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d’or pour encourager les cultivateurs qui s’étaient livrés à de nouveaux essais , et donner une marque de distinction aux propriétaires qui avaient concouru d’une manière spéciale aux progrès de l’agriculture, Arthur Young et Pallas étaient , en 1789, au nombre nés associés etrangers de Ja société d'agriculture. — Il existe aujourd’hui un grand nombre de sociétés qui ont pour but de rechercher les améliorations que Pon peut introduire dans l’agriculture. On en comptait environ six cents en 1848. La plupart ont fondé des concours et des prix pour récompenser les agriculteurs qui se distinguent le plus par leur zèle et leur habileté.

SOCIÉTÉS SECRÈTES. — Il y aeu, à toutes les époques, des associations mystérieuses, qui ont cherché à se soustraire aux lois ordinaires et se sont reconnues à des signes particuliers. On les appelle sociétés secrètes . Telles furent les sociétés maçonniques du moyen âge.

Francs-maçons. — -On fait remonter au xme siècle l'organisation des francs-maçons, et on attribue leur* première institution à Erwin de Steinbach , architecte de la cathédrale de Strasbourg. Si l’on en croyait les prétentions des initiés, ils dateraient d’une époque bien plus ancienne * ils font remonter les loges maçonnique»

jusqu’à Hiram, qui construisit le temple de Jérusalem sous le règne de Salomon, environ mille ans avant J. C. On ne connaît pas bien les doctrines de ces sociétés ; on présume qu’elles cachaient , sous des formes symboliques , quelques-uns des principes des anciennes sectes gnostiques. Il est certain que leur œuvre ne se bornait pas à se transmettre les secrets de l’art maçonnique. Dans la suite, des sociétés secrètes , qui cachaient leurs idées morales et politiques sous certains symboles, ont adopté le nom de francsmaçons , comme successeurs des associations du moyen âge. Ces sociétés maçonniques prirent naissance en Angleterre, et se répandirent en France dans la première moitié du xviiic siècle. On lit dans le Journal de l'avocat Barbier , à la date de mars 1737 (t. Il, p. 148-149) :

« Nos seigneurs de la cour ont inventé, tout nouvellement, un ordre appelé des frimassons (mot anglais freemasons , francisé par Barbier), à l’exemple de l’Angleterre , où il y a aussi différents ordres de particuliers, et nous ne tardons pas à imiter les impertinences étrangères. Dans cet ordre-ci étaient enrôlés quei~ ques-uns de nos secrétaires d’Etat et plusieurs ducs et seigneurs. On ne sait quoi

que ce soit des statuts , des règles et de l’objet de cet ordre nouveau. Ils s’assemblaient, recevaient les nouveaux chevaliers , et la première règle était un secret inviolable pour tout ce qui se passait. Comme de pareilles assemblées , aussi, secrètes , sont très-dangereuses dans un Etat, étant composées des seigneurs, surtout dans la circonstance du changement qui vient d'arriver dans le ministère, M. le caï dînai de Fleury a cru devoir étouffer cet ordre de chevalerie dans sa naissance, et il a fait défense à tous ces messieurs de s’assembler et de tenir de pareils chapitres. » Malgré cette défense , les loges maçonniques se propagèrent rapidement en France. On y admit même des femmes.

Les francs-maçons eurent, au xvme siècle, un rôle politique, du moins dans les premières années de la révolution; mais depuis longtemps ils ne s’occupent plus que de plaisirs et d’œuvres philanthropiques.

Carbonari. — Les carbonari ont pris naissance en Italie, comme l’indique ieui nom. Cette société datait du moyen âge, et s’était composée primitivement des débris du parti guelfe ; le nom de carbonari leur fut donné parce qu’ils se réunissaient dans des cabanes de charbonniers. Le carbonarisme s’introduisit en France dans les premières années de la restauration, vers 1818. La société était dirigée par une vente suprême ou comité directeur, au dessous duquel étaient placés des comités ou ventes d’arrondissement et de canton. ï^es carbonari juraient sur un poignard haine aux rois et à Ja royauté ; ils tramèrent plusieurs conspirations contre la restauration de 1820 à 1823. D’autres sociétés secrètes remplacèrent, après 1830, l'association des carbonari, sous les noms de sociétés de U homme, des familles , des saisons , etc. — Histoire des sociétés secrètes , par Cretineau-Jolv, 1854.

, SOCIÉTÉS TMSIM.ES. Sociétés formées sans contrat et sans écrit»

SOEURS GRISES. — Religieuses qui se consacrent au service des malades et à l’instruction de l’enfance. Elles ont été instituées, en 1635, par saint Vincent de Paul et Louise de Marillac , veuve de M. Legras , secrétaire des commandements de la reine. Ces religieuses hospitalières existent toujours et continuent leur oeuvre de charité chrétienne ; elles ne sont pas cloîtrées et suivent la règle de Saint-François.

SOEURS DES PAUVRES ( Petites ).> — Religieuses hospitalières , non cloitrees , qui se consacrent au service des vieillards

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