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polyptiques des particuliers contenaient les corvées et redevances des censitaires et des vassaux Ceux de l’Église romaine renfermaient de plus, selon Grégoire le Grand (liv. IX , épît. 40 , un précis de ses chai tes. Parmi les plus anciens polyptiques il faut placer celui de Saint-Germain des Près, que l’abbé Irminon fit rédiger au commencement du ix« siècle. Il a été édité par M. B. Guérard , avec de savants prolégomènes, auxquels nous avons souvent lait des emprunts. Le mot polyptique ne tarda pas à s’altérer. Dès le ixc siècle, on disait poletinum et puletum , puis pollegiticum , politicum et pulegium : c'est de ce dernier mot que l’on a fait pouillé , terme qui désigne les registres où sont mentionnés les bénéfices et revenus des églises.

POLYTECHNIQUE (École). — Yoy. Écoles, p. 320.

POMME DE TERRE. — La pomme de terre fut apportée en Angleterre par les colons que Walter Kaleigh avait envoyés en Amérique, vers 1586. Elle ne fut cultivée longtemps que comme un objet de curiosité. Ce fut l’expérience décisive de Parmentier, en 1779, qui en popularisa la culture, aprèsqu’il eut prouvé par analyse chimique qu© la pomme de terre n'avait pas les propriétés nuisibles des autres solanées. La pomme de terre ne fournit pas seulement une alimentation saine et peu coûteuse; on en tire une fécule d'où l'on extrait de l'eau-de-vie. Cette eau-de-vie peut, suivant Chaptal (Chimie appliquée a l agriculture) , soutenir la concurrence avec les eaux-de-vie de vin. On désigne quelquefois les pommes de terre sous le nom de topinambours , qui convient spécialement à une variété de cette espèce.

Les topinambours tirent leur nom du peuple sauvage des Topinamboux auquel nous la devons.

POMPü A FEU. — On désigne improprement sous ce nom des machines à vapeur.

La première a été construite en Angleterre au xvme siècle. On ne les introduisit en France que vers 1 78 1 . La première uompe à feu fut établie à Chaillot par MM. Perrier frères ; elle servait à faire monter l'eau dans des réservoirs à près de 40 mètres d’élévation au-dessus des basses eaux de la Seine et la distribuait dans différents quartiers de Paris. Depuis cette époque, des pompes à feu ont été établies dans presque toutes les usines.

POMPES FUNÈBRES. — Cette expression s'applique à tout l’appareil d’un convoi funèbre, et désigne même l’administration qui se charge d'y pourvoir. Les

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fabi iques des églises et les consistoires ont exclusivement le privilège de fournir les objets nécessaires aux pompes funèbres , mais le prix en est fixé par un tarit approuvé par l’autorité supérieure. Cette matière a surtout été réglée par un décret du 18 mai 1806.

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