‹ Dictionnaire historique des institutions (volume 2)Chapitre 77 sur 300 · BAT · texte numérisé non relu

BAT

BASTION. - Partie des fortifications.

Voy. Fortification.

BATAILLE. — Le mot bataillé a servi longtemps à désigner un corps d'armée tout entier. On lit dans les mémoires d'Arthur de Richemont ( année 1426 ) : » Les Anglais Tinrent jusqnes à an trait de l'arc et il y en eut deux ou trois qui Tinrent se faire tuer dans notre bataille. » Bataillon est un diminutif de bataille. Ce n'est que depuis le règne de Louis XIII , vers 183S , que le mot bataillon a designé une partie d'un régiment; la force des bataillons a beaucoup varie ; ils 6ont aujourd'hui d'environ hait cents hommes. L'usage des bataxllons carrés paraît assez récent. Les Espagnols se formèrent en bataillon carré à Rocroy, en 1643 , et lancèrent des feux de toutes parts , pour employer l'exprèssion de Bossuet.

BATAILLON , BATAILLON CARRÉ. - Voy. Bataille.

BATARD. — Le bâtard était , sous le régime féodal, considéré comme un aubain et sa succession comme une épave (voy.

Aubain et Epave). Le seigneur, dans le domaine duquel il naissait ou mourait, était maître de sa personne et de son bien. C'est ce qu'on appelait rfrotl de bâtardise. Au xi ii« siècle, les jurisconsultes commencèrent à réclamer pour le roi le droit exclusif de bâtardise ; ifs déclarèrent en même temps que le bâtard pourrait disposer par testament d'une partie de son bien. La lutte qui s'engagea entre l'autorité royale et les seigneurs féodaux, à l'occasion du droit de bâtardise , se prolongea pendant plusieurs siècles. Au xvi* siècle , quinze coutumes se prononcent en faveur des seigneurs; dix-sept pour le roi. 11 fut enfin décidé qu'au roi appartenait la succession de tous les bâtards; ce fut un des droits domaniaux.

Cependant on réserva le droit des hauts justiciers, qui avaient de toute antiquité hérité des bâtards, à condition que les bâtards fussent nés sur leurs terres, y eussent vécu et y fussent morts. La révolution de 1789 a aboli le droit de bâtardise, en autorisant les bâtards â disposer de leur bien par testament ; mais, dans le cas où ils meurent sans avoir testé , leurs biens reviennent à l'Etat. — Le bâtard d'un noble pouvait , s'il était reconnu par son père , porter le nom et les armes de la famille, mais il devait y ajouter une barre qui traversait entièrement son écusson de gauche à droite et que ni lui ni ses descendants ne pouvaient enlever. Voy.

j>our les détails Bacquet, Du droit de

BATARDISE. - Voy. Bâtard.

BATEAUX. — Voy. Marike.

BATEAUX A VAPEUR. — Voy. Vj BATELEURS. - Voy. TbEatbe.

BATELIERS DE LA SEWE. - Voy.

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