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POLITIQUES

ORDRES DE CHEVALERIE. — Chevalerie instituée par les rois. Voy. Chevalerie (Ordres de), p. 47.

ORDRES RELIGIEUX. — Communautés religieuses vivam sous un seul chef. Voy Abbaye et Clergé régulier.

ORDRES SACRÉS. T Voy. Ordre. On distingue les ordres mineurs et les ordres majeurs. Les quatre ordres mineurs sont ceux de portier , d'exorcisfe, de lecteur et d "acolyte. Primitivement, les acoly'cs faisaient, sous la direction du diacre, les fonctions de soudiacres , avant que ces derniers eussent été institués. Us portaient aux fidèles les pains bénits et 1 eucharistie. Les ordres majeurs sont ceux de soudiacre , diacre et prêtre. Les ordres mineurs n’emportent pas d’engagement irrévocable; les abbés réguliers peuvent les conférer aux moines placés sous leur direction. Mais l'évêque seul peut donner les ordres majeurs.

OREILLES COUPEES. — Genre cfe supplice désigné aussi sous le nom d 'essorillement . Voy. Essorillement.

ORFÈVRERIE. — L’orfe'vreme ae s Gaulois se réduisait à quelques anneaux d’or ou d’argent, à des colliers dont ils se paraient aux jours de combat et que l'on retrouve encore dans leurs tombeaux.

L’usage d'ensevelir avec le guerrier une partie de ses richesses passa aux Francs. Les abeilles d’or que renfermait le tombeau de Chiipéric 1er en sont une preuve. Le luxe de la vaisselle d’or et d’argent que les Romains avaient introduit dans la Gaule ne disparut pas entièrement avec eux. Les grands continuèrent de se servir de bassins d’or et d'argent , de coupes ou la richesse de la matière le disputait à la perfection de l'art. Au vn« siècle, saint Éloi mérita de devenir le patron des orfèvres. « U fit, dit Saint-Ouen ( Vie de saint Eloi ), un grand nombre de chasses d’or et d'argent enrichies de pierres précieuses, celles de Germain, évêque de Paris; de Séverin, abbé d'Agaune ; de Piaton prêtre et martyr; de Quintin ; de Lucien, évêque de Beauvais; de Geneviève, de Colombe, de Hlaximin , de Julien et de beaucoup d'autres. Il exécuta admirablement, en or et en pierreries, la châsse de saint Grégoire de Tours. » Pendant longtemps , Vorfévrerie fut presque

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exclusivement consacrée aux ornements des églises. Les reliquaires, lampes, vases, qui remontent au moyen âge, prouvent que les orfèvres de cette époque travaillaient For et l’argent avec une merveilleuse habileté.

L’orfèvrerie se sécularisa, comme tous les arts, vers la fin du moyen âge, et les rois firent des règlements pour la corporation des orfèvres. Un édit du roi Jean (août 1355) entre dans de grands détails sur la manière dont les ouvrages d’orfèvrerie devaient être travaillés afin d’éviter les fraudes.

La vaisselle d’or et d’argent de Charles V était remarquable par sa magnificence; elle se composait de quatre cent trente-sept pièces d’argent, de quatre cent quarante-huit d’argent doré, et de deux cent quatre-vingt-neuf pièces d’or; il y avait deux cent quatre-vingt-douze pièces de vaisselle d’or garnies de pierres fines. On y remarquait entre autres une grande nef ou meuble de table ( voy. Nef), qui était en or et pesait cent vingt-cinq onces ; c’était un'présent que la ville de Paris avait fait au roi. La librairie , ou bibliothèque établie par ce prince dans la tour du Louvre, était éclairée par de belles lampes d’argent. A la fin du xive siècle et au commencement du xv«, les ducs de Berry, de Bourgogne et d’orléans se signalèrent par leur magnificence. Sous Charles Vil, on exécuta aussi de nombreux ouvrages d 'orfèvrerie pour Agnès Sorel.

Au xvie siècle, le luxe de V orfèvrerie s’accrut avec la richesse que le commerce et les découvertes maritimes avaient prodigieusement augmentée. Claude de Seyssel en parle ainsi dans son histoire de Louis XII : « On use de vaisselle d’argent en tous états sans comparaison , plus qu’on ne souloit (avait coutume), tellement qu’il a été besoin sur cela faire ordonnance pour corriger cette superfluité; car il n’y a sortes de gens qui ne veuillent avoir tasses, gobelets, aiguières et cuillères d’argent au moins. Et, au regard des prélats et seigneurs , ils ne se contentent pas d’avoir toute sorte de vaisselle d’argent , tant de table que de cuisine, si elle n’est dorée, et même quelques-uns en ont grande quantité d’or massif. »

Sous François Ier et Henri II, 1 ’or/ev rerie devint de plus en plus une œuvre d’art. Benvenuto Cellini , attiré en France par François Ier, fut un des artistes les plus habiles du xvic siècle. Il forma des disciples entre lesquels on remarque Jean Cousin. 1 /orfèvrerie de cette époque, quoique souvent maniérée, comme toutes

les œuvres de la renaissance, est encore justement estimée.

