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sûre, ajoute le chroniqueur, que c'était un violent poison. 11 y eut bien des discours, bien des opinions. La plus probable , c’est que le roi des Maures de Grenade, se voyant avec douleur si souvent battu, imagina de s’en venger en machinant avec les juifs la perte des chrétiens; mais les juifs, trop suspects eux-mêmes, s’adressèrent aux lépreux.
Ceux-ci , le diable aidant, furent persuadés par les juifs. Les principaux lépreux tinrent quatre conciles, pour ainsi parler, et le diable, par les juifs, leur fit entendre que, puisque les lépreux étaient réputés personnes si abjectes et comptés pour rien , il serait bon de faire en sorte que tous les chrétiens mourussent ou devinssent lépreux. Cela leur plut à tous; chacun de retour le redit aux autres. Un grand nombre, leurrés par de fausses promesses de royaumes , comtés et autres biens temporels, disaient et croyaient fermement que la chose se ferait ainsi. » Ces accusations, propagées dans le peuple et accueillies même par les rois, excitèrent une persécution dont un grand nombre de lépreux furent victimes.
LADRERIES. — Hospices de lépreux.
Voy. Ladres et Léproserie.
LAGAN. — Nom que portait en Bretagne le droit de bris. Yoy. Bris (Droit de).
LAI ou LAY. — Ce mot, qui vient do l’allemand lied (chant), désignait un genre spécial de poésie. Traduit dans le latin barbare du moyen âge, lied avait formé le mot leudus , qu’on trouve dans Fortunat :
Ho» tibi versicuîos, dent cnrmina barbara leudos...
Parmi les poètes qui composèrent des lais remarquables, on cite Marie de France, Christine de Pisan, Froissart, etc. Ce genre de poésie était tombé en désuétude dès le milieu du xvie siècle , comme le prouve l 'Art poétique de Thomas Sébilet, qui date de cette époque. On a cherché de nos jours à faire revivre les formes naïves des lais du moyen âge; mais cette manie d’archéologue a passé promptement, comme bien d’autres fantaisies du même genre. Voici un exemple de lai :
Sur l’appui du monde*
Oue faut-il qu’on fonde D’espoic ?
Cette mer profonde En débris fécondo Fait voit
Calme au matin Tonde ,
Et Torflgo y. gronde Le» ^
LAI (Frère). — Laïques employés au service des moines. Voy. Abbaye.
LAÏC. — Le mot laïc vient du grec'Xaoç qui signifie peuple ; il sert à désigner tous les chrétiens qui ne sont pas membres du clergé.
LAINE. — Pendant longtemps l’industrie française ne se servit que des laines communes que fournissaient les moutons indigènes. Les laines d’Angleterre et d’Espagne avaient une grande supériorité. Aussi les Flamands, dont le commerce consistait principalement en draperie, s’étaient-ils liés étroitement avec l’Angleterre qui leur fournissait la laine. Ce fut une des causes principalesdel’alliance qui s'établit, au xiv* siècle , entre les Anglais et les Flamands Jacques d’Artevelle représentait aux Flamands pour les entraîner dans le parti d’Edouard 111, « que sans le roi d’Angleterre ils ne pouvaient vivre. Car toute Flandre, était fondée sur draperie , et sans laine on no pouvait draper. » Ce motif décida les communes de Flandre.
Jusqu'aux derniers temps l’industrie françaiseavaiteté forcée de tirer les laines des pays étrangers. Vers la fin du dernier siècle, on commença à introduire en France des moutons mérinos d’Espagne , dont la laine rivalise avec les plus belles laines de Saxe et d’Espagne. Dès 1806, le jury industriel déclara que les races de mérinos établis en France donnaient des laines de plus en plus fines, et il annonça que l’on pouvait prévoir l’époque où l’industrie française n’aurait plus besoin d’acheter des laines à l’étranger. En même temps on s’occupait de l’invention ou du perfectionnement des machines destinées à carder et à filer la lahie. En 1803, le comte Chaptal, ministre de l’intérieur, encouragea ces perfectionnements industriels, et ouvrit un concours pour les favoriser. MM. Collier , Cockerill , Dobo , etc., se distinguèrent particulièrement dans ce concours. La société d’encouragement, instituée sous le ministère du comte Cbaptal , proposa, en 1807, un prix de trois mille francs pour l’industriel ui présenterait une machine propre à 1er la laine peignée, et en 1815 ce prix fut remporté par M. Dobo.
