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très- souvent dans ce sens. Ainsi , à la date du 10 avril 1693, il y est dit que << le roi se promena le matin dans ses jardins, et Taprès-dînée alla voler dans la plaine de Vesinet Le roi et la reine d'Angle-
terre étaient à la volerie. » Il y avait des officiers du roi spécialement chargés du vol. Voy. Maison do roi,p* 711, et Vénerie , p. 1252-1253.
VOL DU CHAPON. — Expression des anciennes coutumes pour désigner la portion de terre qui revenait de droit à rainé et entourait ordinairement le manoir paternel. Le nom de 'rot du chapon était donné à cet espace de terre parce qu'on supposait qu’un chapon pouvait le parcourir en volant.
VOLONTARIAT D'UN AN. — Engagement conditionnel d'un an contracté , pour le service militaire, par les jeunes gens munis des diplômes universitaires, ou ayant subi un examen d'aptitude pour les professions agricoles, industrielles ou commerciales. Voy. Armée.
VOYER (Grand). — Officier préposé, dans l'ancienne monarchie, à l'administration des voies publiques. Voy. Voies publiques. — Cette charge, créée par Henri IV pour Sully, en 1599, fut supprimée en 1626.
VULGATE. — On appelle vulgate (vulgata , répandue) une traduction latine de i'Ancien et du Nouveau Testament , approuvée par l’Église, qui Ta déclarée authentique. L’ancienne vulgate , dont l'auteur est inconnu, était presque calquée mot à mot sur le grec des septante. La nouvelle vulgate , qui a été approuvée par l’Église, est un mélange de l’ancienne vulgate et de quelques corrections de saint Jérôme. C'est la version qu'a adoptée le concile de Trente. « Ce qui n’empêche pas, dit Fleury (. InstiL au droit ecclésiastique, c hap.vm), que l’Église latine n’approuve la version grecque de l’Ancien Testament, dont se servent les églises orientales , et qu'il ne soit libre d'étudier l’Écriture dans les textes originaux, autant que chacun en est capable. »
WAGONS. — Ce mot anglais, qui signifie chariot à quatre roues, est employé en français pour désigner les voitures qui servent, sur les chemins de fer, au transport des voyageurs et des marchandises.
WALHALLA. — Paradis sensuel dont les joies étaient promises par la religion des Francs, aux guerriers qui succombaient sur le champ de bataille. L'espoir du walhalla exalta pendant plusieurs siècles le courage des guerriers francs et des pirates Scandinaves ou northmands.
Us croyaient que les guerriers réunis dans le walhalla y combattaienttout lejour.Le soir, leurs blessures étaient guéries par la puissance d'Odin , et , réunis autour de la table du festin, ils buvaient l'hydromel eu écoutant les chants des scaldes ou poètes Scandinaves.
WALKYR1ES. — Divinités de la religion d’Odin qui était la religion des Francs avant leur conversion au christianisme.
Ces messagères célestes recueillaient Pâme du guerrier qui périssait dans les combats et la portaient au walhalla.
WALLON. — Patois de l'ancienne langue française qui s’est conservé dans une partie de la Belgique ( pays de Licge ). Le
mot wallon a le même sens que celui de
gaulois; on y retrouve le changement très-commun du w en g ou gu , comme dans Wilhem , William (Guillaume), Wiscard ( Guiscard) , Wehr (guerre), warrant ( garant , garantie ) , etc.
WALLONS , WALLONES ( Gardes ). — Troupes d'infanterie levées dans les provinces belges ; elles s'illustrèrent dans les armées espagnoles des xvic et xvue siècles. Bossuet en parle avec éloge dans l'oraison funèbre du prince de Condé.
WARRANT. — Mot anglais qui signifie garantie , et qui a été adopté récemment dans la langue française pour désigner le récépissé délivré aux commerçants au moment où ils font déposer des marchandises dans un dock . Le mot dock (de l'allemand decken , couvrir) a aussi été introduit récemment dans la langue française ; on entend par dock un ensemble de bassins entourés de magasins dans lesquels on dépose les marchandises dès qu’elles sont débarquées. Il existe de magnifiques docks en Angleterre; on a projeté pour Paris des établissements de ce genre, et l'emplacement en a été désigné.
WEHRGELI). — Mot des lois salique et ripnaire ; il est formé des deux moLs zvehr (guerre, défense) et geld (argent). C'était la rançon ou composition que l'homme
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coupable d’un acte de violence payait à la personne ou à la famille lésée. Le wehrgeld étail une transaction entre la famille de la victime et Fauteur du crime. La famille restait toujours libre de le repousser et d’user du droit de vengeance. La loi salique autorisait, en effet, les vengeances privées. «Quand un homme libre, dit-elle, aura coupé la tête à son ennemi et l’aura fichée sur un pieu devant sa maison, si quelqu’un, sans son consentement ou sans la permission du magistrat, ose enlever la tête, qu’il soit puni d’une amende de six cents deniers. »
Le wehrgeld fut un premier adoucissement de ces moeurs barbares. On tenait compte, dans l’évaluation du. wehrgeld, de la nature du crime aussi bien que de la qualité de la personne qui avait été lésée; c’est ce que prouve une liste de ces évaluations donnée par M. Guizot dans ses Essais sur V histoire de France , IVe essai, chap. il, § 2.