Au xvn« siècle , et principalement sous Louis XIV, Claude Ballin travailla , avec un art remarquable, des vases, des tables, des candélabres, en or et en argent massif. Saint-Simon rappelle, dans ses Mémoires ( t. VII , p. 210 ) que, pendant la guerre de 1688 , « tant de précieux meubles d’argent massif qui faisaient l'ornement de la galerie et des grands et petits appartements de Versailles et l’étonnement des étrangers , furent envoyés à la monnaie , jusqu’au trône d’argent. » 11 ajoute que les ennemis se raillèrent « du peu qui en revint et de la perte inestimable de ces admirables façons plus chères que la matière , et que le luxe avait introduites depuis sur les vais selles. »

Au xvine siècle, Vorfévrerie , dont les produits furent plus variés et plus répandus que jamais, subit l’influence du mauvais goût alors à la mode. On chercha plus tard à se rapprocher des formes antiques , et on adopta, dans Vorfévrerie, comme pour les autres arts , un type plus sévère et plus conforme aux véritables modèles.

ORFÈVRES. — Les orfèvres, qui travaillent les matières d’or et d’argent, formaient une corporation dès le xin® siècle; ils sont mentionnés dans le Livre des métiers d’Étienne Boileau. Charles VL leur donna , en 1497, le titre d'orfèvres changeurs , qu'ils ont conservé jusqu’à Charles VIII. Ils étaient soumis à la juridiction et à la surveillance des officier^ préposés aux monnaies.

La corporation des orfèvres était une des plus riches de Paris, et formait le sixième corps des marchands, qu’on appelait corps de l’orfèvrerie . Ou en comptait cent seize à Paris en 1292 , comme le prouve la Taille de Paris sous Philippe le Bel. Tous les ans, à Pâques, les orfèvres donnaient un dîner aux prisonniers et aux pauvres de l’Hôtel-Dieu. Les frais de ce repas étaient fournis par une caisse appelée la boîte de saint Eloi, et formée par le denier à Dieu qu’on lui payait sur toutes les ventes d'orfèvrerie.

C’était autrefois à la corporation des orfèvres de Paris qu’était confié le poinçon pour la marque des matières d’or et d’argent. Cette marque avait été établie, dès 1275, par Philippe le Hardi. Voy. Or ( matières d'or et d’argent ). Les orfèvres reçus à Paris pouvaient exercer dans toute la France, en vertu d’une ordonnance de Henri III , rendue en 1581. Les orfèvres avaient pour patron saint Èloi et

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faisaient célébrer des messes dans la chapelle qu’ils avaient élevée sous son invocation , dans la maison commune de leur corporation. Cet usage existait déjà en 1355 , comme le prouve l’édit du roi Jean, et les orfèvres conservaient dans leurs archives une bulle du pape Benoit Xlll qui le consacrait.

Les maîtres - orfèvres qui tombaient dans la pauvreté et leurs veuves étaient logés par les gardes en charge dans la maison commune de V orfèvrerie , et ils y recevaient des secours fournis par les aumônes et par le trésor de la corporation. Les orfèvres avaient fait construire, dès 1399, un corps de batiment annexé à leur maison commune et appelé V Hôpital des orfèvres de Paj'is.

Les confiscations prononcées en justice , à la requête des gardes du métier, appartenaient à la maison commune des orfèvres y ainsi que le tiers des épaves ou objets trouvés et remis au bureau des orfèvres. Des édits de 1355 et de 1378, permettaient aux orfèvres d’en disposer en faveur des membres de leur corporation devenus indigents ou pour l’entretien du service divin. Parmi les prérogatives du corps des orfèvres de Paris, figurait celle de porter le dais des rois de France et des princes à leur entrée dans cette ville. Depuis 1643, ils avaient le droit de complimenter le roi dans les circonstances solennelles , comme les cours souveraines, Phôtel de ville, et Funiversité. Ils en usèrent en 1 7*23, 1728, 1745, etc., et firent frapper des médailles pour en perpétuer le souvenir.

D’après les lois modernes, toutes les personnes qui travaillent les matières d’or et d’argent sont tenues d’en faire la déclaration à la préfecture du département et à la mairie du lieu qu’elles habitent. Elles sont obligées d’avoir leur poinçon particulier avec leur nom sur une planche de cuivre à ce destinée. Les orfèvres doivent inscrire sur un registre , la nature , le nombre, le poids et le titre des matières d’or et d'argent qu'ils achètent ou vendent avec les noms et demeures de ceux à qui ils les ont achetés.

