‹ Dictionnaire historique des institutions (volume 2)Chapitre 76 sur 300 · LUS · texte numérisé non relu

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ne sont point isolées , roai3 adhérentes à un fond ou champ , soii qu'elles y aient été appliquées , soit qu'elles fassent partie de la matière dans laquelle elles ont été travaillées. On distingue trois genres de reliefs : le haut-relief oit les figures sont entières ou paraissent saillantes hois du fond ; le demi-relief, où la ligure sort a mi -corps du plan ; enfin, le bas-relief pro-

{ireiuent dit est celui où les figures perdent eur saillie, et sont représentées comme aplaties sur le fond. Les portails des églises ogivales sont presque toujours ornés de bas-reliefs représentant des sujets tirés de la Bible ou du Nouveau Testament, tels que le Jugement dernier, Y Assomption de la Vierge, la Résurrection, etc. On remarque, parmi les bas-reliefs modernes, les sculptures de la porte Saint-Denis commencées par Girardon et terminées par Michel Anguière, et les bas-reliefs de la fontaine dos Innocents par Jean Goujon.

BASILIQUE, — Ce mot qui signifie Mai- «on royale, désignait, dans l'origine, une galerie soutenue par des colonnes et terminée par un hémicycle, i es préteurs y rendaient la justice et les avocats y donnaient leurs consultations. Lorsque les chrétiens sortirent des cryptes ou églises souterraines, ils prirent pour modèle de leurs nouveaux temples la basilique romaine. L'évèque siégea à l'extrémité de 1 ht tiiic.ycle à la place qu'occupait le préteur ; il y était entoure de son cierge. Ce lieu se nommait l'apside ou abside (voy. Apside). En avant était l'autel, qui avait la forme d'un tombeau antique ; au-dessous* la crypte rappelait l'église primitive des chrétiens. Dans la suite, on coupa la basilique par deux nefs transversales qu'on appela transsepts ou croisées. Le chœur se terminait au transsepts ; là étaient placés deux pupitres, nommés amô*on«, où les diacres lisaient au peuple l'épttre et l'évangile. On les a remplacés dans la* suite par un jubé, dont le nom vient de la formule que prononce le diacre avant de lire l'évangile, formule qui commence par ces mots : Jube , domine. Dans l'Eglise primitive, un voile séparait le chœur du vaisseau ou nef ( navis) ; on ne l'ouvrait qu'au moment de l'élévation. La nef était elle-même subdivisée; des rangs de colonnes la séparaient des nefs latérales ou bas côtes. Les hommes et les femmes n'étaient pas confondus ; une nef spéciale était assignée à chaque sexe , et des voiles les séparaient. Les néophytes n'étaient admis que dans un vestibule nommé- porche et placé à l'entrée de la haailique. Les pénitents attendaient dans le même lieu qu'il leur fut permis d'en-

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trer dans le temple. Le porche lui menu était précédé d'une grande cour, qu'on appelait atrium ou aitre , et qui servit sottTejH de cimeture au moyen âge. On prêchait aussi quelquefois dans ['atrium. D. Manillon, Valois et D de Vaines préu ndent que, dans l'origine, on appelait exclusivement basiliques les églises des moines.

BASOCHE. — Corporation des clercs du parlement de Paris. Voy. Bazochb.

BASSE-COUR. — Voy. Cuatead fort

BASSINET. — Espèce de casque qui ne couvrait que le crâne. Voy. Akmes.

BASTERNE. — Les baslernes étaient des chariots qui servaient de voilures aux mis et aux reines iiu temps des Mérovingiens. Ils étaient traînés par des bœufs Ce fut un chariot de cette espèce qui , en 493. transporta Clolilde à S issons où elle allait célébrer son mariage avec Clovis. Boileau a fait allusion aux nasternes dans ces vers si connus i

Quatre bœufs attelés, d'un pat tranqniUe etiem, Promenaient dans Paris le monarque indolent.

BASTILLE. — Le nom de bastille s'appliquait primitivement à toutes les fortifications élevées hors des murs d'une place ; mais il est resté spécialement attache à la Bastille du faubourg Saint-Antoine, à Paris. Il existait, depuis une haute antiquité , une forteresse en ce lieu. Ott vuit que le prévôt Etienne Marcel tenta de s'y réfugier en 1 359. Mais la Bastille, qui a élé célèbre dans l'histoire de Fram ne datait que de 1370. Le prévôt des marchands , Hugues Xubriot, en posa la première pierre. la Bastille ne lut terminée qu'en 1382. A cette époque, Hugues Aubriot , accusé d'hérésie, fut enfermé dans la prison qu'il avait fait élever. La Bastille, agrandie successivement et garnie de fortifications nouvelles, présentait huit tours gigantesques reliées entre elles par des murailles de huit pieds d'épaisseur et protégées par un large et profond fossé. Les prisons de la Bastille étaient célèbres dans toute l'Europe ; les malheureux qu'on y enfermait, en vertu d'une lettre de cachet, y languissaient souvent ignoré* jusqu'à leur mort. Voltaire y fut deux fois emprisonné, la Ghalotais , I.atudc, l'avocat I .inguet firent connaître les cachots de. la Bastille. Linguet surtout les signala a l'indiunaiion publique. De là la haine populaire qui éclata plus d'une fois coout la Bastille, et enfin la destruction de cetuforteresse le 14 juillet 1789. Une colonne surmontée d'un génie s'élève aujourd'hui sur l'emplacement de la Bastille.

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