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travaux publics (voy. Mines , Ministère (p. S 1 3), Ponts, voies publiques). M. Tarbé de Vauxclaîrs a publie, en 1835, un Dictionnaire des travaux publics .

TRAVÉES. — On nomme travées , dans les églises, les galeries supérieures qui régnent autour des arcades de la nef.

TRAVERS. — Droit féodal perçu par les seigneurs sur les marchandises transportées à travers leurs terres dTm lieu dans un autre. Cet impôt se percevait principalement au passage des rivières. (Prolégom . du cart. de Saint-Père de Chartres, § 121). Voy. PÉAGE.

TRÉFGÏR. — Dans plusieurs provinces et principalement en Provence, l’usage du tréfoir ou bûche de Noël , s’esi conservé pendant longtemps. La veille de Noël, on préparait le tréfoir , et, lorsque toute la famille était réunie dans la grande salle de la maison , on allait en cérémonie chercher la bûche, et on la portait dans la cuisine ou dans la chambre du maître de la maison. Pendant cette espèce de procession, on chantait des vers provençaux, dont voici la traduction :

Que la bûche se réjouisse.

Demain c’est le jour du pain i

Que tout bien entre ici ;

Que les femmes enfantent ;

Que les chèvres clievrettent

Que les brebis agnellent ;

Qu’il y ait beaucoup de blé et de farine,

Et de vin une pleine cuve.

On faisait ensuite bénir le tréfoir par le plus petit et le plus jeune de la maison avec un verre de vin qu’il répandait dessus, en disant : in nomine patris , etc. Après quoi on mettait la bûche au feu. On conservait toute l’année du charbon de ce bois et on le faisait entrer dans lacomnosition de plusieurs remèdes. On faisait aussi, la veille de Noël, un fort gros pain que l’on appelait pain de calendre . On en coupait un petit morceau , sur lequel on faisait trois ou quatre croix avec un couteau, et on le gardait sous prétexte qu’il avait la vertu de guérir de plusieurs maux. Le reste était partagé entre la famille le jour de Noël.

TRÊFONCIER , TRÉFONDS. — Le mot tréfonds , qui vient du latin terræ fundus (le fonds du sol), indique le fonds qui est sous le sol et qu’on possède comme le sol même. On appelle tréfoncier celui qui est propriétaire du sol et du tréfonds •

TRENTE (combat des). — Combat célèbre de trente Bretons contre trente Anglais, livré le 3 1 mars i 35 1 . La victoire resta aux Bretons que commandait Beaumanoir.

TRÉPAS DE LOIRE. — Impôt que

payaient, sous l’ancienne monarchie, les marchandises transportées au sud de la Loire. Voy. Traites.

TRÉPASSÉS. — Il était d’usage à Paris, jusqu’au règne de Louis XIV, lorsqu’une personne notable était morte , qu’un homme vêtu de noir parcourût les rues en agitant une clochette et en criant : Priez Dieu pour les tréjiassés . Saint- Amand parle de cet usage dans sa pièce intitulée la Nuit :

Lo clocheteur des trépassés Sonnant de rue en rue ,

De frayeur rend les cœurs glacés,

Bien que leur corps en sue ;

Et mille chiens oyant sa triste voix Lui répondent à longs abois.

Lugubre courrier du destin ,

Effroi des âmes lâches.

Qui si souvent soir et matin Et m'éveillo et me fâches,

Va faire ailleurs, engeance du démon,

Ton vain et tragique sermon.

TRÈS-CHRÉTIEN. — Nom donné aux rois de France. Voy. Chrétien.

TRÉSOR. — Au moyen âge , les trésors enfouis s’appelaient fortunes d’or et d’argent ; ils appartenaient au seigneur dans les domaines duquel on les trouvait , comme les troupeaux errants et les débris de la tempête (voy. Bris et Épaves). Richard Cœur de Lion périt devant le château de Chalus , en réclamant comme suzerain un trésor trouvé par le seigneur de ce château. Saint Louis dit, dans ses Établissements (liv. I, ch. xc): « Nul n’a fortune d’or s’il n’est roi ; les fortunes d’argent sont aux barons ou à ceux qui ontgrande justice en leurs terres. » D’après les lois modernes, la propriété d’un trésor appartient à celui qui le trouve dans son propre fonds. S’il est trouvé dans le fonds d’autrui, il appartient par moitié à celui qui L’a découvert, et au propriétaire du fonds.

TRÉSOR PUBLIC. — Lieu oh l’on dépose les sommes provenant des impôts et autres revenus de l’État. Il a été longtemps désigné sous le nom d’Épargne (voy. ce mot). Napoléon établit, en 1806, un ministre du trésor , dont les fonctions furent supprimées en 1814. Le trésor public ost aujourd’hui déposé au ministère des linances. Voy. Finances et Impôts.

TRESOR DES CHARTES. — On appelle trésor des chartes le dépôt qui contient les anciennes chartes des rois. Il comprend : i° les registres de la chancellerie depuis rhilippe le Bel jusqu’à Charles IX (1302-1568); 2° les layettes qui

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