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correction les détenus condamnés à moins d’une année de prison.
MAISON DE FORCE. — Sous Fancienne monarchie, il existait un certain nombre de maisons de force , oh les familles faisaient enfermer les mauvais sujets en vertu d’une lettre de cachet. A Paris, une maison de force avait été établie à Saint- Lazare. Les maisons de force sont actuellement des prisons où sont détenus les condamnés à la réclusion , et les femmes et lilles condamnées aux travaux forcés.
MAISON DE VILLE. — Lieu où se réunissent les officiers municipaux ; quelquefois on appelait maison de cille le corps des officiers municipaux.
MAISON DU ROI. — La maison du roi divisée en maison civile et maison militaire et comprenant tous les services, n’a existé avec une régularité complète qu’aux xvuc et xviue siècles; mais dès les premiers temps de notre histoire on trouve autour des rois des olïiciers qui composaient leur cour. La plupart étaient des leudes ou compagnons du chef de guerre , qui étaient tenus de venir, à certaines époques remplir des fonctions domestiques dans le palais. On les appelait alors ministeriales domini reais ( serviteurs du seigneur roi) ; on lds nommait aussi convives ou commensaux du roi .
Servir à la table du roi , porter ses armes en cas de guerre, Raccompagner dans les longues chasses d’automne, telles étaient les obligations imposées à ces convives du roi en échange de l’hospitalité qu’ils recevaient à sa cour et des bénéfices qui leur avaient été accordés. Le maire du palais était le chef de tous les convives du roi, et l’on sait quel rôle jouèrent ces officiers pendant la décadence des MéKOvingiens.
Charlemagne, proclamé empereur, ern prunta à Constantinople une partie des i dignitaires qui entouraient les empei reurs d’Orient. Il eut des apocrisiaires, des chambriers , des chanceliers, etc., et Hincmar, archevêque de Reims au ix® Siècle^ put écrire un traité de ordine palatii ( sur l’ordre du palais). Dès cette époque il y avait une cour. A la tète des officiers^ du palais, était le comte du palais qui avait la surveillance de tout le service. Il fut remplacé , sous la troisième race par le grand sénéchal , sous les ordres duquel étaient le connétable qui commandait l’armée , les maréchaux placés à la tête de la cavalerie, le grand chambellan , les échansons et panetiers chargés du service de la table ou de la bouche du roi , pour employer l'expres-
sion qu’adopta plus tard FétiqueLte monarchique, etc. Lorsque La dignité de grand sénéchal eut été supprimée, en U9t, par Philippe Auguste, la surveillance de la maison du roi fut confiée à un officier, appelé grand maître qui a existé jusqu’à la révolution de 1789.
Depuis le xme siècle jusqu’au xvi®, la maisoii du roi est à peine constituée. A moitié féodale, à moitié monarchique , elle vivait souvent de prestations en nature qu’on appelait droit de pourvoierie. Les officiers royaux s’emparaient des chevaux , des voitures , des provisions qui paraissaient nécessaires au roi. Les ordonnances du xivc siècle prouvent que les confiscations , les amendes et beaucoup de droits féodaux servaient à F entretien de la maison royale. La vaisselle d’argent du roi était fournie au moyen des amendes infligées par le parlement. Certaines corporations devaient l’approvisionner de matelas et de coussins. Un droit prélevé sur toutes les ventes de bois entretenait la cire des demeures royales , etc. La maison militaire du roi commença à s’organiser au xv® siècle. Charles YII prit à sa solde, en 1 445, cent archers écossais auxquels il confia la garde de sa personne. Le hoqueton blanc à franges et broderies d'or était le signe distinctif de cette compagnie. 11 y eut, en outre, vingt-quaLre archers du corps écossais ou gardes de la Manche . Pendant que le roi était à la messe , deux de ses archers veillaient toujours sur sa personne, l’un à droite, l’autre à gauche. La compagnie des gardes écossaises a existé de nom jusqu’à la révolution de 1789, quoique depuis longtemps elle fût composée de Français. On fait aussi remonter au xv® siècle l’institution de la compagnie des cent-suisses , composée d’hommes d’élite, qui dansl’origine étaient Suisses. Louis XI organisa, en 1478, la première compagnie des gentilshommes à bec de corbin, ainsi nommés de leur hallebarde à bec de corbin. Charles VIII en créa une seconde compagnie en 1497.