ORGANISATION MILITAIRE. — Dans un article spécial, nous avons esquissé l’histoire des anciennes armées de la France ( voy, Armée). Il a été question dans un autre article des principales dignités militaires (voy. Hiérarchie militaire); il reste à exposer l’organisation des différents corps de l’armée, infanterie , cavalerie , artillerie , et armes spéciales.

Infanterie . — L’infanterie française.

ne date, comme corps permanent, que du règne de Charles VIL II organisa, en 1445, les francs archers. Toutes les villes et campagnes devaient fournir, par cinquante feux ou maisons, un archer remarquable par sa taille et sa vigueur; il était armé et équipé aux frais des cinquante maisons; on lui fournissait un arc et des flèches, et on les renouvelait aussi souvent qu’il était nécessaire. Il avait pour armes défensives un jaque (voy. ce mot) et une salade (voy. p. 41, fîg. T). Les francs archers ne recevaient pas de solde, si ce n’est lorsqu’ils entraient en campagne sur l’ordre du roi; mais ils devaient toujours tenir leurs armes en bon ordre, tout en se livrant à l’agriculture ou à tout autre métier. Ils étaient francs de taille, et c’est de là que leur vînt le nom de francs archers . Cette infanterie rendit des services sous Charles Vit et contribua à chasser les Anglais de la Normandie et de la Guierme. Mais elle était trop dispersée pour avoir un véritable esprit militaire. On ne tarda pas à s’en moquer. Villon composa la satire intitulée : Le franc archer de Bagnolet . L’archer aperçoit un épouvantail.... fait en façon de gendarme , et demande grâce :

En l'honneur de la passion De Dieu que j’aie confession 1 Car jo me sens jà fort malade.. ..

On a accusé Louis XI d'avoir supprimé les francs archers, parce qu'il redoutait une infanterie nationale; mais, avant d’abolir cetie institution , Louis XI chercha à la réformer. On a de lui plusieurs ordonnances qui ont pour but de rétablir la discipline dans ce corps, de lui assurer une solde et des moyens de transport pour les armes et pour les vivres. Ce fut seulement après avoir reconnu l’impuissance de ces efforts que Louis XI supprima les francs archers . Il n’est pas impossible, d’ailleurs, que ce despote ombrageux ait préféré des mercenaires étrangers à une armée française; ce qui est certain, c’est que les francs archers furent supprimés vers 1480, et remplacés par une infanterie étrangère.

Les Suisses, qui avaient signalé leur valeur à Granson , à Morat et à Nancy, formèrent la principale force de V infanterie française . Louis XI et surtout Louis Xll y ajoutèrent des fantassins allemands, connus sous le nom de lansquenets et bandes noires . Louis XII , abandonné par les Suisses en 1509, chercha à organiser une infanterie nationale, dontil confia le commandement à Bayard et à Vandeuesse; inuis une nation ne s'improvise nas, et, à cette époque, l’esprit national

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manquait entièrement au peuple, qui n’avait ni droits ni part au gouvernement. On ne le trouvait que dans la noblesse, qui formait une excellente cavalerie: les elforts de Louis Xïl échouèrent. François Ier tenta encore d’organiser une infanterie nationale, sous le nom de légions provinciales . Il devait y avoir sept légions, fortes chacune de six mille hommes; mais cet essai ne réussit pas mieux, comme le prouve un témoignage contemporain et impartial (voy. le texte de l’ambassadeur vénitien, au mot Armée, p. 35, 2® colonne).

Henri II, après la défaite de Saint- Quentin , organisa , vers 1558 , les premiers régiments qui furent ceux de Picardie. Champagne* Navarre et Piémont.

On désigna, dans la suite, ces quatre premiers régiments sous le nom de vieilles bandes . Sous Charles IX, on y ajouta les gardes françaises (voy. Gardes françaises). Les étrangers servaient à côté des Français dans ces différen ts corps. Les uns et les autres étaient armés de casques ou salades et de cuirasses appelées brigandines ; ils portaient la pique et plus tard le mousquet. Au xvnc siècle, on arma les fusils de baïonnettes (1671). L’uni forme fut imposé à tous les corps d’infamerie, et les compagnies d’élite, comme les grenadiers, furent organisées (1672). Cette infanterie nationale n'avait pas de recrutement assuré; on avait recours, pour former les régiments, à des enrôlements volontaires; la plupart des grades étaient achetés par de jeunes gentiRhommes, et il parut même, peu de temps avant la révolution , une ordonnance qui réservait exclusivement les commandements militaires à la noblesse ( voy. Noblesse , p. 859). La révolution eut recours à des levées en masse pour lutter contre l’Europe coalisée. On comprit alors toute la valeur d’une bonne infanterie. Napoléon disait plus tard que « l’infanterie est la véritable arme des batailles; » et en effet, ce fut elle surtout qui contribua aux victoires de la révolution et de l’empire. Le recrutement régulier de l’armée, établi en 1793, a été maintenu, malgré une vive opposition, par la loi de 1 8 1 8. qui soumet tous les Français parvenus à l’àge de vingt ans au service militaire. L’infanterie est organisée en régiments, qui se subdivisent en bataillons et en compagnies , et sont commandés par des officiers qui sortent de Péeole militaire ou qui doivent leurs grades à leur mérite et à l’ancienneté.

