SUC
Il résulte de ce passage que les procédés pour raffiner le sucre étaient à peu près les mêmes que ceux dont nous nous servons aujourd’hui ; mais il résulte aussi que la France ne connaissait point encore 1 art de le raffiner. Bientôt cependant les Provençaux furent obligés de s’en instruire, lorsque leurs cannes furent devenues assez grandes pour être en plein
S,?/?' De Serre?’ dans son Théâtre d’a- ^rtcu lurs panne en 1600, donne quel-
q néV^w- S à <|e su->et- APrès avoir enseigne à cultiver les cannes à sucre , à les
feommhrp68 seîées’ 11 aJ°ute ff'i’à la mifceptembie, on les coupait rez-nied rez-
atf’on’ .2U’?n- ,8S ^achait par tronçons ; qu on les faisait bouillir dans l’eau , et
quand cette eau était bien imprégnée de la substance sirupeuse du roseau , on
do?naft HeVaPi°rei'jusqu’a siccité. Ce qui donnait du sel qui était sucre. 4
ni V V* S’^c*e> la France ne consomma plus seulement le sucre d’Alexandrie, de
desy rrae,nd-e Rhodes,; on y joignit celui des Canaries et celui de Madère. Il en
arrivait aussi beaucoup par la voie des
wrés' deS,?lli S .’SJeM em-
pares de la plupart des établissements
des Portugais dans les Indes et en Amé-
ceux^î av,a'eni suorédé au commerce de ceux-ci Le sucre de Hollande était en pains de dix-huit à vingt livres On le nommait sucre de palme, paœe que les pains étaient enveloppés dans des feuilles
étendùmceHnLeS tng'aia’ ayant beaucoup étendu cette culture dans les Antilles
q ils possédaient, s’emparèrent bientôt
saientCsei.Tserie* Vers ,660’ ils fournis- Pranee ? 1 de sucre tout le nord de la
îée don 'b Pr°htS qU °ffrait cette den~ tous les irn,-C0nsOmma]ion augmentait tous les jours, avaient déjà éveillé l'industrie de nos colonies d’Amérique. Elles en formèrent un objet de spéculation et voulurent aussi cultiver la canne à su-
qa’ava,ent lait les Espagnols et les Portugais. Mais elles n’eurent poim comme ces derniers, la peine de tirer ipJ cannes à sucre de colonies étrangères Le sol de Saint-Christophe’tle la MaSfque?
de la Guadeloupe en produisait naturellement, c. est ce qu’assure Labat, dans son Voyage des Antilles, et il défie de prouve r quelles y ont été apportées du dehors quoiqu il convienne que ce sont d’autres’ peuples qui ont appris à nos colons l’art
eaîs ïî'fi.hr" STre- ^elon lui’ les Fran-
verc !”//fabnquèrent à Saint-Christophe,
,r, « .. ^ ou è. la Guadeloupe en
île furent raa,!res> dans cette dernière n,?.’ ^ent quelques Hollandais qui, expulsés du Brésil par les Portugais, sè réfugièrent à la Guadeloupe, où i lu foimà-