ST Y
tistique complète de la France. Chaque ministère a un bureau spécial qui dresse la statistique de tous les établissements relatifs à chaque branche d'administration; le ministère de l’intérieur tient compte du mouvement annuel de la population et fait executer tous les cinq ans un recensement général. Le ministère de l’agriculture et du commerce dresse la statistique des établissements agricoles et industriels. Le ministère de .a justice publie la statistique judiciaire de la France. Les travaux publics, instruction publique , les colonies , la marine, l’armée, les bibliothèques, les sociétés scientifiques et littéraires ont aussi leurs statistiques. On a dressé la statistique complète de quelques départements, entre autres de celui des Bouches-du-llhène ; mais ce travail, si important pour la connaissance complète des ressources de la France , n’a pas été continué.
STATUAIUE. — Art de représenter, à l'aide d’une matière solide, la figin^e humaine. Voy. Sculpture.
STATUE. — Les premières statues7 élevées en l’honneur des rois de France , furent placées sur leurs tombeaux ou au portail des égides. Les statues de Clovis, de Clotilde et de plusieurs autres mérovingiens, que l’on voit encore au portail de Saint- Germain l'Auxerrois, remontent au moyen âge. La première statue équestre , représentant un roi de France, a été celle de Henri IV, érigée sur le Pont-Neuf, le 23 août 1614. Brisée en 1792 , elle a été remplacée par celle que l’on voit aujourd’hui et qui fut élevée en 1818. L’honneur des statues équestres est réservé aux souverains et aux princes de leur famille,
STATUTS. — Règlements imposés aux corporations industrielles. Voy. Corporation.
STEÏNKERQUE. — Espèce de fichu , adopté en France en 1692. Il dut son origine à un événement glorieux Le 3 août 1692, l’armée française, commandée par le maréchal de Luxembourg, fut attaquée h l’improviste par le roi d’Angleterre , Suillciume 111, près du village de Steinkerque (Belgique). Les officiers français n'eurent que le temps de jeter négligem ment leurs cravates autour de leur cou et de s’élancer contre l’ennemi , qu’ils battirent. Les officiers continuèrent de porter ainsi leurs cravates qu’on appela des Steinkerques . Les femmes les imitèrent et se parèrent de fichus à la Steinkerque .
STELLIONAT. — Vol commis par Câkii
qui vend ou engage des objets qui ne lui appartiennent pas.
STÉNOGRAPHIE. — Art d'écrire en abrégé ou en se servant de signes d’abréviation. Cet art était déjà connu chez les Grecs. Il passa de )a Grèce à Rome , et Tiron, affranchi de Cicéron, donna son nom aux notes tironiennes , qui furent en usage pendant tout le moyen âge (voy.
Notes tironiennes;. Depuis cette époque, on s’occupa constamment , en Angleterre et en France , de trouver une méthode plus complète pour une écriture abrégée. Enfin, en J 786, Samuel Taylor, professeur anglais , a inventé la méthode sténographique, que Théodore Bertin a adaptée avec de légers changements à la langue française. Depuis cette époque, la sténographie a servi à recueillir textuellement les discours des orateurs.
STÉRÉOTYPIE. — Ce mot tiré du grec oxcpeoç (solide) , et tuto; ( type, caractère) indique l’art de convertir en formes solides des planches composées avec des caractères mobiles. II est probable que les premiers essais d’imprimerie ont été faits avec des planches solides, sur lesquels on avait gravé en relief les caractères compris dans la page. Dès 1735, on connaissait en France la stèréôtypie ( voy.
Moniteur , t. X, p. 686) ; elle a été perfectionnéeau commencement de notre. siècle par Firmin Didot et Herhan.
STERLING. — Au moyen âge, la monnaie appelée sterlings ou esterlings avait cours en France. Voy. Esterlin.
STYLE. — En chronologie, on distinguo le vieux style et le nouveau style. On appelle vieux style la manière de compter antérieure à la réforme du pape (Grégoire X 1 1 1 , qui fut adoptée en France à partir de 1583 et établit une différence de dix jours entre les deux calendriers julien et grégorien. Cette différence s’accroît d’un jour à peu près par siècle.
STYLITES. — Solitaires qui vivaient sur une colonne ; il y a eu autrefois des siyli tes en Gaule, comme le prouve un passage de Grégoire de Tours; cet historien raconte sa conversation avec Wulfilaïch ou saint Veultroi , qui avait tenté d’intro duire la vie des styliies dans les Gaules. Ce récit peint avec une grande vérité les mœurs de cette époque et mérite d’être cite touteniier:« .le me rendisdans le territoire de Trêves, dit Wulfilaïch à Grégoire ; j’y construisis , de mes propres mains, sur cette montagne, la petiie demeure que vous voyez . J’y trouvai un simulacre de Diane, que les gens du lieu , encore infi-
STY