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établit, un chapitre, en 1806. Voy. Chapitre de Saint-Denis , p. 134.

SAINT-DENIS (Maison de). — La maison de Saint-Denis est une maison d’éduiation de la Légion d’honneur, destinée à recevoir quatre cents élèves gratuites , filles de membres de la Légion d’honneur, et cent pensionnaires parentes à divers degrés des membres de l’ordre.

SAINT-ESPRIT (Ordre du). — Ordre de chevalerie établi par Henri III , le 3 1 décembre 1578. Voy. Chevalerie ( Ordre de) , p. 148. — Il y eut aussi , au moyen âge, un ordre du Saint-Esprit de Montpellier, fondé, en 1198 , pour soigner les pèlerins malades. 11 se confondit dans la suite avec l’ordre de saint Lazare.

SAINT-GRAAL. — Vase précieux oii , d’après les traditions du moyen âge, Joseph d’Arimathie avait recueilli le sang qui sortait des plaies de J. C., lorsqu’il lava son corps pour l’embaumer. Le nom de S aint-Graal paraît formé de sang real ou royal. Les légendes du moyen âge racontaient que le Saint-Graal avait été transporté en Chine, au Cathay. Les chevaliers de la Table-Ronde , Arthur et ses compagnons sont représentés dans ces légendes comme poursuivant la conquête du Saint-Graal .

SAINT-JEAN DE DIEU ( Frères de ). — Les frères de Saint-Jean de Dieu ou religieux de la Charité , institués en 1554 , confirmés par le pape Pie V en 1571 , s’établirent à Paris en 1602. Le principal but de cet ordre était de soigner les malades. Leur maison , située dans le faubourg Saint-Germain , est devenue l’hôpital de la Charité.

SAINT-JEAN DE JÉRUSALEM (Hospitaliers de). — Les religieux, qui formèrent plus tard Tordre militaire et souverain de Malte, étaient primitivement désignés sous le nom à? Hospitaliers de Saint- Jean de Jérusalem . Voy. Malte (Ordre de).

SAINT -LAZARE. — Voy. Lazare {Ordre de Saint-), et Lazaristes.

SAINT-LOUIS ( Établissements de ). — Voy. Etablissemènts de Saint-Louis.

SAINT-LOUIS (Ordre de). — L'ordre royal et militaire de Saint-Louis fut institué par Louis XIV au mois d’avril 1693, et confirmé par Louis XV en 1719. Le roi en était le grand maître. L’ordre était divisé en grand’eroix, commandeurs et chevaliers. La décoration consistait en une croix d’or à huit pointes, pommetées de même, émaillée de blanc , / ordée d’or ,

au champ de gueule, chargée au centre de I efhgie de saint Louis, cuirassé d’or et couvert de son manteau royal, tenant de sa main droite une couronne de laurier, et de sa gauche une couronne d’épine, et les clous de la passion , entourée d un cercle d’azur, sur lequel était cette legende en or: Ludovicus ftnagnus in stituit , 1693. Au revers est un médaillla de gueule à une épée flamboyante, la pointe passée dans une couronne de laurier , liée de l’écharpe blanche; le tout entouré d’un cercle d’azur, avec cette devise en lettres d’or : Bellicx virtutis præmium .

On ne pouvait être admis dans Vordre de Saint-Louis qu’à condition d’être catholique et d’avoir servi pendant vingt-huit ans sur terre et sur mer. Le serment prononcé devant le roi obligeait le nouveau chevalier à vivre et mourir dans la religion catholique, apostolique et romaine j à être fidèle au roi et à lui obéir, ainsi qu’àceux qui commandaient en son nom; à défendre l’honneur du roi, son autorité, ses droits, ceux de sa couronne envers et contre tous ; à ne point quitter son service, à ne point passersans sa permission à celui d’un prince étranger; à révéler tout ce qu’il connaîtrai tcontre la personne du roi et contre l'État, et à observer exactement les statuts et les ordonnances de Tordre. Le chapitre de Tordre se réunissait le jour de la Saint-Louis, et, après avoir entendu la messe, s’occupait des affaires de Tordre. Une ordonnance du 13 août 1823, avait fixé le nombre des grand’eroix à soixante , et celui des commandeurs à cent vingt. Le nombre des chevaliers était illimité.

SAINT-LUC (Académie de). — En 1391, le prévôt de Paris fit dresser les statuts de V Académie de Saint-Luc ou association de peintres qui avaient saint Luc pour patron. Ces statuts furent confirmés par Charles Vil (1430), par Henri III (1583), et Louis XIII ( 1 622 ). Louis XIV autorisa V Académie de Saint-Luc , par déclaration du 17 novembre 1?05 , à distribuer tous les ans, le jour de Saint-Luc, deux médailles d’argent aux élèves qui se seraient distingués par leurs progrès dans les arts du dessin. A cette époque , V Académie de Saint-Luc comprenait des peintres, des sculpteurs , des graveurs , des marbriers , etc.

SAINT-MARTIN (Asile de). — Voy. Martin (Saint).

SAINT-MAUR. — Congrégation de bénédictins, approuvée par le pape en 1621 ; Mabillon, Montfaucon et beaucoup d’au-

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