WHIST. -- Ce mot anglais, qui signifie silence, désigne un jeu de cartes qui a été emprunté par la France à l’Angleterre, et qui a remplacé la plupart de nos anciens jeux. Il se joue en parties liées ( robre ) par quatre personnes associées deux h deux (partners) . La langue du zvhist est, comme l’on voit, tout anglaise. Les levées en plus de six s'y appellent trick , et un coup dans lequel deux partners font les treize levées se nomme chelem. Les règles de ce jeu , qui donne lieu à des combinaisons compliquées, ont été exposées dans des traités spéciaux. Voy., entre autres, le Traité du jeu de zohist par Deschapelles (1839), et le Manuel complet du jeu de whist (Paris, 1847).
WIHIGELD. — Même sens que wehrgeld. Voy. Wehrgeld.
WISIGOTHS. — Les Wisigoths ont occupé pendant près d’un siècle le midi de la Gaule. Leur loi, connue sous le nom de forum judicum , fut rédigée sous Euric, qui régna de 466 à 484 , et modifiée sous son successeur Alaric II, qui régna de 484 à 507. Euric avait fait recueillir les lois desGoths; Alaric chargea un jurisconsulte, nommé Anianus, de faire un abrégé des lois romaines qui fut désigné sous le nom de Breviarium Anzani ( abrégé dfAnianusY Dans la suite, ces deux lois furent fondues en une seule, et devinrent le forum judicum ou la règle des juges. Cette loi est beaucoup plus etendue ut plus remarquable que les autres lois des barbares ; elle se divise en douze livres qui ' comprennent cinq cent quatre-vingtquinze articles. Ce n’est plus un simple recueil de coutumes, comme les lois des
Francs salienset ripuaires , c’est un code complet qui embrasse le droit politique, le droit civil et le droit criminel. Les articles de ce code sont disposés systématiquement. Cette supériorité de la loi des Wistgoths s’explique par la nature des assemblées où elle a été rédigée. Les conciles de Tolède jouaient alors le principal rôle dans le gouvernement de l’Espagne, et on retrouve dans le code des Wisigoths l’élévation d’intelligence qui caractérisait le clergé. Les lois qu’il a rédigées sont plus rationnelles, plus justes, plus douces que celles de tous les autres peuple/? barbares. Il suffit, pour s’en convaincre, do lire ce que disent les législateurs wisigoths de la puissance royale; ce n’est plus, comme chez les autres barbares, une puissance de fait n’ayant d’autre loi et d’autre arme que la force. La royauté chez les Wisigoths a un caractère de supériorité morale. « Le roi, dit 1 e forum judicum (tit. i, De electione principum , § I), est dit roi (rex) de ce qu’il gouverne justement (recte). S’il agit avec justice ( recte ), il possède légitimement le nom de roi ; s’il agit avec injustice, il le perd misérablement. Nos pères disaient donc avec raison : rex ejus eris , si recta facis ; si autem non facis , non eris (lu seras roi , si tu agis avec justice ; sinon , non). Les deux principales vertus royales sont la justice et la vérité.
« La puissance royale est tenue, comme la totalité des peuples, au respect des lois.... Obéissant aux volontés du ciel , nous donnons, à nous comme à nos sujets, des lois sages anxquelles notre propre grandeur et celle de nos successeurs est tenue d’obéir aussi bien que toute la population de notre royaume.
« Dieu, le créateur de toutes choses, en disposant la structure du corps humain # a élevé la tête en haut, et a voulu que de là partissent les nerfs de tous les membres. Et il a placé dans la tête le flambeau des yeux, afin que de là fussent vues toutes les choses qui pouvaient nuire. Et il y a établi le pouvoir de l’intelligence, en le chargeant de gouverner tous les membres et de régler sagement leur action.
« La loi est l’émule de la divinité, la messagère de la justice, la maîtresse delà vie. . Elle régit toutes les conditions de l’État, tous les âges de la vie humaine; elle est imposée aux femmes comme aux hommes , aux jeunes gens comme aux vieillards , aux savants comme aux ignorants, aux habitants des villes comme à ceux des campagnes. . . . Elle ne vient au secours d’aucun intérêt particulier; elle protège et défend l’intérêt commun de tous les citoyens.... Pille doit être, selon