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OFFICIERS DE POLICE JUDICIAIRE

— Fonctionnaires qui sont spécialement chargés de rechercher les crimes, les délits , les contraventions et de les constater. Les gardes champêtres et les gardes forestiers ont pour mission de rechercher les délits et contraventions dans le territoire pour lequel ils sont assermentés.

Les commissaires de police, les maires et leurs adjoints sont aussi des officiers de police judiciaire. Ils peuvent dresser des procès-verbaux et recueillir les premiers indices. Les officiers de gendarmerie, les juges de paix, les juges d’instruction , les procureurs impériaux et leurs substituts , les préfets dans les départements et le préfet de police à Paris, sont -es principaux officiers de police judi-

ciaire.

OFFICIERS DE SANTÉ. — Les officiers de santé peuvent exercer la médecine , comme les docteurs-médecins, mais seulement dans un lieu déterminé. Ce titre s’obtient après un examen soutenu devant les jurys médicaux des départements. On ne peut se présenter à ces examens qu’après cinq ans d’études dans les hôpitaux civils ou militaires ou six ans de travaux auprès de docteurs en médecine.

OFFRANDES. — Parmi les offrandes aux églises , on doit remarquer celle du duc de Bourgogne , Charles le Téméraire. Etant à Dijon en 1474 , il envoya à l’église de Saint-Biaise à Paray-le-Monial une figure de cire représentant sa personne et deux grands cierges avec ses armes , le

tout pesant cinq cent quarante livres.

•Chronique de 1400 à 1476. cité

romque ae 1400 à 1476. citée par Theod. Godefroy, au t. IV de l’Histoire de Louis XI , p. 398.)

OGMIUS. — Ogmius était un dieu gaulois qui avait quelque rapport avec Hercule et Mercure. Il était, comme le premier, le dieu de la force, et, comme le second, le dieu ce l'éloquence. Les Gaulois exprimaient l’éloquence d9 Ogmius par un symbole assez ingénieux, ils représentaient des chaînes partant de sa bouche et se rattachant aux oreilles de ses auditeurs, que le charme de sa parole tenait captifs.

OIES. — Les Gaulois faisaient à Rome un grand commerce d’oies. Il en partait des troupeaux immenses, surtout du pays des Morins T département du Pas-de-Calais). Pline le naturaliste rapporte avec étonnement qu’ils allaient à pied jusqu’à Rome, et il remarque que les conducteurs employaient pendant la route une adresse singulière pour faire heureusement parvenir toute la troupe à destination; ils plaçaient au premier rang les oies qui étaient fatiguées, afin que la colonne que formaient les autres, les poussant en avant, elles fussent forcées de marcher. Dans la suite , le commerce des oies , quoique moins étendu, resta toujours en honneur dans les Gaules. Charlemagne voulait que ses maisons de campagne en fussent pourvues, et un vieux proverbe prouve en quelle estime était l’oie parmi nos pères : Qui mange Voie du rot, cent ans après en rend la plume . C'était le grand régal du peuple et des bourgeois. Les oies , prises au pillage d’une ville , étaient réservées, au xiv® siècle, pour le grand maître des arbalétriers , comme on le voit dans la somme rurale de Bouteiller. Les rôtisseurs n’avaient presque que des oies dans leurs boutiques. De là le nom dyOyers qu’on leur donnait. La rue où ils s’établirent à Paris en prit le nom de rue aux Oues , que l’on a plus tard corrompu et changé en celui de rue aux Ours. Aujourd’hui encore, quoique Voie ait beaucoup perdu de sa réputation culinaire, un certain nombre de villes, telles que Metz, Audi, Strasbourg, Bayonne, s’enrichissent du commerce des oies. Le foie est surtout estimé. Déjà, du temps des Romains, on savait développer le fcie des oies en les nourrissant de figues, comme on le voit dans Horace:

Pinguibua et ficis pastum jecur anseris

OGI\E, OGIVAL. — 11 a été question des ogives et des formes ogivales , qui

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