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école fut détachée de T administration des finances et réunie à celle de l'intérieur. En 1799, un conseiller d’État fut spécialement chargé de l'administration des ponts et chaussées, sous la direction du ministère de l'intérieur. Depuis 1839, ce service dépend du ministère des travaux publics. Un conseil général des ponts et chaussées , composé d’inspecteurs généraux et d'inspecteurs divisionnaires, a la haute direction ; il est chargé d’examiner les projets de travaux confiés aux ingénieurs des ponts et chaussées, et forme en même temps le conseil d’administration de ce corps. Les ingénieurs, chargés de diriger les travaux des ponts et chaussées dans toute la France, sortent de l’Êcele d’application des ponts et chaussées, qui elle-même se recrute à l'École polytechnique (voy. Écoles, p. 32o). On divise les ingénieurs en trois classes, les ingénieurs en chef, les ingénieurs ordinaires et les aspirants ingénieurs.
Ponts suspendus et ponts en fil de fer . — Les ponts suspendus et les ponts en fil de fer ont été adoptés en France depuis un petit nombre d'années seulement. On ne construisit des ponts suspendus en France que vers 1820; on y adopta le système du capitaine Brown , qui se servait de chaînes-cables pour la suspension. Les Anglais ont aussi donné le premier modèle d’un pont en fil de fer , en 1816. Cette invention fut due à M. Richard Lees. Quant aux ponts en fer , l’invention semble appartenir aux Français, qui en conçurent le plan au dernier siècle. On lit, dans le Moniteur de 1807 (p. 456) : « Le bulletin de la ville de Lyon réclame, avec raison, en faveurdes Français, l’invention des ponts en fer , que les Anglais ont voulu s'approprier. Le fait est qu'un peintre lyonnais, au milieu du dernier siècle, conçut le premier en Europe le projet d’un po?it de fer , dont la longueur devait être de deux cent cinquante-quatre pieds, et la largeur de dixhuit pieds six pouces; il était destiné à occuper la place qu’occupe aujourd’hui celui de Saint -Vincent, et devait être d'ane seule arche. Ce projet resta sans exécution. Les Anglais s'en emparèrent, et ie firent exécuter, en 1793, sur la rivière de Warmouth , partie en fer forgé etpartieen fer fondu.» Plusieurs desponte de Paris, sont des ponts en fer , et spécialement le pont des Arts et le pont des Saints-Pères.
PONTS-LEVIS. — Ponts qui peuvent se lever au moyen de chaînes. Voy. Châteaux forts, fig. A , p. 136.
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aluer avec certitude la population de la
rjfï! V* liu du XVIIie Siècle. On
est réduit a des hypothèses pour les époques anterieures; Strabon parle de la nombreuse population des Gaules à l’épo- 9Re, d Auguste. M. Bureau de La Malle (Menioii es de l Académie des inscript . et belles-lettres , t. XIV, année 1840) a prétendu, en se fondant sur un manuscrit du xi\L siecle, que la population de la France comptait au moins trente-quatre millions d’habitants à l'avénement de Philippe de Valois (1328). Il attribue à la guerre de cent ans la diminution considérable que présente le chiffre de la population aux xiv® et xv« siècles. La population s’accrut au commencement du xvie siècle ; mais les guerres de religion la diminuèrent considérablement. Des travaux de recensement , très-imparfaits encore, furent exécutés au commencement du xvme siècle, et constatèrent une population d’environ dix-neuf millions d’habitants. Vers 1765, elle s'élevait, d'après les calculs de l'abbé Expilly, à plus de vingt millions d’habitants; enfin Necker, se fondant sur le nombre moyen des naissances annuelles, porta, en 1784 , la population de la France à vingt-quatre millions huit cent mille habitants. Malgré les guerres de la révolution et de l’empire, la population n’a cessé de s’accroître, comme le prouvent les recensements de 1801 ài84l. Le premier constatait une population de 27 349 003 habitants; en 1806, elle s’élevait à 29 107425; en 1821, à 30461 875 ; en 1826, à 31 838 937; en 1836, à 33540910; en 1841 , à 34 230 178. Parmi les anciens ouvrages sur cette matière nous citerons les Recherches sur la population , par Messauce ; Paris, 1766, 1 vol. in-4°. — En 1829, le vicomte de Morel-Vindé a publié un ouvrage sous ce titre Sur la population y ou Observations sur le système professé par Malthus et ses disciples. Voy. aussi un traité Sur la population dans ses rapports avec la nature des gouvernements , par Richerand ; Paris,
PORC. — Les Gaulois et les Francs ont fait longtemps du porc leur principale nourriture. Voy. Cochon et Nourriture ,
§ II , p. 874.
PORC-ÉPIC. — Louis d'Orléans, frère de Charles VI, institua en 1393 Fordre du porc-épic , avec la devise cominus et eminus (de près et de loin). L'insigne de l’ordre était un collier d’or auquel était suspendu un porc-épic de même métal.
Louis XII abolit cet ordre , en 1498.
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