Au xvi® siècle, outre les compagnies de gardes, on vit à la cour des officiers de divers rangs employés au service de la table, de la chambre et des appartements du roi. Les pages, les enfants d’honneur choisis dans de nobles maisons et élevés à la cour, les filles d'honneur qui entouraient les reines et princesses et que Catherine de Médicis nommait son escadron volant , les écuyers, les maîtres d’hotel se multiplièrent. Le grand aumônier, dont l’institution date du règne de Charles VIII , était à la tête des chapelains de cour. Les conseils donnés par Catherine
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de Médicis à Charles IX pour l’engager à suivre l’exemple de son aïeul François Ier prouvent que le service de table était déjà organise. « Quand on allait couvrir (servir sur la table) pour dîner et souper, le gentilhomme qui tranchait devant le roi allait quérir le couvert et portait en sa main la nef et les couteaux desquels il devait trancher; devant lui l’huissier de salle et après les officiers pour couvrir; comme aussi, quand on allait à la viande, le maître d’hôtel y allait en personne et le panetier, et après eux étaient enfants d’honneur et pages , sans valetailles ni autres que l’écuyer de cuisine, et cela était plus sûr et plus honorable. Aussi l’après-dinée et l'après soupée , quand le roi demandait sa collation , un gentilhomme de la chambre l’allait quérir, et, s’il n’y en avait point, un gentilhomme servant, qui portait en sa main la coupe; et après lui venaient les officiers de la paneterie et échansonnerie. Aussi en la chambre n’entrait jamais personne quand on faisait son lit, et, si le grand chambellan ou premier gentilhomme n’était à le voir faire , y assistait un des principaux gentilshommes de la dite chambre, et au soir le roi se déshabillait en la présence de ceux qui au matin étaient entrés, lorsqu'on portait les habillements.» ( Archives curieuses de V histoire de France , ire série , t. Y, p. 249.)
Ce fut seulement au xvn® siècle que la maison du roi fut complètement constituée. Elle se divisa en maison civile et maison militaire . La maison civile comprenait le clergé de cour, les officiers de la bouche du roi, les officiers de la chambre du roi , les officiers des batiments , les officiers des logis, les officiers de la grande et de la petite écurie, les officiers des postes et relais de France , les officiers pour les voyages, les officiers de la vénerie, les officiers des cérémonies et les trésoriers du roi. A la tète de tous les officiers séculiers était le grand-maître de la maison du roi. Les maisons de la reine , du dauphin , de la dauphine et des princes ne contenaient guère moins d’officiers. Il est nécessaire d’entrer dans les détails pour donner une idée de l’ancienne cour.
S I. maison civile dû uoi. — i° Clergé de la maison du roi; il se divisait en officiers ecclésiastiques composant la chapelle du roi , puis chapelains et clercs de la chapelle et entin chapellemusique. Les officiers ecclésiastiques de la chapelle du roi étaient le grand aumônier de France , commandeur-né de l’ordre du Saint Esprit et surintendant de
tout ce qui concernait le service divin ; le premier aumônier du roi , le maître de V oratoire , Y aumônier ordinaire et le confesseur du roi et les huit aumôniers du roi servarit par quartier . Les aumôniers servant par quartier devaient se trouver au lever et au coucher du roi et à tous les offices de l’église oii il assistait. ils présentaient l’eau bénite au roi , et, pendant le service divin, tenaient ses gants et son chapeau ; aux repas du roi , ils bénissaient les viandes et disaient les grâces. Les prédicateurs du roi ne faisaient pas partie du clergé de la maison ; ils étaient au nombre de quatre et au choix du grand aumônier.
Le maître de l’oratoire du roi était à la tête de la seconde division du clergé comprenant le chapelain ordinaire , huit chapelains servant par quartier , huit clercs , le clerc ordinaire de la chapelle du roi , le sacristain ou garde des ornements de la grande chapelle, deux sommiers servant par semestre pour transporter les ornements de l’oratoire à la suite du roi. Les chapelains ordinaires célébraient toutes les messes basses qui se disaient devant le roi, dans la chapelle ou dans l’oratoire particulier.
