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quefois une espèce de petite tribune de menuiserie, décorée de sculpture et de dorure ? fermée de vitrages , ae jalousies ou de rideaux , où Ton se place pour assister au service divin ou à une audience sans être vu. Il y avait de semblables lanternes dans la grande salle du parlement de Paris. — On appelle encore lanterne une espèce de petit dôme ou de petite tour ouverte de tous côtés, que l'on construit au sommet d'un dôme plus grand, comme aux Invalides, à la Sorbonne, au Val de Grâce.
LANTERNE MAGIQUE. — Instrument de dioptrique qui fait paraître en grand jr une muraille blanche les ligures peintes en petit avec des couleurs vives Âir des verres très-minces, mis au bout d’un tuyau mobile, lequel est garni de deux verres convexes. On attribue communément l’invention de la lanterne magique au père Kircher, vers 1665; mais on croit reconnaître la lanterne magique dans plusieurs instruments d’optique don: se servaient les prétendus magiciens du moyen âge et du xvi° siècle. On raconte que l’un d'eux lit paraître devant Tempereur Rodolphe 11, connu par son goût pour l'astrologie, tous les empereurs romains depuis Jules César jusqu’à Maurice. Cette scène de fantasmagorie passa pour un prodige et fut attribuée à la nécromancie. Lemierre a caractérisé assez heureusement dans l’ouvrage intitulé les Fastes les merveilles de la lanterne magique :
Ailleurs, sous un cristal que l’art a façonne. L’objet grandit aux yeux de l'enfant étonné.
Sur ses pieds il so hausse, et l'œil contre le verre 11 voyage ; il observe autres cieux, autre terre.
Il voit des feux d'Etna les brillants réservoirs, Londres, l'Escurial, la Chine et ses comptoirs. Les murs do Constantin, le tombeau du prophète, Et les profondes mers au fond d'une cassette.
LANTERNES. — 11 est question , dès 1329, de lanternes allumées sur le pont d'Angers ( Ordonn. des rois de Fr Il , 30 ). Mais l'éclairage public au moyen de lanternes ne fut organisé qu’à une époque bien postérieure. Voy. Éclairage , § 1er.
Cette utile innovation, due au lieutenant de police La Reynie (1667), fut célébrée par La Monnaie dans un sonnet en boutsrimés :
f)es rives de Garonne aux rives du. Lifnon , France par ordre exprès que Ledit articule,
I u construis des falots d’un ouvragne mignon ,
Où l’avide fermier peut bien ferrer sa mule.
Partout, dans les cités , j’en excepte Avignon , Où ne domine point la royale férule ,
Le* verres lumineux , perchés en rang d'oignon, Te remplacent le jour quand sa clarté recule.
Tout s’est exécuté sans bruit, sans lanturtu /
0 Je charmant spectacle l En a-t-ou j aurai* lu
LAQ
Un plus beau dans CyruB , Pharamond ou Cas* sandre ?
On dirait que , rangés en tilleuls, en C'y pré /,
Les astres ont chez toi, France , voulu descendre^ Pour venir contempler tes beautés de plus prés.
Il était d'usage, au xvie siècle, que les pâtissiers éclairassent leurs boutiques au moyen de lanternes transparentes ornées de ligures bizarres, ltegnier en parLe dans sa ix« satire :
.... Une lanterne vive.
Dont quelque pâtissier amuse les enfants ,
Où des oisons bridés, guenuchos, èléfants. Chiens, chuta, lièvres, renards et mainte étrange bdte .
Courent l'un après l’autre. . . ,
En 1785, on établit des lanternes d’une forme particulière devant les maisons des commissaires de police, afin que pendant la nuit on pùt facilement reconnaître leur demeure. Do là l’épigramme suivante :
Lo commissaire Baliverne ,
Aux dépens de qui chacun rit,
N’a de brillant que sa lanterne ,
Et de sombre que son esprit.
Voy . YEssai historique , philologique , politique , moral , littéraire et galant sur les lanternes, leur origine , leur forme f leur utilité , etc., par Dreux du Radier, 17 55.
LANTERNISTES. — Nom donné à une société qui s’était organisée à Toulouse, au commencement du xvni« siècle , pour faire en commun des lectures et s’occuper de questions littéraires et scientifiques. Gomme les réunions avaient lieu le soir, les membres s’y rendaient avec des lanternes ; ce qui leur lit donner .e nom de lanternistes . Us l’acceptèrent de bonne grâce, et prirent pour devise une étoile avec ces mots : Lucerna in 7 iode. Us donnèrent en prix pour la meilleure pièce de poésie une médaille qui représentait Vétoile et au revers portait ces mots : Apollini lolosano.
LAPIDAIRE ( Style ). — On donne ce nom au style propre aux inscriptions.
LAPIDAIRES. — Ouvriers qui travaillaient les pierres fines; on les appelait aussi cristallicrs et pierriei's (voy. Corporation , S VU )• Louis de Berquen , natif de Bruges, fut le premier qui tailla le diamant vers i476.
LAPIDATION. — Voy. Supplices.
LAQUAIS. — Au moyen âge , la domesticité n’avait rien de servile. Les varîets et écuyers , étaient nobles , et aspiraient à la chevalerie. Ce fut à une époque beau-