En 1819, M. Ternaux a introduit en France les chèvres du Tibet dont la laine a donné des tissus qui luttent avec les produits de l’Inde.
LAIS. — Terres qu’une rivière donnait au seigneur justicier. Ce mot, dit Laurièro ( Glossaire du droit , v« Lais), n’indique pa& des terres d’alluvion qu'une rivière
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ajoute au domaine d'un seigneur, mais une île qui se forme au milieu d’une rivière et accroît le domaine du seigneur.
LAMANEURS. — Pilotes qui connaissent particulièrement l’entree d’un port et qui y résident, pour conduire les vaisseaux étrangers à rentrée et à la sortie. On les appelle aussi Locmans .
LAMBEL. — Brisure dans les armoiries des cadets. Voy. Blason et Cadets.
LAMBREQUIN. — On appelle lambrequins , en termes de blason , des morceaux d’étoffe découpés qui tombent du casque et servent d'ornement à l’écu. On les nommait encore volets , parce qu’ils volaient au gré du vent, capeline , comme ayant la forme d’une cape, et feuillards , parce qu’ils n’étaient pas sans analogie avec des feuilles d’acanthe.
LAMINOIR. — Machine qui sert à réduire les métaux en lames. Elle n’a commencé à être connue en France qu'en 1638. Depuis cette époque on a perfectionné les laminoirs qui donnent aux métaux la forme que l’on veut sans bavures ni coupures.
LAMPES. — L’usage des lampes pour l’éclairage domestique ne remonte qu’à la fin du dernier siècle ( voy. Éclairage ,
S II ). Depuis oette époque on n’a cessé de les perfectionner. En 1800 , Carcel inventa une nouvelle espèce de lampes , dans laquelle le pied sert de réservoir d’huile. Au moyen d’un rouage d’horlogerie, l’huile est sans cesse portée à la mèche avec abondance. On a multiplié depuis cette époque Les lampes à mouvement d’horlogerie. Les détails techniques de ces perfectionnements ne sont pas de notre sujet. — La lampe de sûreté inventée par l'anglais Davy a pour but de préserver les mineurs dè l’explosion des gaz inflammables qui sont souvent contenus dans les fissures des mines. Cette lampe est entourée d’un grillage en toile métallique; ouverte pour le passage de la lumière, elle est fermée pour la flamme des explosions
LANCE. — La lance fut l’arme principale de la cavalerie française jusqu’au règne de Henri IV (Daniel, Hist. de la milice française , I , 43 1 ). Les lances des Français, dit Guillaume le Breton, poète du xiii* siècle , étaient de frêne , avaient un fer aigu et ressemblaient à de longues perches. Sous Philippe de Valois, on les fit plus grosses et plus courtes. Les lances actuelles ressemblent plus aux anciennes hallebardes qu’aux lances des
chevaliers; seulement le fer est oblong et arrondi.
LANCE GARNIE. — Une lance garnie se composait de six hommes : le chevalier, qu’on appela aussi maître , un page ou varlet, trois archers et un coutillier ou fantassin, armé du long couteau appelé coutil .
LANCE -PESSADE. — Ce mot, d’où l’on a fait Anspessade, vient de l’italien Zcmcia spezzata ( lance rompue). Au moyen âge , le cavalier, dont le cheval avait été tué, portait le nom de lance-pessade et combattait dans les rangs de l’infanterie jusqu’à ce qu’il eût été remonté ; il y occupait le premier rang après le lieutenant. Dans la suite ce nom , changé en celui d* anspessade , désigna des aidescaporaux. On finit par les appeler appointés, parce qu’ils recevaient une haut© paye. Les anspessades ou appointés ont été supprimés à la révolution.