La troisième subdivision de la chapelle du roi comprenait la chapellemusique composée de plus de cent cinquante musiciens places sous l’autorité du grand aumônier, d’un maître de chapelle et de plusieurs sous-maîtres. En j 763 , les musiciens de la chapelle-musique furent réunis aux musiciens de la chambre du roi. Tous les officiers de la maison ecclésiastique du roi prêtaient serment entre les mains du grand maître. Outre ces officiers ecclésiastiques , il y avait encore un grand nombre d’aumôniers attachés à la maison militaire et domestique du roi, tels étaient les six aumôniers de la maison militaire du roi, l’aumônier ordinaire, le confesseur et le prédicateur de la même maison , les deux aumôniers des grande et petite écuries, les quatre aumôniers des compagnies des gardes du corps, l’aumônier des gardes françaises ; les aumôniers des gendarmes, des chevau-légers , et des deux compagnies de mousquetaires. Il faut encore ajouter les aumôniers attachés aux prince': et princesses. Le clergé de cour comprenait. au xvnic siècle , près de deux cents officiers ecclésiastiques, sans compter les cent cinquante musiciens attachés à la chapelle du roi.
2° Of/îciers de la bouche du roi. Les sept offices qui composaient la bouche du roi étaient placés sous les ordres du grand maître. Ces offices étaient : 1° le
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gobelet ; 2° la cuisine bouche pour la personne du roi ; 3° Ja paneterie ; 4° Yêchan sonnerie-commun; 5° la cuisine-commun; 6° la fruiterie; 7° la fourrière . Chacun de ces services avait des officiers supérieurs et des officiers intérieurs* Les premiers étaient : le premier maître d'hôtel , le maître d'hôtel ordinaire , les douze maîtres d'hôtel servant par quartier , le grand panetier , le grand échanson et le grand écuyer tranchant , les trente-six
? Gentilshommes servants , les maîtres de a chambre aux deniers , les cteurr contrôleurs généraux , les seize contrôleurs d'o/fice et le contrôleur ordinaire de la bouche du roi . Ces officiers principaux de la bouche du roi prêtaient serment entre les mains du grand maître. Ils s’assemblaient sous sa présidence, avec les commis au contrôle , pour faire les marchés au rabais avec les fournisseurs de la maison du roi. Ces assemblées se nommaient le bureau du roi . Outre ces assemblées extraordinaires, il y en avait qui se tenaient régulièrement les lundis , jeudis et samedis. On y réglait et on y arrêtait les dépenses journalières. Là aussi se jugeaient toutes les contestations qui pouvaient s’élever entre les officiers des sept offices et les fournisseurs de la maison du roi.
Lies officiers inférieurs de la bouche du roi étaient classés d’après les sept offices. Le gobelet du roi se divisait en paneterie - bouche et en échansonnerie -bouche. La paneterie-bouche avait un chef ordinaire, douze sommeliers servant par quartier, quatre aides, un gardevaisselle, deux sommiers, un sommier ordinaire et un lavandier. Pour l’échansonnerie-bouehe, il y avait un sommelier ordinaire , un sommelier pour les liqueurs, douze autres sommeliers servant par quartier, un aide ordinaire, quatre sommiers, quatre coureurs de vin , deux conducteurs de la hacquenée du gobelet, sans compter les garçons du gobelet; ce qui faisait en tout plus de cinquante officiers inférieurs pour le gobelet du roi.
La bouche du roi ou cuisine-bouche avaitun contrôleur ordinaire, dix écuyers, quatre maîtres-queux , quatre hàteurs , quatre potagers, quatre pâtissiers-bouche, quatre porteurs , trois enfants de cuisine - bouche , quatre garde - vaisselle , deux huissiers, deux sommiers du gardemanger , deux sommiers des broches , deux avertisseurs, quatre porte-fauteuils et table-bouche, six sers-d’eau , quatre lavandiers de cuisine -bouche et commun , deux lavandiers du corps , sans compter les garçons ; en tout plus de
soixante officiers inférieurs de la cuisinebouche.
La panneteric- commun avait douze sommeliers, six sommiers , deux lavandiers et quatre garçons y compris le délivreur; environ trente officiers pour la p an ne te rie - commun. 1 ’ échansonneriecommun avait vingt sommeliers , douze aides, un bouteiller ordinaire du chambellan, un maître des caves, quatre sommiers de bouteilles, deux sommiers de vaisselle et plusieurs garçons y compris le délivreur; en tout plus de quarante officiers.
