PÂTÉS, PÂTISSERIE, PÂTISSERIES
1 . est souvent question de pâtés et de pâtisseries dans les redevances féodales du moyen âge. Un état des biens et des revenus du monastère de Saint-lliquier.
PÂl
pat
dressé au ix« siècle, parle de douze foürs banaux , appartenant à l’abbaye, et qui rapportaient, entre autres choses, chacun trois cents flans par an. Quelquefois , au lieu d’exiger des vassaux la pâtisserie en nature, on ne leur demandait que ce qui entrait dans la pâtisserie elle-même. Ainsi Charles le Chauve, par une charte de 862, en faveur de l’abbaye de Saint-Denis, exigeait que certaines fermes fournissent annuellement à cette abbaye cinq boisseaux de froment, onze cents œufs , et seize boisseaux de miel. Cette redevance devait servir pour la pâtisserie qui serait faite au monastère certains jours de Tannée. « Un des plaisirs ordinaires des veillées, dit Le Grand d’Aussy (Vie privée des Français ), était d’y manger de la pâtisserie. Chaque paysanne en régalait à son tour rassemblée ; elle apportait tout ce qui était nécessaire, y travaillait pendant que les autres s'occupaient de leur ouvrage, et Ton finissait la soirée par un petit festin, au mérite duquel Tappétit commun et la joie du lieu ajoutaient encore. » Le roman de Jean d' Avesnes, poème manuscrit du x\c siècle, peint agréablement une de ces veillées : « C’est là, dit-il , que les femmes et les filles viennent travailler. L’une carde, l’autre dévide; celle-ci file, celle-là peigne du lin, et pendant ce temps , elles chantent ou parlent de leurs amours. Si quelque fillette, en filant, laisse tomber son fuseau , et qu’un garçon puisse le ramasser avant elle, il a le droit de l'embrasser. Le premier et le dernier jour de la semaine, elles apportent du beurre, du fromage, de la farine et des œufs. Elles font sur le feu des ratons, des tartes, gâteaux, pains ferrés et autres friandises semblables. Chacun mange ; après quoi, on danse au son de la cornemuse, puis on fait des contes, etc. » — Les pâtissiers furent longtemps confondus avec les cabaretiers qui avaient reçu des statuts de saint Louis dès Tannée 1270. 11 a été question des pâtissiers à l’article Corporations. Yoy.
. PÂTÉS (Petits). — Les petits pâtés se
^colportaient et se criaient dans les rues de Paris, au xvi« siècle. Le chancelier de L’Hôpital en défendit la vente, comme favorisant d’un côté la gourmandise et de l’autre la paresse.
PATIBULAIRES ( Fourches ). — Voy.