LANCIER.S. — Napoléon créa, en 1807, un corps de lanciers polonais. Un second régiment de lanciers , composé exclusivement de Fiançais, fut organisé en 1810. Voy. Organisation militaire.
LANCIOLÉE (Ogive). — Ogive à lancette. Voy. Architecture.
LANDAU. — Espèce de voiture. Voy.
Voitures.
LANDES. — On donne ce nom à des terres incultes qui se trouvent principalement dans le sud de la France et en Bretagne. U n des départemen is de la France en attiré son nom. Les habitants des Landes , qui sont pour la plupart pasteurs et vivent dans un profond isolement, ont des mœurs originales. Je ne parie pas seulement de l'usage de parcourir leurs déserts de sable montes sur des échasses hautes de deux ou trois mètres. Leurs costumes , leur nourriture, leurs mœurs ont un caractère particulier. Ils sont coiffés d’une toque de laine qu’ils appellent bareite ou béret , et couverts d’une peau de mouton sans manches; ils ont les pieds nus et les jambes enveloppees d’un camano ou fourrure fixée par des jarretières rouges. Leur nourriture consiste surtout en une pâte de millet et de maïs trempée dans du jus de lard; ils nomment ces mets cruchade. Leurs danses ont la vivacité méridionale; leur patois parait être celui des anciens Gascons ; il est remarquable par un mélange de douceur eL d’énergie. Les demandes en mariage sont accompagnées de cérémonies particulières. Le prétendant accompagné de deux amis se rend le soir chez les pa-
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rents do la jeune fille ; on passe la nuit à boire, à manger et à raconter des histoires plus ou moins merveilleuses. Au point du jour, la jeune fille sert le dessert. S'il y a un plat de noix, c'est le signa que la demande est rejetée.
LANDGRAVE. — Ce mot composé de lanci (terre; et de graf (comte) a été longtemps employé en Alsace pour désigner les seigneurs de la partie méridionale de ce pays.
LANDI , LANDÏT, LENDIT, I/ENDICT et L'INDICT. — Ces diverses formes du même nom étaient des altérations plus ou moins sensibles du mot latin indic tum , qui signifiait un jour et un lieu désignés pour une assemblée du peuple. Ils s’appliquaient spécialement à une foire qui se tenait à Saint-Denis au mois de juin. On en faisait remonter l'institution tantôt à Dagobert, tantôt à Charlemagne ou à Charles le Chauve. D'autres écrivains prétendent avec plus de vraisemblance qu’elle ne date que du commencement du xuc siècle. En no9, on avait rapporté en France un morceau de la vraie croix ; l’évêque de Par is , pour satisfaire à la curiosité des fidèles, ordonna un indict dans la plaine de Saint-Denis. Quelques années plus tard V indict devint une foire qui s'ouvrait le jour de Saint-Barnabe ( 1 1 juin ; ; elle durait primitivement trois jours, mais dans la suite, elle se prolongea pendant huit et même quinze jours. La plaine entre Saint- Denis et la Chapelle se couvrait d’une ville improvisée où s’étalait tout le luxe du moyen âge , tapisseries , merceries , fourrures , étoffes précieuses , chevaux , roncins et palefrois , dignes de comtes et de rois , comme dit un poète du xiu* siècle qui a chanté les merveilles de cette foire.
