‹ Dictionnaire historique des institutionsChapitre 51 sur 224 · LOT · texte numérisé non relu

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Dans le roman de Gérard de Roussillon , cité par Sainte-Palaye (v° Lombards ), il est question d’une bataille où tout fut employé, sans dédaigner ni Gascons, ni Lombards , ni ouverts t espèce de serfs), ni même les bâtards. Ce sens du mot Lombards vient de ce que les premiers banquiers établis en France étaient Italiens (voy. Banquiers), lis furent plusieurs fois chassés , mais la nécessité où étaient les grands et le gouvernement de trouver, même à des conditions onéreuses, des ressources pécuniaires mo*mentanées, forçait de rappeler les Lombards . Les ordonnances du xiv« siècle sont remplies de dispositions qui les concernent et qui prouvent la défiance qu’inspiraient ces usuriers et en même temps le besoin qu’on avait de leur industrie (voy. Ordonnances des R. de F.~ 1 , 96, 299, 490, 584 , 749 et 776; II, 59, 143, 144 , 441 , 523 et 524 ; III , 30, 142 , 642 , 645 et 647; IV, go, 669, etc,).

La coutume de Bruxelles , après plusieurs articles contre les usuriers , ajoute : Sans comprendre ici les Lombards tenant table publique de prêt (t. I , p. 1247 du Nouveau coutumier général ).

Le nom de lombard fut pendant tout le moyen âge employé comme une injure.

On lit encore dans le Grand Testament de Villon, poète de C* ^^onde moitié du xvc siècle :

Je les aime tout d’un tennnt

Ainsi que fait Dieu lo Lombard .

On appelait quelquefois lombards les maisons de prêt sur gages, qu’on a depuis nommées Monts-ae-Piété (voy. ce mot),

LONGCHAMPS. — Cette abbaye, située près du bois de Boulogne, sur les bords de la Seine, avait été l ondée, au xmc siècle, par une sœur de saint Louis. Philippe le Long y mourut Je 3 janvier t 32 1 (i 322). Dans la suite, l’usage s’établit de faire un pèlerinage à Longchamps pendant la semaine sainte. Le mercredi , le jeudi et le vendredi saints, la cour et Ja ville se rendaient à ceite abbaye pour assister aux Ténèbres. Ce pieux usage devint bientôt une mode qui a duré jusqu’à nos jours. Depuis longtemps l’abbaye de Longchamps a disparu ; mais le nom est resté pour désigner la promenade que le monde élégant lait encore aux Champs- Élysées et au bois de Boulogne pendant la semaine sainte, et qui fournit une occasion d étaler le luxe des équipages et des toilettes.

LONGITUDES ( Bureau des ). — Le bureau des longitudes a été institué par

la loi clu 7 messidor an m (25 juin 1795), pour perfectionner les connaissances astronomiques et la navigation. Il se compose de géomètres, d’asironomes , d’anciens navigateurs , d’un géographe e' d’un artiste II a son siège à l’Observatoire de Paris. U publie, chaque année, un extrait des tables astronomiques, sous le titre d1 Annuaire du bureau des longitudes.

LORMIEBS. — On donnait primitivement ce nom aux ouvriers qui fabriquaient des mors pour les chevaux. Dans la suite, il y eut des lormiers-éperoii - 7 liers , des lormiers-selliers et des Zormiers-bourelliers . Voy. Ord. des rois de France , III, 183.

LORRAINE ( Croix de ). — La croix de Lorraine était coupée par deux bras d’inégale longueur. Elle servit de signe de ralliement aux Ligueurs.

LOTERIE. — La loterie fut introduite en France sous le règne de François Ier, en 1539 édit de mai 1539 ). Cette spéculation honteuse sur la cupidité et la sottise était une nouvelle espèce d’impôt dont profitait un roi prodigue et nécessiteux. La première loterie ne dura pas longtemps; une nouvelle fut établie par Mazarin.

<c Les loteries, dit M Leber, dans une notice du Recueil des meilleures dissertations re~ lalives à V histoire de France^ t. X, p. 225 et suiv.),lesloteries sontde deux espèces: dans l’une, les mises et les prix sont fixés, ainsi que le nombre des billets ; il y a deux roues, dont l’une contient les numéros, et l’autre l’indication des prix ou des hlaiics. Le sort qui tombe à chaque numéro y reste invariablement attaché jusqu’au nouveau tirage; chaque joueur est obligé d’avoir un numéro différent; et, s’il en prend plusieurs, leurs combinaisons n’ajoutent t ien au gain ou à la per te. Dans cette espèce de loterie, le profit de l’Etat résulte d’un certain droit fixe qu’il perçoit sur les lots gagnants, ou bien de la différence entre la somme totale du prix des billets et celle des gains. Telles étaient autrefois, en France, les loteries appelées blanquesy et celle qui se tirait à l’hôtel de ville

« Dans l’autre espèce de loterie^ il n’y a qu’une roue; on ne tire qu’un petit nombre de numéros; les joueurs prennent ceux qu’ils veulent, sans s’embarrasser si d’autres ont déjà pris les mêmes, et l’État paye le numéro sortant autant de fois qu’il y a eu de mises, et proportionnellement à la quotité de ces mis^s, qui est à la volonté des joueurs. Ici le profit du gouvernement est beaucoup plus

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