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dèles, adoraient comme une divinité. J’y élevai une colonne, sur laquelle je me tenais avec de grandes souffrances , sans aucune espèce de chaussure, et, lorsqu'arrivait le temps de l’hiver, j’étais tellement brûlé des ligueurs de la gelée, que très- souvent elles ont fait tomber les ongles de mes pieds, et l’eau glacée pendait à ma barbe en forme de chandelles; car cette contrée passe pour avoir souvent des hivers très-froids. » Nous lui demandâmes avec instance de nous dire quelles étaient sa nourriture et sa boisson , et comment il avait renversé l’idole de la montagne. Il nous dit : « Ma nourriture était un peu de pain et d’herbe , et une petite quantité d’eau. Mais il commença à accourir vers moi une gramde quantité de gens des villages voisins. Je leur prêchais continuellement que Diane n’existait pas que le simulacre et les autres objets auxquels ils pensaient devoir adresser un culte n’étaient absolument rien. Je leur répétais aussi que ces cantiques qu’ils avaient coutume de chanter en buvant, et au milieu de leurs débauches, étaient indignes de la divinité , et qu’il valait bien mieux offrir le sacrifice de leurs louanges au Dieu tout-puissant qui a fait le ciel et la terre. Je priais aussi bien souvent le Seigneur qu’il daignât renverser le simulacre et arracher ces peuples à leurs erreurs. La miséricorde du Seigneur fléchit ces esprits grossiers , et les disposa , prêtant l’oreille k mes paroles, à quitter leurs idoles et à suivre le Seigneur. J’assemblai quelques-uns d’entre eux, afin de pouvoir, avec leur secours, renverser ce simulacre énorme que je ne pouvais détruire par ma seule force. J’avais déjà brisé les autres idoles ; ce qui était plus facile Beaucoup se rassemblèrent autour de la statue de Diane ; ils y jetèrent des cordes, et commencèrent à la tirer ; mais tous leurs efforts ne pouvaient parvenir à l’ébranler. Alor^ je me rendis à la basilique, me prosternai à terre, et suppliai avec larmes la miséricorde divine de détruire, par la puissance du ciel, ce que l’etfort terrestre ne pouvait suffire à renverser. Après mon oraison , je sortis de la basilique , et vins retrouver les ouvriers; je pris la corde, et aussitôt que nous recommençâmes k tirer, dès le premier coup , l'idole tomba à terre; on la brisa ensuite, et, avec des maillets de fer, on la réduisit en poudre.
u Je me disposais à reprendre ma vie ordinaire ; mais les évêques, qui auraient dû me fortifier, afin que je pusse continuer plus parfaitement l’ouvrage que j’avais commencé, survinrent, et me direct « La voie que tu as choisie n’est pas la
droite , et toi ? indigne , tu ne saurais t’égaler à Simeon dy Antioche , qui vécut sur sa colonne . La situation du lieu ne permet pas d* ailleurs de supporter une pa~ reille souffrance : descends plutôt, et ha bite avec les frères que tu as rassemblés . A ces paroles, pour n’être pas accusé du crime de désobéissance envers les évêques, je descendis, et j’allai avec eux , et pris aussi avec eux le repas. Un jour l’évêque, m’ayant fait venir loin du village , y envoya des ouvriers avec des haches, des ciseaux et des marteaux, et fit renverser la colonne sur laquelle j’avais coutume de me tenir. Quand je revins le lendemain, je trouvai tout détruit ; je pleurai amèrement; mais je ne voulus pas rétablir ce qu’on avait détruit, de peur qu’on ne m’accusât d’aller contre les ordres des évêques, et depuis ce temps , je demeure ici , et me contente d’habiter avec mes frères. »
SUBKÉC ARGUE. — Ce mot, emprunté à la langue espagnole, servait à désigner des officiers de la compagnie des Indes , dont les principales fonctions étaient de vendre dans les comptoirs de la compagnie les marchandises qu’elle y avait fait porter , et d’y acheter celles qui leur avaient été désignées avant leur départ.
SUBREPTICE. — Terme de pratique qui s'employai t en parlant des grâces obtenues par surprise. On qualifiait quelquefois les lettres qui les avaient accordées d’obreptices et subreptices ; il y avait cependant une différence entre ces deux mots : obreptices se disait particulièrement des lettres de chancellerie obtenues sur un exposé oü l’on avait omis quelque chose d’essentiel; les lettres subreptices étaient celles qui avaient été obtenues sur un exposé faux.
SUBROGÉ-TUTEUR. — On appelle subrogé-tuteur la personne nommée par le conseil de famille pour empêcher que le tuteur ou la tutrice ne fassent rien contre les intérêts du mineur , et surtout pour soutenir les droits du mineur contre son tuteur en cas de contestation.
SUBSIDES. — Ce mot désigne d’une manière générale tous les impôts qui sont levés au nom du souverain. Voy. Impôts.
SUBSTITUT. — Magistrat chargé de remplacer le procureur général ou le procureur impérial. Voy. Gens du roi. Ministère public , Procureur général Procureur impérial.
SUBSTITUTION. — Disposition par laquelle on transmettait ses biens ou une ses biens k un héritier du second