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raie. Les provinces, comprises dans la ferme générale, étaient, en 1720, la Normandie, la Picardie, le Soissonnais , la Champagne y la Bourgogne , la Bresse et le Bugey, le Bourbonnais , le Berry, le Poitou, le pays d’Aunis , l’Anjou et le Maine. Il y avait une ligne de bureaux sur la frontière de toutes ces provinces ; on y percevait les droits d’entrée et de sortie fixés par le tarif des cinq grosses fermes rédige en 1664. Ces traites n'ont été abolies que par la révolution*

TRAITÉS. — La conclusion des traités était accompagnée, aux époques barbares, de formes symboliques. Les parties contractantes échangeaient quelquefois un bâton (du Cange , v° Baculus).

TI semble même qu’on avait conservé quelques-unes des cérémonies païennes usitées chez les Romains, telle que la coutume d'immoler un animal avec une hache en faisant une imprécation contre celui qui violerait le traité et en exprimant le vœu qu’il périt du même genre de mort. Sainte-Palaye croit en "trouver la preuve dans le passage de Grégoire de Tours oîi cet historien rapporte

Sue les ambassadeurs de Childebert II irent à Gontran en prenant congé de lui : La hache qui a frappé tes frères est encore aiguisée et menace ta tête . Toucher la barbe était encore un signe d’amitié usité dans les traités ; Alaric est représenté, dans les fragments de Frédégaire , comme touchant la barbe de Clovis avec lequel il signait un traité . L’usage des serments sur les Évangiles et quelquefois sur une hostie consacrée a duré pendant tout le moyen âge. On peut lire, entre autres détails, ceux que donnent les

faraudes chroniques de Saint-Denis sur e traité de Brétigny. Il a été question à l’article Paix des formes solennelles usitées pour la proclamation de la paix.

TRANCHOIR (pain). — Voy. Pain tranchoir.

TRANSEPT. — Galerie transversale qui, dans les églises, sépare du chœur la nef et les bas-côtés, et forme les deux bras d’une croix dont le chœur et la nef sont le montant.

TRANSIT. — Passage des marchandises â travers le territoire d’un Etat, pour se rendre au lieu de leur destination. La France a trente-cinq bureaux de transit 9 répartis dans dix-huit départements frontières. Lorsqu’on veut user du transit en France, on doit faire à la douane déclaration des marchandises que l’on se propose d’expédier. L’administration, des douanes, après avoir fait vérifier les marchandises,

les plombe et délivre à l’expéditeur un acquit à caution, Les marchandises parvenues à la frontière subissent plusieurs vérifications, afin de constater que le chargement est resté intact.

TRANSPORTATION. — La freine de la transportation aux colonies avait été prononcée par une loi de l’an ii , contre tout mendiant repris pour la troisième fois en récidive. Depuis 1848, cette peine a été remise en vigueur et infligée pour crimes politiques. On l’a aussi appliquée aux galériens. La loi du 24 janvier 1850 et le décret du 28 mars 1852 ont fixé les lieux de transportation et les causes pour lesquelles cette peine pourrait être infligée.

TRAPPE, TRAPPISTES.— L’abbaye de la Trappe (Orne), fondée en ii4o, par Rotrou, comte du Perche , est surtout célèbre par la réforme qu'y introduisit, en 1662 , Jean -Armand Le Bouteiller de Rancé , qui y établit l’étroite observance de Citeaux. Les trappistes , chassés de France à l’époque de laRévolutiori, y sont rentrés dès le commencement de ce siècle, et ont aujourd’hui un grand nombre de maisons de cet ordre. Elles sont renommées par l’austérité de leur règle, qui leur impose le travail manuel et un silence absolu. L’histoire de la Trappe a été écrite par M. G. Gaiilardin.

TRAVAUX FORCÉS. — Peine afflictive et infamante. Ceux qui y sont condamnés sont employés aux travaux les plus pénibles dans "quelques-uns des ports de l'Etat, comme Brest, Toulon, Rochefort ; ils traînent à leurs pieds un boulet , et sont enchaînés deux à deux, lorsque la nature des travaux , auxquels ils sont condamnés , le permet. Depuis la loi du 30 mai 1854, les condamnés aux travaux forcés doivent subir leur peine dans une colonie pénitentiaire. Les femmes, contre lesquelles cette peine a été prononcée, sont enfermées dans une maison de force. Avant 1832 , cette peine était accompagnée de la marque.

TRAVAUX PUBLICS. — Ces travaux comprennent les ponts et chaussées , les chemins de fer, les fleuves et rivières navigables, les usines situées sur les cours d'eau, les ports de commerce, les phares, les monuments publics, les mines et minières, le dessèchement des marais , etc. Ils ont tantôt dépendu du ministère de l’intérieur , tantôt formé un département distinct. Un décret, du 23 juin 1853, les a réunis au ministère de l’agriculture et du commerce, sous le nom d ^ministère de V agriculture , du commerce et des

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