Les régiments, au lieu de tirer leurs noms des provinces ou de leurs chefs , comme dans l’ancienne organisation militaire de la France, sont désignés par des numéros.

Cavalerie . — L'organisation d’une cavalerie régulière date du règne de Charles VII comme celle de l'infanterie; il établit les compagnies dy ordonnance (voy. Armée, p. 34, 2e col.). Cette cavalerie des gendarmes fut grandement estimée pendant une partie du xvie siècle, et on en trouve l’éloge dans les écrivains de cette époque qui visitèrent la France. « Les hommes d’armes français, écrivait Machiavel au commencement du xvic siècle, sont les meilleurs qui existent, parce qu'ils sont tous nobles et fils de seigneurs, et qu’ils aspirent tous à devenir eux-mêmes possesseurs de terres seigneuriales. » Les compagnies d’ordonnance formèrent longtemps la grosse cavalerie de la France. Sous Louis XII , on introduisit des corps de cavalerie légère, qu'on appela stradiots ? estradiots (du grec crcfa*rt.ûTai parce qu’ils venaient en partie de la Grèce, au moins dans l’origine. On les nomma aussi Albanais. , de la province d'Albanie (autrefois Epire) ; ils portaient le casque , appelé salade , une pique ou arzegaie , une épée, une massue et une cotte de mailles. Sous Henri II , en 1558, le maréchal de Cossé- Lrissac organisa le corps des dragons , qui combattaient à pied et à cheval. Les chevau-lêgers datent du règne de Henri IV (1592). Snus Louis XIII, la cavalerie fut divisée en régiments, et subdivisée en escadr ons et en compagnies. En 1636, on forma des régiments de mousquetaires et de carabiniers . Il y avait, plusieurs années avant l’institution du régiment royal des carabiniers , deux carabiniers dans chaque compagnie de cavalerie ; ils étaient choisis parmi Tes plus habiles tireurs que l’on mettait dans les combats à la tète des escadrons. Sur la fin de la campagne de i69o , Louis XIV ordonna que Ton formât par régiment de cavalerie une compagnie de carabiniers; en i693 , le meme roi réunit ces compagnies et en forma le régiment royal des carabiniers , composé de cinq brigades. Le duc du Maine en fut le premier mestre de camp lieutenant, commandant en chef, de 1693 à 1736.

Des colonels, appelés mestres de camp (voy. ce mot), étaient placés à la tête des régiments. Sous Louis XIV, on retrouve encore des gendarmes, qui rappelaient les anciennes compagnies d’ordonnance, des dragons, des mousquetaires, des chevaulégers, des carabiniers. On y ajouta des hussards , huzards ou houzards , dont le nom et l’organisation étaient hongrois.

Ce fut vers i69i qu’on forma en France les premières compagnies de hussards , composées de réfugiés hongrois. Les régiments de hussards portèrent jusqu’à

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l’epoque de la révolution le nom des colonels qui les avaient organisés. 11 y avait des hussards de Bercheni , des hussards Chamborrand , etc. On emprunta encore aux étrangers plusieurs autres corps de cavalerie, tels que les hulans , lioulans ou uhlans . En 1734 , le maréchal de Saxe forma' un régiment de mille hulans . Ils portaient des bottes à la hongroise, des culottes vertes, un manteau et un casque d'où pendait une crinière de diverses couleurs. Ils étaient armés de pistolets, de sabres et d’une lance de neuf pieds, à laquelle était suspendue une petite flamme pour effrayer les chevaux ennemis. Les hulans furent licenciés après la mort du maréchal de Saxe.