L'évêque de Paris et le recteur de l'Université s’y rendaient en grande pompe. Le recteur était suivi des régents et des écoliers de l'Université qui se réunissaient sur la place Sainte-Geneviève et allaient en procession au champ du Landit. Le recteur y achetait le parchemin qui était nécessaire pour l’Université et nul ne pouvait en vendre avant qu'il eut fait sa provision. C'était aussi à cette époque que les écoliers payaient à leurs régents les honoraires que" par suite on appela landit . Cette procession de l'Université donna lieu à des désordres scandaleux , et l'on fut obligé de restreindre le nombre des écoliers qui devaient accompagner le recteur. Enfin cet usage tomba^complétement en désuétude. La foire se tenait primitivement dans la
plaine de Saint-Denis; mais , dès 1444, la guerre força de la transférer dans l'intérieur même de la ville. Encore aujourd’hui, il se tient à Saint-Denis, le i i juin, une foire qui a conservé le nom do landit .
l e mot landit se prenait par extension dans le sens de divertissement qui dégé* nérait en orgie. Jean de Meung , continuateur du Roman de la Rose , emploie le mot landit avec cette signification ;
Car quand frères de cloistre sont frères do landit% Leur bonne renommée forment en amendrit.
LANDWEHR. — Ce mot qui veut dire défense du pays désignait le service militaire dû par tous les Francs en cas d’invasion ou de guerre étrangère. Yoy.
Ahriman.
LANGUAYÀGE , LANGU AYEURS. — Afin de s’assurer qtrf* les porcs n’étaient pas atteints de la lèpre, on faisait autrefois examiner la langue de ces animaux par des officiers publics qu’on appelait languayeurs . Une ordonnance du prévôt de Paris de l’année 137 5 et une ordonnance de Charles VI de 1403 astreignirent les languayeurs à n’exercer leurs fonctions qu’après avoir été inspectés et approuvés par le maître ou chef principal des bouchers. Quand ils trouvaient un cochon ladre, ils le marquaient à l’oreille afin que personne ne l’achetât. On appelait languayage le droit perçu pour la visite des porcs. La charge de languayeur fut érigée en titre d’office par Henri II comme ressource fiscale , et il y eut alors des o/’ficiers du roi languayeurs de ])orcs.
Henri IV supprima les languayeurs en 1604 , et les remplaça par trente jurés vendeurs-visiteurs de porcs.
LANGUE. — La langue parlée en France a varié avec les populations qui ont occupé la Gaule. Les populations celtiques , qui l'habitaient primitivement, se servaient de l’idiome dont on retrouve encore des traces dans la Breiagne et dans le pays de Galles. Les Ibériens avaient une langue particulière conservée, dit-on, par les Basques. Rome imposa sa langue comme sa civilisation à la Gaule vaincue ; mais il est probable que la population des campagnes conserva une partie de l’idiome celtique qui se mélangea avec le latin et contribua plus tard à former les patois provinciaux. Les conquérants germains n’ont laissé dans notre langue qu’un petit nombre de mots s'appliquant pour la plupart à la guerre , et aux usages féodaux. Le serment prononcé à l’entrevue de Strasbourg, en 842, est le plus ancien monument écrit de la langue romane ou
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langue vulgaire formée du latin corrompu. En voici le début : Pro Deo anuir etpro Christian poblo et nostro commun salvament , eic. ( Pour V amour de Dieu et pour le peuple chrétien et notre commun salut , etc.). Cette langue encore informe lit de si rapides progrès qu'au xiii» siècle . elle est proclamée la langue par excellence. Ce ne sont pas des Français qui lui accordent cet éloge, mais des étrangers , des Italiens dont la littérature allait être illustrée par le plus grand poète du moyen âge. Brunelto Latini écrivait son Trésor en français, vers 1265, parce que, disait-il, « la parlure de France est plus délectable et plus commune à’toutes gens. » Le Vénitien Martin Canale , voulant répandre la connaissance d’une chronique vénitienne écrite en latin la traduisit, en 1275, en langue française, et il en donnait pour raison que la langue française « courait parmi le monde et était plus délectable à lire et à ouir que nulle autre. >» Enfin le Dante, élève de Brunetto Latini, s'exprime ainsi dans son traité de la langue vulgaire ( de vulgari elo quentia ) : En raison de ses formes plus
agréables et plus faciles, la langue française a dû produire tout ce qu'on a jusqu’à présent en langue vulgaire, comme les traductions de la Bible, les faits des Troyens et des Romains , les excellentes fables de la cour d'Artus et enfin bon nombre de traités historiques et moraux.» Nous n'avons pas à suivre les variations de la langue française. Il nous suffira de rappeler qu'elle se partageait dès cette époque en deux dialectes, langue dyoil au nord et langue dyoc au sud ( voy. Langue D'Oc).Elle reçut aux xvi* et xvue siècles l'influence des langues italienne et espagnole. Le livre célèbre de Henri-Estienne du langage françois italianisé avait pour but de comhattre cette influence étrangère. Au xvm» siècle , la langue et la littérature anglaises ont exercé sur notre langue une influence analogue.