La cuisine- commun ou le grand commun avait deux maîtres d’hôtel , un pour la table du grand maître et l’autre pour la table du grand chambellan , quatre écuyers ordinaires pour ces deux tables, douze autres écuyers, huit maîtresqueux , douze hàteurs, huit potagers, quatre pâtissiers-commun , douze enfants de cuisine, deux verduriers, deux gardevaisselle , huit huissiers , trois sommiers du garde-manger, quatre sommiers des broclies, quatre lavandiers, un marchand poêlier-quineaillier, quatre tourne -broches et un grand nombre de garçons , en tout plus de cent personnes employées pour le service du grand commun.
La fruiterie avait un chef ordinaire, douze chefs servant par quartier, douze aides, un aide de fruiterie ou fruitier ordinaire, un autre aide pour présenter les palmes au roi le jour des Rameaux et quatre sommiers; environ trente officiers, sans compter les garçons.
Pour la fourrière , il y avait environ vingt chefs, quinze aides, un délivreur de bois , un porteur de bois , trois garçons d’office , deux porte - tables , un grand nombre de menuisiers, un vitrier, deux porte-chaises d’affaires ; en tout, plus de cinquante officiers, sans compter les garçons. Une multitude de fournisseurs étaient attachés à la bouche. Il y avait encore le petit commun, qui avait sa cuisine particulière et une vingtaine d’officiers. La bouche du roi ne comprenait pas moins de cinq cents officiers placés sous les ordres du grand maître.
3° Officiers de la chambre du roi. — Le grand chambellan était le premier officier de la chambre du roi. Venaient ensuite les quatre .premiers gentilshommes de la chambre qui avaient chacun sous leur direction six pages de la chambre, pour lesquels le roi entretenait quatre gouverneurs et tous les maîtres et domestiques nécessaires à leur qualité. Les premiers gentilshommes de la chambre servaient par quartier et exerçaient les fonctions du grand chambellan en son
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absence ; ils surveillaient le service de la chambre du roi et c’était entre leurs mains que les officiers de la chambre prêtaient serment de îidélité au roi. Trois huissiers ordinaires étaient attachés à l'antichambre du roi. Pour la chambre on comptait quatre premiers valets de chambre ordinaires qui servaient par quartier et couchaient au pied du lit du roi ; seize huissiers de la chambre servant par quartier ; trente-deux valets de chambre servant par quartier; un porte-manteau ordinaire; douze porte-manteau du roi servant par quartier ; deux porte-arquebuses servant par semestre et un artillier.
Outre ces officiers , il y en encore plusieurs autres qui avaient le titre de valets de chambre, comme le barbier ordinaire, les huit barbiers valets de chambre, le chirurgien opérateur pour les délits y les huit tapissiers , les trois horlogers , les six garçons ordinaires de la chambre , les deux porte-chaises d* affaires, le porte-table , le frotteur ordinaire de la chambre et des cabinets , les neuf porte-meubles de la chambre et garde-robe . Aux officiers de la chambre ilu roi se rattachaient un capitaine de l’équipage des mulets pour porter les coffres de la chambre et de la garderobe, un dessinateur pour les meubles, un vitrier, deux menuisiers, deux coffretiers-malletiers , un empeseur, etc., un capitaine , quatre valets et gardes étaient chargés des lévriers et levrettes de la chambre ; il y avait quatre valets des grands lévriers , deux aides et trois valets de limiers. Le porte-arquebuse avait la garde des petits chiens de^a chambre du roi. Pour les oiseaux de la chambre du roi , il y avait un chef du vol , un maître fauconnier, un piqueur, un valet des épagneuls , un fauconnier-oiseleur ou tondeur, et vingt-six gentilshommes ordinaires.
Les officiers de la garde-robe du roi étaient le grand maître de la garderobe , les deux maîtres de la garderobe , les quatre premiers valets de la garde-robe y le valet de garde-robe ordinaire , seize autres valets de garde-robe , le porte-malle , les quatre garçons ordinaires de la garde-robe , les trois tailleurs chaussetiers et valets de chambre , Pempeseur ordinaire , etc. Outre ces officiers de garde-robe, il y avait vingt-six marchands et artisans pour les vêtements de Sa Majesté, deux marchands merciersjoailliers, huit cordonniers, six tailleurs, six chaussetiers , deux brodeurs , deux pelletiers, deux orfèvres joailliers , deux lavandiers du linge du corps, sans compter les intendants et controleurs
généraux de l’argenterie et des menus.
