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débris de la Ligue. En résumé , cette association avait "eu deux causes : l'exaltation religieuse égarée par de periides suggestions et l’ambition des Guises soutenue par la politique espagnole. Elle avait dû en partie son succès à la faiblesse de Henri III et à l’habileté du Balafré. Elle périt vaincue par Henri IV et ruinée par ses propres violences; la majorité de la France se rallia autour d’un trône, gage d’ordre à l'intérieur, de dignité et de puissance à l’extérieur. — Voy. pour les détails Ânquetil , Esprit de la Ligue , et Facretelle, Histoire des guerres de religion en France .
On appelle aussi quelquefois ligue sainte une coalition formée en 15 il contre la France par le pape .Iules 11, les Vénitiens , les Suisses, Ferdinand le Catholique roi d’Aragon et Henri VIII roi d’Angleterre.
LIGUE DE CAMBRAI. — Coalition signée à Cambrai, en 1508 , entre le roi de France, le pape .Iules \I , et le roi d’Aragon Ferdinand le Catholique pour combattr e la république de Venise. L’abbé Dubos a écrit V Histoire de la ligue de Cambrai , Paris , 1709 , 2 vol.
LIGUE DU RIEN PUBLIC. — Coalition de seigneurs contre Louis XI ( 1464- 1465 ). A la tète étaient Les ducs de Bourgogne et de Bretagne, qui mettaient en avant le jeune Charles de Berry, frère du roi. L’un des coalisés avouait le but de la ligue , qui couvrait l'intérêt privé du masque de l’intérêt public. « J’aime tant, disait-il, ce bon royaume de France, qu’au lieu d’un roi j’en voudrais six. » Louis XI, plus encore par adresse que par force, dissipa cette ligue et enleva ensuite aux seigneurs les concessions qu’ils lui avaient arrachées.
LIGUE DU RHIN. — Ligue conclue les
14 et 1 5 août 1658 entre Louis XIV et les archevêques de Mayence , Trêves et Cologne, l’évêque de Munster, le comte palatin du Rhin , le roi de Suède , le land grave de Hesse et plusieurs autres princes allemands. Par le traité du i4 août, les princes allemands s’engageaient à faire observer les traites de Westphalie. Le
15 août, la France accéda à la ligue du /?/im, et il fut stipulé que les confédérés ne laisseraient passer sur leurs terres aucune troupe envoyée dans les Pays- Bas ou ailleurs contre le roi très-chrétien ou ses alliés.
LIGUEURS.- — On appelait ligueurs ceux qui avaient pris part à la sainte Ligue . Voy. Ligue (Sainte;.
LIMITES DE LA FRANCE. — On peut