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comme pour manger des œufs ou du beurre en carême.

SEIGNEURIAGE (Droit de). — Droit prélevé pour la fabrication des monnaies.

SEIGNEURIAUX ( Droits ). — Droits qui appartenaient au seigneur d’un iief. Voy. Féodalité , p. 406-408.

SEIGNEURIE. — Terre féodale. Voy.

Féodalité et Noblesse. — Loyseau a composé un traité des seigneuries .

SEING. — Le seing n'a pas toujours été confondu avec la souscription. Le seing n'était souvent qu’une croix, un monogramme ou tout autre signe ( signum ), que Von annonçait dans l’acte, tandis que la signature ou souscription était le nom propre du témoin ou signataire. — Gn appelle acte sous seing privé celui qui est simplement revêtu de la signature des parties contractantes sans intervention d'officier ministériel. Le seing public est celui des notaires et greffiers qui rend authentiques les actes auxquels il est apposé.

SEIZE (Les). — Le conseil des seize joua un rôle célèbre pendant la Ligue; il se composait de quarante-cinq membres choisis dans les seize quartiers de Taris.

SEL. — Voy. Salines. L’impôt levé sur le sel se nommait gabelle. On appelait sel du devoir une portion de sel qu'on obligeait les particuliers de prendre annuellement au grenier du roi et qui était fixée suivant leur consommation présumée. Cet impôt avait surtout lieu dans les pays voisins des salines.

SELLETTE. — Petit siège de bois , sur lequel se plaçait L’accusé pour subir le dernier interrogatoire , lorsque les con closions du ministère public tendaient à une peine affiietive. lie là les expressions métaphoriques être sur la sellette , tenir sur la sellette .

SEMAINE (Grande). — On désignait quelquefois sous ce nom la semaine sainte ou dernière semaine du carême.

SEMESTRE. — Un magistrat semestre était celui qui était en fonction pendant six mois. On doublait les tribunaux en les rendant semestres , et, comme la vénalité des offices était une des ressources financières de l'ancienne monarchie, on rendit souvent semestres les parlements et autres tribunaux. Ce fut une des causes de l’irritation des parlements contre Mazarin. La chambre des comptes , la cour des monnaies , le grand conseil ( voy. ces mots ) , étaient semestres . Le parlement de Metz

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Tétait également. Dans le conseil d’Êtat , il y avait douze conseillers qui étaient semestres .

SÉMINAIRES. — Maisons où sont élevés les jeunes gens qui se préparent h l’état ecclésiastique. L’institution des séminaires date du xvie siècle. Le concile de Trente ordonna de prendre des enfants de douze ans et au-dessus chez lesquels on remarquerait une vocation ecclésiastique, de leur donner la tonsure et Vhabit clérical et de les élever en commun près de la maison de l’évêque ou du moins dans la même ville. 11 recommanda de choisir de préférence des enfants pauvres, et de leur faire étudier la grammaire, le chant, l’Ecriture sainte, les Pères et de leur donner les notions nécessaires pour l'administration des sacrements et l'accomplissement des cérémonies ecclésiastiques. En France, l’ordonnance de Blois ( i 579) enjoignit à tous les évoques d’établir des séminaires , et il y en eut bientôt dans chaque diocèse. Les séminaires dépendaient exclusivement des évêques qui en nommaient les supérieurs. Il y avait quinze séminaires à Paris avant la révolution. Les principaux étaient ceux de Saint-Sulpice et de Saint-Magloire; ce dernier a été remplacé par rétablissement des Sourds-Muets .

On distingue aujourd’hui quatre espèces de séminaires : i° les petits sémwaires , où les jeunes gens font les études classiques; on les appelle aussi écoles secondaires ecclésiastiques ; ils ont été établis par une ordonnance du 5 octobre 1814; 2° les grands séminaires , où l’on étudie spécialement la théologie; 3° les séminaires des missions étrangères , qui sont destinés à former des prêtres pour les missions lointaines; 4° les séminaires qui servent de maisons de retraite pour les prêtres âgés et infirmes.

SEMI-PÉL A GIEN S . — Hérétiques qui eurent pour chef le gaulois Cassien. ils reconnaissaient la nécessité de la grâce; mais ils l’attribuaient aux mérites des hommes. Les semi-pélagiens furent condamnés, en 529, au concile d’Orange , et depuis cette époque la Gaule ne fut plus troublée par leurs opinions.

SÉNAT, SÉNATEUR, SÉNATUS-CON- SULTE. — 11 y avait, sous la domination romaine , des" sénats dans les villes les plus importantes de la Gaule; ils se composaient des principaux curiales ; mais il n’y a eu de sénat véritable , considéré comme principal corps politique de l’État, que sous le gouvernement consulaire et impérial (1799- 1814), et deouis la constilu-

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