L’administration des menus plaisirs , comme ballets, comédies, etc., était distincte de la maison du roi.
Les officiers du cabinet du roi étaient deux huissiers du cabinet du roi qui prenaient le titre d9 écuyers , quatre secrétaires du cabinet avec le titre de conseillers du roi, onze courriers du cabinet du roi , un imprimeur particulier pour les affaires et dépêches du cabinet du roi , sous le titre de préposé à la conduite de V imprimerie du cabinet du roi . il y avait en outre le cabinet des livres dont la direction était confiée à un intendant et garde des bibliothèques et cabinets de Sa Majesté . Un relieur, un garde des plans, cartes et dessins , des lecteurs et interprètes, un antiquaire étaient attachés au cabinet des livres. Pour les oiseaux du cabinet du roi , il y avait un capitaine général des fauconneries du cabinet du roi. Il avait sous lui un grand nombre d’officiers des vols des oiseaux du roi; il y en avait dix du vol pour corneille, six du vol pour pie, six du vol pour les émerillons , etc.
Le garde-meuble avait un intendant, un contrôleur général des meubles de la couronne , deux garçons du gardemeuble , trois autres garçons du gardemeuble et quatre garçons du château.
Une infinité d’autres officiers se rattachaient à la chambre du roi ; il y avait les musiciens et musiciennes de la chambre, auxquels on avait réuni , en 1763, la chapelle-musique, plus de soixante médecins , chirurgiens et apothicaires ; en tout le nombre des officiers de la chambre et des cabinets du roi s’élevait à environ sept cents.
4° Officiers des bâtiments. — Les officiers des batiments du roi étaient le directeur et ordonnateur général des bâtiments et jardins du roi , académies , arts et manufactures royales. Il avait sous ses ordres un premier architecte , un architecte ordinaire , trois intendants et ordonnateurs , trois contrôleurs généraux, un premier commis, trois secrétaires des bâtiments, un bureau des dessins, un intendant de la conduite et mouvements des eaux et fontaines, un inspecteur de l’imprimerie royale , garde des antiques, un inspecteur des forêts royales , un inspecteur général des bâtiments, un prévôt des bâtiments, un directeur des marbres, un sculpteur ordinaire du roi , un intendant des devises et inscriptions. Il y avait encore pour ce service, un aumônier, un médecin, plusieurs chirurgiens, un expert et deux arpenteurs. Chaque maison royale avait d’ailleurs des officiers de bâtiments.
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On en comptait plus de cent pour ic crrateau de Versailles. Les diverses maisons royales avaient aussi des officiers de chasse, des officiers des eaux, et forêts , etc.
5° Ecuries du roi. — Le grand écuyer de France était le premier officier des écuries du roi et avait la disposition de toutes les charges et fonds de la grande écurie; il ordonnait toute la livrée du roi et personne ne pouvait la porter sans sa permission. On rappelait à la cour M. le grand. Il avait sous ses ordres le premier écuyer de la grande écurie , qui commandait en son absence et qu'on appelait ordinairement M . le premier , trois écuyers ordinaires , trois écuyers cavalcadours, un gouverneur des pages, quarante-six à cinquante pages h cheval , les maîtres d’exercice nécessaires pour les in struire, etc. Parmi les officiers, qui figu raient dans les grandes cérémonies et qui étaient placés sous les ordres du grand ecuyer, étaient les douze hérauts d’armes, deux poursuivants d'armes , trois porteépées, deux porte - manteaux , douze grands-hautbois, huit joueurs de fifres et tambourins, cinq trompettes marines, etc.
On plaçait ordinairement parmi les officiers de la grande écurie le juge d'armes de France.
K la tête de la petite écurie était le premier écuyer qui avait sous lui un écuyer ordinaire et vingt écuyers servant par quartier. Ils prêtaient serment de fidélité encre les mains du grand maître de la maison du roi, aussi bien que l’écuyer ordinaire. Le premier écuyer prêtait serment entre les mains du roi. Venaient ensuite les pages de la petite écurie avec leur gouverneur, leur précepteur, leur aumônier, l’argentier proviseur, le trésorier des menus et une multitude d’officiers, de toute espèce, des valets de pied , des fourriers , cuisiniers , maréchaux de forges, palefreniers, cochers, etc.