L'avocat Barbier donne sur ce corps les détails suivants ( Journal , t. III, p. 42, 43, 44, 45) : « Jeudi 28 novembre 1748, le roi, pour faire plaisir kM. le maréchal de Saxe, ht la revue de son régiment de uhlans qu'il avait fait venir à Saint-Denis. ... Cette troupe est composée de mille hommes à cheval , savoir, de compagnies de uhlans et de compagnies de dragons. Chaque uhlan a un pistolet et une pique avec une banderole de couleur au bout , en sorte qu’il y a la compagnie blanche, jaune, etc. Les dragons ont un petit fusil et des pistolets , et il y a une compagnie de nègres qui ont des banderoles blanches et des chevaux blancs : on dit que c'est la compagnie du colonel. Ces uhlans ont nonseulement passé en revue devant le roi, mais ils ont fait tous leurs exercices et de petits combats par escadrons contre escadrons. Ils avaient aussi leur artillerie, consistant en de petits canons longs dans des boîtes de sapin , qui se tirent avec la main, comme des fusils, qui portent quatre livres de balles et que l'on conduit dans de petits chariots. On les avait placés sur les buttes et hauteurs. Ou dit que cette troupe est bien montée, que les dragons ont beaucoup de vitesse avec de pelits chevaux.... Ce régiment qui , je crois, est plus curieux qu’utile, doit coûter cher au roi, et d’autant que les uhlans ont été annoncés comme étant sur le pied de gentilshommes. On dit que le roi donne directement la paye à M. le maréchal de Saxe, qui se charge, lui, de leur décompte et de les monter; sur quoi il n’est pas douteux qu'il gagne considérablement, et cela suffît pour faire crier.»

Il y avait encore d’autres régiments de cavalerie , composés en grande partie d’étrangers réfugiés en France , tels que 1 e royal-cravate ou croate , royal-pologne , roy al-allemand, etc.

Le comte de Saint - Germain fit, en 1776, plusieurs modifications importantes

dans la cavalerie. 11 réduisit le nombre des régiments de cavalerie à vingt-quatre, avec un même nombre de régiments de dragons. Il attacha un escadron de chas seuîs, à cheval à chacun des régiments de dragons. Telle est l’origine de ce corps de cavalerie légère, qui s’est conservé jusqu'à nos jouis. Les guides , institués pendant les campagnes d'Italie ( 1796- 1797), et supprimes sous le consulat, ont été rétablis en i852. Napoléon créa, en 1807, des lanciers polonais ; en 1810 et 18U, il organisa des escadrons de lanciers français. La cavalerie se compose encore aujourd’hui des mêmes corps. On appelle cavalerie de re serve, les cuirassiers et les carabiniers ; cavalerie de ligne, les lanciers et les dragons; cavalerie légère , les chasseurs, les hussards et les guides. Je n'insisterai pas sur le nombre des régiments, qui a varié suivant les époques. Ce qui est essentiel à remarquer, c'est runiformité que l'administration moderne a introduite dans l’organisation militaire comme dans les autres services publics.

Artillerie. — Il a été question , au mot Armes (p. 43), de l'invention des armes à feu; nous n'avons à parler ici de l'artillerie que comme corps militaire.

h' artillerie ne commença à former un corps important dans les armées françaises qu'au xve siècle. Jean Bureau fut nommé maître de l'artillerie par Charles YLI (voy. Grand maître de l'artillerie), et contribua par ses engins volants à enlever aux Anglais la Normandie et la Guienne. Cette expression d 'engins volants indique assez le perfectionnement apporté à l'artillerie pour la transporter rapidement d'un lieu à l'autre.

Pendant les guerres d’Italie, on conduisit au delà des Alpes une artillerie formidable. Cependant, il n'y avait pas encore de corps particulier chargé de la garde de V artillerie. Le soin de veiller sur les canons fut confié d’abord aux Suisses et ensuite aux lansquenets. Le premier régiment chargé spécialement de défendre l' artillerie , date de 1671, et fut désigné sous le nom de régiment des fusiliers du roi ; il tirait son nom de ce ue les soldats étaient armés de fusils et e baïonnettes, tandis que les autres corps n'avaient encore que des mousquets ou des piques. Le régiment des fusiliers du roi se composait de quatre compagnies : la première était celle des canonniers, la seconde celle des sapeurs qui creusaient les tranchées, la troisième et Ja quatrième se composaient de charpentiers et d’autres ouvriers d'artillerie , qui servaient de pontonniers. En 1693, ce ré-

