SIM
employé dans les manuscrits qui ne Tait été pour les souscriptions.
Signatures suppléées par des sentences .
— Les signatures ont été suppléées , en diverses circonstances, par des sentences tirées de l’Écriture, quoique le plus souvent ces sentences aient accompagné les souscriptions, comme des ornements consacrés par l'usage. Il est rare de rencontrer de pareilles sentences dans les diplômes des rois; mais les papes en usèrent assez fréquemment; leurs bulles consistoriales en sont munies pour la plupart. Depuis Léon IX , chaque pape eut sa sentence particulière. Aux xie et xn® siècles, un certain nombre de prélats, surtout en Italie, usaient aussi de sentences dans leurs souscriptions ; les chanceliers du comte de Toulouse s’en servaient fréquemment aux xiic et xiii® siècles.
Signatures réelles et apparentes ; té moins suppléant aux signatures . — On distingue deux espèces de signatures , les signatures réelles , qui sont de la main de celui qui est nommé, et les signatures apparentes qui s’annoncent par le mot signum et la croix, et qui sont de la main du notaire. Les signatures de toute espèce soit réelles , soit apparentes, furent abolies sous Louis VII; rénumération des témoins y suppléa. La nomination des témoins tenant lieu de signatures était ordinaire au xie siècle ( De re diplom ., p. 168), et presque universelle au xue. S’il survenait quelques contestations, les témoins nommés étaient appelés pour reconnaître la vérité et la validité des pièces produites. Il était moralement certain que , sur un nombre de témoins , il en subsisterait au moins quelques-uns trente ans après la confection des actes , et, suivant les lois, une possession de trente ans donnait des droits légitimes par la prescription.
Dans les xine, xiv® et xvc siècles , les sceaux et cachets tinrent ordinairement lieu de signature pour donner aux actes un caractère authentique. Au xvie siècle , surtout à partir de l’époque de François Ier, les signatures réelles devinrent plus fréquertes. Enfin, ce furent les ordonnances d’Orléans { 1560 ) et de Blois tl579),qui enjoignirent aux notaires de faire signer les parties et les témoins , dans le cas oh ils pourraient le faire, sinon de mentionner leur déclaration qu'ils ne savaient pas signer.
SIGNAUX. — Les signaux, ou moyens d’annoncer une nouvelle quand on est hors de la portée de la voix, sont d’une invention fort ancienne. Il en estquestion dans l’histoire des Grecs et des Romains.
La télégraphie des temps modernes est une science des signaux perfectionnée (voy. Télégraphe). — En terme de marine, on appelle signaux des pavillons qu’on hisse au haut d’un mat ou au bout d’une vergue , pour transmettre un ordre au loin. Un des moyens les plus sûrs et les plus faciles pour transmettre les signaux, consiste à donner à chaque pavillon le caractère d’un chiffre; par la réunion de plusieurs pavillons qui figurent, l’un les unités, un second les dizaines, et un troisième les centaines , ou peut composer tous les nombres possibles depuis l jusqu’à 999. Comme une phrase ou une idée correspond à chacun de ces signaux et est inscrite sur une table des signaux, on a un langage suffisant pour transmettre toute espèce d’avis ou de nouvelles.
SILOS. — Fosses qui servent pour la conservation des grains. Le$ dirr ns’ons et la forme des silos varient selon ki s circonstances et les besoins. La condition essentielle pour assurer la conservation des grains consiste à rendre les silos inaccessibles à l’humidité. On a inventé pour y parvenir divers procédésqu’il n’est pas de notre sujet d’exposer.
SIMARRE. — Longue robe que portaient les chanceliers de France.
SIMONIÀQUES, SIMONIE. — La simonie est le trafic deschoses saintes. Ce nom vient de Simon le Magicien, qui, ayant reçu le baptême à Samarie, et voyant que le Saint-Esprit était donné par l’imposition des mains des apôtres, leur offrit de l’argent, disant : « Donnez-moi aussi ce pouvoir, que ceux à qui j’aurai imposé les mains , reçoivent le Saint-Esprit. » Saint Pierre lui répondit : «Que ton argent périsse avec toi. puisque tu crois que le don de Dieu se peut acquérir pour de l’argent. Tu n’as ni part, ni rien à prétendre à cette œuvre; car ton cœur n’est pas droit devant Dieu. » On appelle simoniaques ceux qui, à l’exemple de Simon le Magicien , trafiquent des choses saintes.
« C’est simonie , dit Fleury ( Instit . au droit ecclés ., 3° partie, ch. xi), de vendre ou acheter la prédication ou l’administration des sacrements, en sorte que l’on refuse d’instruire , de baptiser , de donner l’absolution des péchés , sinon à certain prix. C’est simonie de vendre l'ordination des évêques , des prêtres , des diacres ou des autres ministres de l’Église , et par conséquent la collation des offices ecclésiastiques et des revenus qui y sont attachés , c’est-à-dire des bénéfices. Ce n’est pas seulement la collation de l’ordre et du bénéfice qui doit être gratuite , mais toua