CAF
de Jus8ieu remit les deux aTbnstes à des Clieux qui partait pour la Martinique en qualité do lieutenant ùe roi. On rapporte que, pendant la traversée, l'eau ayant manqué aur le vaisseau, des CJicux se priva chaque jour d'une partie de la petite portion qu'il recevait, pour arroser les arbustes qui lui ét lient canoë*. Son dévouement fut récompensé; ces deux arouates om produit i es laners» ues Anime*» , qui sont encore aujourd'hui la principale richesse de ces lies Dès 1 726 , un inventaire dressé à la Martinique constata que cette Ile possédait deux cents catiers assez forts et produisant de* fruits, deux mille plants moins avancés, et un nombre infini d'autres dont les graines commençaient à sortir de terre. Saint-Domingue ne larda pas à rivaliser avec la Martinique,
Avant cette époque, l'Ile Bourboo produisait des catiers qui sont restés célèbres. Dès 1716, un vaisseau qui revenait de Moka, et qui monillait à l'Ile Bourbon , y avait apporte comme curiosité une branche de caher chargée de (leurs et de fruits, i.es habitants, à qui on la montra, furent tort étonnés d'y reconnaître un des arbres île leurs montagnes. Us allèrent chercher des branches de ceux-ci qu'ils comparèrent ensuite à l'arbre de Moka, et qui se îrouvèrent être parfaitement semblables.
'Le Grand d'Aussy, d'après les Mémoires de l'Académie de* Sciences, année 1 7 16;.
CAFÉS PUBLICS. — Des cafés publics Rétablirent à Paris peu de temps après que 'usage du café s'y fut répandu Le Grand t'Aussy donne a ce sujet les détails suivants : « En 1672, un Arménien, nommé Pascal , ouvrit à la foire Saint Germain , et ensuite sur te quai de l'Ecole, un café semblable à ceux qu'il avait vus àConstanîinople et dans le Levant. D'autres Levantins , à l'exemple de Pascal , établirent .des cafés. Quelques-un» se tirent cafetiers am butants. Ceints d'une serviette blanche, ils portaient devant eux un éven taire de ferblanc qui contenait les ustensiles nécessaires pour faire le cafe Dans la main droite ils portaient un petit réchaud avec une cafetière; dans la gauche, une fontaine pleine d'eau pour remplir la cafetière quand il serait nécessaire. Ils allaient, avec cet appareil, de rue en me, annonçant à grands cris leur café. Quoiqu'ils ne le vendissent que deux sous la tasse, ils n'eurent aucun succès, parce que le goût du café n'avait pas encore pénétré dans les classes inférieures. Les cafetiers qui tenaient boutique ne réussirent pas mieux , parce qu'on ne trouvait dans leurs cafés ni propreté ni commodité. Le premier qui comprit la nécessité d'orner son café avec
CAO 99
goftt . fut l'Italien Procope qui s'établit
d'abord rucdeTouraon , et ensuite rue des Fos»é$~Sainl-(iermain-.ie3-Pres (aujourd'hui rue de VAncimnt Comédie), en face de la Comédie-Française. Il vendit du café . du thé , du chocolat . des «laces , et des liqueurs de toute espèce. Son succèk lut rapide , et il eut un si grand nombre d'imitateurs que , dès i«76 , il fallut reunir en corporation les cafetiers ou limonadiers. Ils étaient généralement désignes sous ce dernier nom. »
L'établissement de ces cafés publics eut. comme te remarque Le Grand d Aassy. une influence considérable aur les maaurs. Au xvir» siècle, les grands seigneurs allaient au cabaret et ne rougissaient pas de s'y enivrer. Louis XIV n'avait pu détruire cet usage. Les entés eurent longtemps un caractère plus décent. Le caié Procope surtout devint le rendez-vous de gens de lettres, parmi lesquels on remarquait Saurin , Lamotte Houdart . J. B. Bouaseau , etc., et jusqu'à nos jours il a conservé quelques vestiges de son ancienne réputation. Us cafés se multiplièrent tellement pendant le x vin* siècle, qu'on en comptait six cent 1 à Paris sous Louis XV ; aujourd'hui on les compte par millier»* Il s'en est établi jusque dans les villages, et leur influence,
3ui avait paru utile au commencement u xvin» siècle, est devenue pernicieuse.
Les cafés-estaminets ont trop souvent rap pelé ces tavernes des xvi«et xv«« siècles , dont les orgies avaient provoqué le dégoût d'une société plus polie, on a cherche . de nos jours, à attirer le public par le lux*des glaces et des meubles, et par rétablissement de cafes-concens , dont l'usage existait depuis longtemps eu Allemagne.
Les cafés s»nt, comme tous les lieux pu blics. sous la surveillance spéciale de la police et de l'autorité municipale. Les maires ont le droit d'y interdire les briards , jeux de cartes , bals publics , musique, danses , etc., et de fixer l'heure de la fermeture. C'e-t ce qui résulte d'un grand .n<<mbre d'arrêts de la caur ne cassation, principalement d'arrêts du 13 décembre 1834 , 13 janvier 1837, 7 juillet 1838, 13 novembre 1835.
CAGES DE FEB. — L'usage d'enfermer les prisonniers dans des cages do fer exista pendant tout lemoven âge; mais les cages de fer de Louis X I ont fart oublier les autres. Klles étaient construites de telle sorte que les prisonniers ne pouvaient s'y tenir ni debout, ni couchés, ni assis: ils y étaient courbés. Telles étaient les prisons que Louis XI nommait ses fillettes.
CAGOTS. — Les eagots, cagou* , ca~ coux, cacous, caqueux, sont une race