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griment prit le nom de royal- artillerie. Il avait été créé des compagnies de mineurs et d'ouvriers du génie. Elles furent réunies au régiment d'artillerie en 1755, et ce régiment fut alors appelé corps royal du génie et de Vartillerie. En 1758, les corps du génie et de Vartillerie furent séparés, et restèrent distincts jusqu’à l’époque de la révolution, Les guerres de la révolution et de l’empire donnèrent une nouvelle importance à Vartillerie et au génie. On établit des régiments d'artillerie à pied et à cheval , des bataillons du tram , créés en 1799 , pour les transports de Vartillerie et des munitions de guerre, des pontonniers , des canonniers sédentaires et des canonniers gardes-côtes. Des écoles d'artillerie , établies à Metz, à Douai, à Strasbourg, forment les officiers et sous-officiers pour cette arme. Un décret du 14 lévrier 1854 a réorganisé les régiments dyartillerie ; U a divisé ['artillerie en seize régiments, dont cinq régiments d'artillerie à pied, composés de canonniers servants, ou batteries à pied, et de compagnies de canonniers conducteurs, ou batteries de parc ; sept régiments d’ar£i££erte montés, exclusivement formés de batteries montées, et quatre régiments dyartillerie à cheval, exclusivement composés de batteries à cheval. Par cette organisation nouvelle , les escadrons du train sont fondus dans l 'artillerie. I.e régiment à>ariillerie à pied compte douze batteries, celui d'artillerie montée quinze batteries, et celui d'artillerie à cheval huit batteries. Le régiment des Pontonniers a pris le n* 6 dans la nouvelle série, et porté à dix-sept le nombre total des régiments.

Génie militaire . — Pendant longtemps le génie militaire ne fut pas distinct de Vartillerie, et le grand maître de l’artillerie était chargé du soin de fortifier les places et de diriger les sièges. Ce fut seulement à l’époque de Louis XIV que l’on créa un emploi de commissaire général des fortifications ; le chevalier de Clairville en fut le premier investi. Vauban le remplit ensuite , de 1679 à 1707, et fut le véritable organisateur du génie civil et militaire en France. Vers la fin du xvn« stècle, à l’époque de la paix de Ryswick ( 1697), on comptait en France environ six cents ingénieurs militaires. Vauban construisit ou répara cent cinquante places de guerre. En 1748 , une école du génie fut établie à Mézières, devint une pépinière d’ingénieurs distingués et fournit aux besoins du corps des" ingénieurs , dont le personnel se composait de trois cents membres. Jusqu'en 1750, le génie civil cl le génie militaire furent réunis.

A partir de cette époque, il y eut séparation de ces deux services. Le génie militaire, quelque temps réuni à V artillerie % en fut séparé en 1758 , et eut dans ses attributions les fortifications , la castramétation ou art des campements et les mines. Cette dernière branche du service militaire fut plus lard rattachée à l'artillerie. L’école du génie établie à Mézières, fut supprimée en 1793 (9 septembre), et ne fut réorganisée à Metz qu’en 1795. Les officiers du génie , préparés par l'École polytechnique, ont été depuis lors formés dans cette ecole. Il y a encore maintenant trois régiments du génie , dont la force en temps de guerre est de plus de huit mille hommes, et environ cinq cents gardes du génie , qui sont chargés, soit dans les armées, soit dans les places fortes, de la surveillance des travaux, sous la direction des officiers du génie . En 1811 , Napoléon établit \a première compagnie des ouvriers du génie , qui sont destinés à travailler dans les arsenaux pour l’entretien des places fortes. Une seconde compagnie d'ouvriers du génie a été organisée en i84i.

Divisions militaires . — Jusqu'en 1778, on formait une division militaire par la réunion de deux brigades que l'on mettait sous les ordres d'un officier général. Louis XIV avait institué, dès 1 665, des brigadiers , qui étaient de véritables généraux de brigade et qui commandaient des corps de cavalerie et d’infanterie. En 1778, le comte de Saint-Germain, ministre de la guerre, voulut former des divisions militaires qui devaient comprendre une brigade de cavalerie et d’une à quatre brigades d’infanterie; mais ce projet ne réussit pas. Ce fut seulement en 1793 que l’on adopta définitivement l'organisation de l’armée en brigades et en divisions. Les généraux prirent alors les noms de généraux de brigade et de généraux de division , selon la force des corps d'armée qu'ils commandaient. La brigade se composa d'au moins deux régiments, soit d’infanterie, soit de cavalerie; elle était placée sous les ordres d'un général de brigade . Chaque division comprenait deux brigades d'infanterie, deux régiments de dragons ou de cavalerie légère , et deux batteries d’artillerie à pied et à cheval. Dans la suite, on reconnut qu'il valait mieux établir les divisions par armes : à la bataille de Marengo (1800J, il y avait des divisions distinctes d’infanterie et de cavalerie. Depuis cette époque, on a conservé l’usage des divisions séparées d’infanterie et de cavalerie. Une division de cavalerie comprend ordinairement seize escadrons , et une

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division d’infanterie de dix à quinze bataillons. La France est partagée, pour l'administration militaire, en vingt-deux divisions , qui ont leur siège à Paris, Châlons-sur-Marne , Metz, Tours, Strasbourg, Besançon, Lyon, Marseille, Montpellier , Toulouse , Bordeaux , Nantes , Rennes, Rouen , Bourges, Lille, Bastia, Dijon, Clermont, Bayonne, Perpignan, Alger.

Cadres de l'armee . — Les cadres de l'armée consistent dans le tableau de formation des divisions et subdivisions.

