SIG
mes. — Le setier de vin valait sept litres quarante-quatre centilitres (voy. Mesures anciennes). — On écrivait autrefois sex tier du latin sextarius , sixième partie du conge chez les Romains.
SEXTE (Le). — Sixième livredes décrétales, que le pape Boniface VI II lit publier en 1298 ; il contient les décrets des deux conciles généraux de Lyon , de 1245 et 1274, et plusieurs constitutions des papes, île Grégoire IX à Boniface VIII. La lutte de Boniface VIII et de Philippe le Bel discrédita, en France, le Sexte; on détendit même de l’enseigner dans les écoles et de leciter comme loi (voy. Fleury, Introd. au droit ecclésiastiq., irc partie, chap. l). — On appelle aussi sexte les heures canoniales, qui , dans l’origine , se disaient à la sixième heure du jour, c’est-à-dire à midi.
SEXTELLAGE. — Droit qui se payait autrefois pour les grains vendus aux halles. Il tirait son nom du sextier ou se tier. Voy. Setier.
SEXTIDï. — Sixième jour de la décade dans le calendrier républicain.
SEXTILE ( Année ). — Année du calendrier républicain qui avait six jours complémentaires au lieu de cinq. Le sixième jour complémentaire s’appelait jour sextil. L’année sextile revenait tous les quatre ans.
SIAM. — Espèce de jeu de quilles, qui tira son nom des relations qui s’établirent, vers 1684 , entre la France et le Siam.
SIEGE. — Investissement d’une place forte. Voy. Fortifications, p. 450-451.
SIÈGE. — Ce mot s’employait autrefois pour toute espèce de juridiction ; on disait siège royal , siège seigneurial , siège ecclésiastique, pour désigner les tribunaux du roi, des seigneurs et des juges ecclésiastiques.
SIÈGES DES MONNAIES. — Juridictions subalternes de l'ancienne France, qui connaissaient des abus et malversations commis par les officiers des monnaies et par les ouvriers qui travaillaient les matières d’or et d’argent. Il y avait quatre espèces de sièges des monnaies : i° ceux des généraux provinciaux des monnaies ; 2° des juges-gardes des monnaies ; 3° des prévôts généraux ; 4° des juges des mi nés et minières Les appels des sentences rendues dans les sièges des monnaies ressortiraient aux cours des monnaies.
H y avait vingt-huit généraux des monnaies, répartis dans diverses généralités; Il y avait autant de gardes des monnaies
que de villes où l’on battait monnaie (voy. Monnaie, p. 8i9). Les prévôts des monnaies étaient au nombre de deux, siégeant à Paris et à Lyon. Les juges des mines et minières , institués par un édit de Charles VI, du 30 juin I4i3s furent remplacés dans la suite par des commissaires que le roi chargeait de connaître en dernier ressort de tout ce qui concernait les mines et minières.
SIGLE. — Abréviation. Les copistes du moyen âge employaient souvent des sigles ou signes destinés à exprimer un mot ou du moins une syllabe, par exemple : JC pour jurisconsulte. On trouve un grand nombre de sigles dans les anciens manuscrits et quelquefois ils sont contournés. Ainsi, qL pour conlibertus. Les sigle s renversés marquent ordinairement le féminin : ori signifie conllberta.
SIGNATURE. — Les signatures ou souscriptions placées au bas des actes ont très-souvent varié dans leur forme : tantôt les signatures sont écrites de la main des témoins et des contractants au bas des actes ; on se servait souvent pour ceux qui ne savaient pas écrire d’une lame d’or, d’ivoire ou de bois percée à jour, dans laquelle étaient ménagées des ouvertures qui formaient le nom du prince ou du souscripteur ; tantôt il n’y avait que la signature du donateur seul ou des témoins seuls; tantôt les témoins n’apposaient qu’une croix , et le notaire écrivait les noms ; telle fut la signature des premiers rois de la seconde race et de quelques-uns de la troisième. La croix était parfois apposée par le notaire même ; cet usage qui ne fui pas universel se renferme entre les ixc et xiv« siècles. Tantôt un simple paraphe servait de signature; tantôt le caprice ou l’ostentation faisaient signer en caractères grecs; il s’en est même trouvé plusieurs qui ont eu la témérité de signer avec le sang de J. C. (D. de Vaines, Dictionnaire de dipl M v° Souscription ).
Le signe de la croix, ajoute le même auteur, a été de tout temps la signature la plus respectable et la plus commune. On ne sauraildire combien la position des croix a varié par rapport aux signatures. Elle parut d’abord fixée avant chaque souscription ; cependant la place que leur assigna le plus souvent la coutume fu c immédiatement après le mot signum mais rien n’était moins fixe. On voit la croix tantôt devant , tantôt après , tantôt dessus, tantôt dessous , tantôt au milieu des signatures. Bien plus, nulle couleur n’a été exclue des signatures : il n’est point d’espèce d’encre et d en ç&usturn