LYS
l’Océan , qui, n’étant éloigné que de neuf cents stades , envoie un air tiède jusqu’à Lutèce : l’eau de mer est en effet plus tiède que l’eau douce. Par cette raison ou par une autre que j’ignore , les choses sont ainsi. 1,’hiver est donc fort doux aux habitants de cette terre; le sol porte dé bonnes vignes ; les Parisii ont même Part d’elever des figuiers en les enveloppant de paille de blé comme d’un vêtement, et en employant les autres movens dont on se sert pour mettre les arbres à l’abri de l’intempérie des saisons. »
LUTH. — Instrument de musique , dont le manche est garni de dix touches et de onze cordes. Le luth était surtout en usage aux xvie et xvne siècles. On prétend que cet instrument vient des Arabes, qui l’ont transmis aux Espagnols et ceuxci aux Français. Au xvii® siècle, les Gaultiers étaient célèbres par leur talent comme joueurs de luth. Au xvm« siècle le violon a remplacé le luth. Voy. Baron, Recherches historiques , théoriques et pratiques sur le luth, Nuremberg, 1727, in-8u.
LUTHÉRANISME , LUTHÉRIENS. - Le luthéranisme est la secte de Luther: on appelle luthériens les protestants de la confession d' Augsbourg rédigée en 1530 par Mélancthon , disciple de Luther. Les luthériens de France habitent principalement en Alsace. Nous avons déjà parlé de leur organisation religieuse. Voy. Consistoire. — L’histoire du luthéranisme , qui n’est pas de notre sujet, a été exposée dans un grand nombre d’ouvrages.
Bossuet en a retracé les origines et les développements dans son Histoire des variations des Églises protestantes . Le protestant Robertson en a raconté l’histoire politique dans son Histoire de Charles-Quint.
LUTHIER. — Ce mot, dérivé de luth , désigné les ouvriers qui font des luths et tous les instruments à cordes, violons, violoncelles , etc.
LUTIN. — Esprit follet, dont le nom vient, selon Le Duchat, de ce qu’on croit qu il lutte contre les hommes pour leur taire peur. On disait autrefois luthon.
Ma rot écrit dans son épître aux dames de Pans :
aux luttes, qui avaient lieu en Bretagne les dimanches, recevait un chapel brodé
0 or et d argent. Ménard , dans son Histoire de Duguesclin, dit nue ce prix était
1 egarde comme indigne d’un chevalier.
♦ k-^XE'i ,En. parlant des lois somptuaires destinées à réprimer le luxe nous avons indiqué à quel point avait été porte à diverses époques le luxe des vêtements, des meubles et de la table. Vov Lois SOMPTUAIRES. J '
LYCÉE. — Ce mot désignait, dans l’antiquite, un célébré gymnase d’Athènes, où Ai istote et ses disciple» liai raient les questions philosophiques en se promenant Au commencement de la révolution de 1/89, on donna le 110m de lycée au lieu où se réunissait à Paris une société qui s’occupait de littérature et de beaux-arts. On y faisait des cours publics, et le lycée de La Harpe est le recueil des leçons qu’il y professa. En 1802, les établissements d instruction secondaire entretenus par l’État dans les chefs-lieux d’Académie reçurent le nom de lycées. La restauration le remplaça par celui de collèges royaucc , mais depuis 1848 , le nom de lycées a été rendu à ces établissements : ils s’appellent aujourd’hui lycées nationaux.
Si n est-il loup, louve, ni louveton ,
Tigre. n’wspic, ne Borpent ne luthon.
.LUTTE. — La lutte était un des jeux réservés aux gens de petite condition , dans certaines province*, i.e v*iuqueur
LYON (Comtes de). — On nommait comtes de Lyon les chanoines de cette ville ; ils formaient un ordre particulier institué par lettres patentes de mars 1745 enregistrées au parlement de Paris le 7 avril suivant. La marque distinctive des comtes de Lyon était une croix à huit pointes émaillées de blanc, bordée d’or, avec quatre fleurs de lis dans les angles rentrants, quatre couronnes de comte, en or, à neuf perles d’argent, sur les angles obtus. Au centre était l’image de saint Jean-Baptiste avec cette légende . Prima sedes Galliarum( premier siège des Gaules ) ; au revers était saint Étienne avec cette inscription ; Ecclesia comitum Lugduni (église des comtes de Lyon).
LYRIQUE (Poésie ). — Poésie qu’accompagnaient autrefois les sons de la lyre. On désigne généralement sous ce nom les cbants destinés à célébrer la divinité, les héros , les combats, les vertus et même les plaisirs Les troubadours donnèrent, au moyen âge, un caractère vraiment national à la poésie lyrique.
Yoy. Troubadours.
LYS (Fleurs de).
LIS
Voy. Fleurs dk