Les cadres peuvent être maintenus et l'effectif diminué. C'est une mesure que Ton adopte par économie en temps de paix ; on réduit les dépenses par la réduction de l’etfectif, et. en conservant les cadres , on conserve Inorganisation des corps et celle des officiers et sous-officiers. En cas de guerre, il est facile de compléter les cadres , en rappelant sous les drapeaux les soldats qui ont été renvoyés temporairement dans leurs foyers, et en les incorporant dans des divisions et subdivisions qui sont toutes faites et dirigées par des officiers depuis longtemps exercés à la vie militaire.

Désertion. — La désertion a été de tout temps punie avec une exirême sévérité.

Une loi de François Ier (1534) condamnait tout déserteur à V ennemi à être pendu; le déserteur à l’intérieur était ar-

Îr uebusê ou fusillé. Depuis cette époque, es lois contre les déserteurs ont maintenu une pénalité sévère, qui varie suivant la nature de la désertion . Le déserteur à l'ennemi est puni de mort , ainsi que celui qui abandonne le poste où il a été mis en faction ou qui emporte des armes. La simple désertion est punie des travaux forcés. Les déserteurs sont justiciables des tribunaux militaires ou conseils de guerre. Les soldats qui prennent la fuite en présence de l'ennemi sont traités comme les déserteurs . Si une troupe entière abandonne son poste , les six plus anciens soldats sont punis de mort.

Compagnies de discipline . — Il existe dans chaque régiment un conseil de discipline.. Il peut envoyer dans les compagnies de discipline des soldats signalés

fmr leur conduite désordonnée et par eur esprit d’insubordination. Ces compagnies ont été organisées par une ordonnance du 1er avril 1818: elles se divisent en compagnies de fusiliers et de

Îrionniers. Les fusiliers sont ceux dont a conduite s’est améliorée et qui doivent bientôt rentrer dans les régiments de ligne. Les pionniers sont soumis à une discipline plus sévère. L'unifoïme de ces

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compagnies est une veste et un pantalon de drap bleu.

Bulletins militaires . — L'usage desîmZletins militaires date principalement de la révolution ; ils contiennent un compte rendu des opérations de la campagne adressé par le général au gouvernement.

Entre tous ces bulletins , les plus remarquables sont ceux de Napoléon ; ils se istinguent plus par l’élévation des pensées et la brusque énergie du style que par la vérité des détails.

Approvisionnements militaires . — Pendant longtemps les armées furent nourries et approvisionnées aux dépens des bourgeois. Les commis ou commissaires généraux des vivres exigeaient des prestations en nature , qui dégénéraient souvent en pillage. Depuis le règne de Louis XIV, les approvisionnements de l’armée ont été faits avec plus de régularité et pour le compte du gouvernement.

On appelle aujourd'hui munitionnaires les agents préposés à la garde, à la fourniture et a la distribution des vivres et fourrages aux troupes, aux armées et dans l'intérieur. Aujourd’hui , ces fournitures se font par adjudications annuelles avec publicité et concurrence. Les intendants militaires sont chargés maintenant de veiller et de pourvoir à la satisfaction des besoins de l’armée, et réunissent les attributions qu'avaient autrefois les com missaires des guerres.

Casernement. — Jusqu'à la fin du xvue siècle, les soldats étaient logés dans des forteresses ou dans les maisons des bourgeois. Le journal de Dangeau annonce, à la date du 17 janvier 1692 , la construction de casernes à Paris ; « Le roi a ordonné au prévôt des marchands de faire bâtir des casernes pour loger les gardes français et suisses. On y travaille actuellement. Ce sera un grand soulagement pour les habitants de la ville et des faubourgs de Paris. » En 1716, une ordonnance enjoignit de construire des casernes dans les principales villes de France. Il s’éleva des difficultés qui firent ajourner l’exécution de cette mesure; mais enfin , les principales villes ayant fait construire des bâtiments pour le logement des troupes, l’armée put être casernée avant la lin du xvme siècle. Le logement des troupes par les bourgeois est toujours dû pour les militaires qui marchent avec des feuilles de route , en corps, en détachement ou isolément. Il est dû aussi, pour trois nuits, aux militaires qui arrivent dans des lieux de cantonnement et de garnison , sans pouvoir être logés dans les casernes .