LANGUE (De l’ordre de Malte). — On distinguait en langue * les différentes nations de l’ordre de Malte. Il y avait huit langues avant le schisme d’Angleterre.
Les sept langues que l’ordre conserva jusqu’aux derniers temps étaient celles de Provence, d'Auvergne, de France, d'Italie , d'Aragon , d'Allemagne et de Castille. Chaque langue avait plusieurs dignités : celle de Provence, le grand prieuré de Saint-Gilles et de Toulouse , et le bailliage de Manosque ; la langue d'Auvergne , le grand prieuré d’Auvergne et le bailliage de Lyon; la langue do
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France, le grand prieuré de France, lo grand prieuré d'Aquitaine et le grand prieuré de Champagne. Chaque grand prieur avait sous ses ordres un certain nombre de commanderies , les unes destinées aux chevaliers , les autres aux frères servants et aux prêtres de l'ordre. Les grands prieurs tenaient les chapitres provinciaux. Au-dessus d’eux était lo grand maitro résidant à Malte; il était prince souverain , électif et à vie. Son conseil était composé des grands officiers de l’ordre , et des baillis ou prieurs conventuels (voy. Vertot, Histoire de l'ordre de Malte).
LANGUE D'OC. — On appelait ainsi au xivc siècle la partie méridionale de la France. Elle tirait son nom du mot oc employé pour signe d'affirmation. La langue dyoc était pays de droit écrit ou droit romain ; elle avait ses états particuliers qui se tenaient ordinairement à Toulouse, et sa chambre spéciale au parlement de Paris jusqu’à l'époque de l'établissement du parlement de Toulouse ( 1444 ). La langue d’oil , qui tirait son nom du mot oit ou oui , comprenait le nord de la France. La Loire servait à peu près de limite entre les deux langues. Les pays de la langue dfoil suivaient le droit coutumier. Voy Droit coutumiek.
LANGUE D’OIL. — Langue parlée dans la France septentrionale. Yoy. Langue d'Oc.
LANGUES ORIENTALES (École spéciale des). — Voy. École des langues orientales.
LANSQUENET. — Ce jeu de cartes a tiré son nom des lansquenets ou mercenaires allemands que les rois de France prirent à leur service. Il était très-usité au xvuc siècle. On y remarque plusieurs termes, comme ceux de momons oumommonSy piper , carabin , etc. Porter un momon aux dés ou au lansquenet , c'est porter un défi. Piper signifie au propre imiter le cri des oiseaux ou de la chouette pour les attirer sur des gluaux où ils se prennent. Ce terme se prend au figuré pour tromper au jeu. Enfin un carabin au lansquenet est celui qui ne fait que paraître. Ce nom vient des carabins qui escarmoucliaient et formaient la cavalerie légère dans les armées des xvie et xvnc siècles.
LANSQUENETS. — Soldats mercenaires que Charles VIII prit à sa solde. Ils composaient, au xvie siècle, une grande partie de l’infanterie française. Voy. Armée.
LANTERNE, — Ce mot désigne quel-