussées jusqu'au Louvre. Le xix* siècle a eu aussi ses barricades en juillet 1830, février et juin 1848.
BARRIÈRES. — L'usage des barrières, placées aux portes des villes et gardées ar des troupes ou des douaniers, remonte une haute antiquité I es Romains établi.-sabnt hux barrières des stationnaires. Au moyen âge, on nomma sergents des barrières les soldats chargés de ce service. Dans une charte de Philippe Auuste citée par du Gange il est question e ces gardes qui veillent aux barrières et aux portes (qui barras et portas villas servant'. Il y avait aussi des barrières devant les principaux hôtels, attn de les protéger contre la foule qui se pressait quelquefois aux portes. On en voyait encore, au xvme sicYle, devant l'hôtel d'Armagnac qu'occupait le grand écuver, et devant l'hôtel de bouillon où habitait le grand chambellan. Le doyen des maréchaux de France, comme représentant le connétable , le chancelier et le garde des sceaux de France avaient aussi droit de barrière.
BARRILLTRR. - Le harrillier était un
des officiers de l'échansonnerie du roi ; le soin du vin lui était spécialement confié.
BAS. — Partie inférieure des chausses, on disait primitivement 6>i* de chausses et ensuite simplement bas. Voy. Habillement.
BAS COTÉS. — Galeries latérales des églises. Voy. Basilique et Eglise.
BASSE JUSTICE. — Voy. Justice.
BAS-RELIEF. — Les bas-reliefs sont, en général, des sculptures dont les figures