Hôpitaux militaires . — Les hôpxtaux

militaires sont entretenus par l’État; ils comprennent : les hôpitaux permanents formés dans l'intérieur de la France , en temps de paix comme en temps de guerre, les hôpitaux temporaires formés extraordinairement en cas de guerre ou de rassemblements de troupes, les dépôts créés pour les convalescents, les ambulances formées auprès des corps d’armée pour administrer des secours aux blesses et autres malades ; enfin , les dépôts de mobilier et de médicaments. Aux hôpitaux militaires sont attachés des officiers de sanié militaires, des officiers d'administration et des infirmiers militaires. Le corps des officiers de santé comprend des médecins, des chirur giens et des pharmaciens. Ils se recrutent parmi les élèves en chirurgie. Le conseil de santé des armées se compose de cinq officiers de santé inspecteurs. Il fait des inspections dans les hôpitaux , rédige le programme des examens pour les elèves chirurgiens , et veille à tout ce qui intéresse la santé des armées.

Dépôt de la guerre . — Le dépôt de la guerre renferme une collection de cartes, mémoires , documents historiques qui ont le plus haut intérêt pour l’histoire militaire de la Fiance. Cet établissement remonte au xvnc siècle; créé sous Louis Xlll, il fut réorganisé par Louvois. Il a fait dresser une carte de la France, de l’Algérie, de la Morée , et exécuté des travaux scientifiques sur un grand nombre de contrées. Seize officiers du corps d’état-major, divisés en six sections, sont attachés au dépôt de la guerre .

ORGUE. — Le premier orgue que l’on vit en France, d’après les A7inales de Metz à l’année 757, fut envoyé à Repin le Bref, en 7 57. par l’empereur Constantin Copronyrne. Voy. Musique, p. 846, 2e col.

ORIFLAMME. — Woriflamme était primitivement la bannière particulière de l'abbaye de Saint-Denis, que les abbés faisaient porter par leur avoué (protecteur de Tabbaye), dans les guer res entreprises pour la défense de leurs droits.

C'était un étendard de couleur rouge , suspendu au haut d’une lance dorée; et le nom A9 oriflamme vient probablement de la couleur du drapeau et de la lance. Lorsque les rois de France furent devenus seigneurs du Vexin français (comté entre l’Oise et i’Epte), ils furent les avoués ou protecteurs de l’abbaye de Saint-Denis, et en cette qualité, ils allèrent prendre Y oriflamme sur l’autel de Saint-Denis et la tirent porter dans leurs armées , à côté de la bannière royale. Louis YI adopta le premier cet

usage, h9 oriflamme figura dans les armées françaises jusqu’à la bataille d’Azincourt (1415). Depuis cette époque, V oriflamme ne fut plus portée dans les batailles.

On peut consulter, sur ce sujet , un traité De Flammula seu vexillo sancti D\o~ nysii , auctore J. Texera ; Parisiis, 1598 , in- 12. Des anciennes enseignes et étendards de France ; Paris , 1637 , in-4.

Dissertation de la bannière de Saint- Denis et de l'oriflamme, par du Cange , à la suite de son édition de Joinville.

ORIGINAUX. — Documents de première main, tels que bulles des papes, diplômes des princes , chartes des prélats et des seigneurs , testaments , contrats , donations , etc. Tout titre revêtu de sceau et ; de signatures , et dont l’écriture est d'ac- , cord av ec la date , porte les caractères d’un original et doit passer pour tel ( D. de Vaines , Dictionnaire de diplomatique , \° Originaux .)

ORME. — Il y avait ordinairement un orme placé à l'entrée des châteaux et sur les places devant les églises. Les anciennes coutumes en font mention. On voit dans le Nouveau coutumier général (t. I , p. 815), qu’il était d’usage d’avoir un orme auprès du château pour servir d’abri au seigneur. L’orme d'abri appartenait à l'aîné avec le principal manoir. L'abbé Le Bœuf, dans son Histoire civile du diocèse d’Auxerre (p. 66) parle de l’usage de tenir les assemblées sous l'orme qui s’élevait sur la place devant l’église et d’y passer les actes solennels. — On plantait aussi des ormes le long des grands chemins, comme le prouve une ordonnance de 1358 ( Ordonn . des rois de France. 111, 3 1 5). On y voit que le concierge du palais ( voy. ce mot) avait un droit sur les ormes plantés aux environs de Paris.

ORMÉE, ORMISTES. — On désignait sous le nom d’ormée et d’or mis tes un parti de frondeurs qui soutenaient à Bordeaux, en 1650, la faction des princes. Le nom d’o rmée fut donné à ce parti et le nom d9ormistes à ceux qui le composaient, parce qu’ils se réunissaient sous une promenade d’ormes.

ORMEL ( Jeux sous 1’). — L 9 orme était, comme on l’a dit ( v° Orme ) un lieu de réunion ; d’assemblée, d’actes solennels; on y célébrait aussi des jeux, des danses, et quelquefois ces jeux sous lormel devenaient des réunions de troubadours et de nobles dames qui discutaient des questions d’amour ou jugeaient du mérite des poésies. On donna par extension le nom de jeux sous Formel à des poésies d’un caractère pastoral.

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