6° Officiers de la vénerie . — A la tête de la vénerie était le grand veneur de Fra7icc qui commandait h tous les officiers de la vénerie et prêtait serment entre les mains du roi. Au-dessous de lui étaient un lieutenant ordinaire de la vénerie , quatre lieutenants servant par quartier ; un lieutenant des chasses pour la conservation des bêtes fauves et du gibier; quatre sous-lieutenants de la vénerie servant par quartier ; un sous-lieutenant pour la conservation des bêtes fauves ; six gentilshommes et deux pages do la vénerie; plusieurs officiers inférieurs, piqueurs, valets de chiens, etc.
U y avait un équipage particulier pour le chevreuil , un autre pour le sanglier, un
pour le daim, une meute de chiens de chasse pour le lièvre, les lévriers de campagne. Environ trois cents personne»
étaient employées pour les chasses du roi.
La fauconnerie et la louveterie formaient des services spéciaux. Le grand fauconnier était le premier officier de la grande fauconnerie, il prêtait serment entre les mains du roi, et nommait à.
toutes les charges de chefs de vol , lorsqu'elles vaquaient par mort à la réserve des charges de chefs des oiseaux de la chambre du roi et des oiseaux du cabinet de Sa Majesté. Les vols de la grande fauconnerie étaient les deux vols pour le milan ; le vol pour le héron; les deux vols pour corneille ; le vol pour les champs ou pour la perdrix : le vol pour rivière ou pour le canard ; le vol pour pie et le vol pour le lièvre. Chacun de ces vols avait un chef et un lieutenant. La grande fauconnerie avait en tout plus de cent officiers, sans compter les gardes des aires et les valets. Ces officiers de fauconnerie ne servaient pas seulement pour la chasse; on les voit accompagner le roi dans les cérémonies solennelles, même au xvme siècle. L'avocat Barbier parlant de l'entrée de Louis XV à Paris \e 27 août 1752 s'exprime ainsi : « Le roi est venu de Versailles avec la reine et toute la famille royale; il est arrivé par le Petit- Cours ( Cours la Reine) , oii toute la maison du roi s’était rendue pour l’attendre. La marche a commencé vers les cinq heures du soir par le guet à cheval, les mousquetaires noirs, les mousquetaires gris, les ch e vau-légers, les officiers de la fauconnerie avec les oiseaux sur le poing et les trompettes de la chambre du roi. »
A la tête du service de la louve teri* était le grand louvetier , qui prêtait serment entre les mains du roi et recevait le serment de tous les autres officiers de louveterie , au nombre d’environ cinquante. Il y avait encore d’autres officiers chargés de veiller aux plaisirs du roi , tels que les officiers pour la chasse aux cormorans , pour le jeu de paume , pour le théâtre , etc.
7° Officiers des cérémonies . — Les principaux officiers des cérémonies étaient le prévôt de l'hôtel (voy. Prévôt de l'iiôtel), le grand maître et le maître des cérémonies , l’aide et autres officiers des cérémonies. Les trois premiers prêtaient serment entre les mains du roi. Les deux introducteurs des ambassadeurs prêtaient serment entre les mains du grand maître et exerçaient leurs fonctions par semestre. Ils conduisaient les ministres étrangers à l’audience du roi, de la reine, du dau-
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phin, des fils de France, des princes et princesses du sang.
8° Trésoriers du roi. — On comptait plus de soixante-dix trésoriers et contrôleurs du roi. Ils formaient cinq classes : la première comprenait les trésoriers de la maison du roi , qui payaient les dépenses pour la bouche du roi , pour sa chambre et sa garde-robe ; pour les gages de ses officiers * son argenterie , ses menus plaisirs, ses écuries, sa vénerie, ses batiments, ses aumônes et offrandes , enfin pour la prévôté de son hôtel. Dans la seconde classe se plaçaient les trésoriers qui payaient les dépenses des troupes et armees ; dans la troisième , les trésoriers chargés des fortifications, maréchaussées, ponts et chaussées, barrages, postes et relais de France; dans la quatrième, les trésoriers généraux des paysd’États; dans la cinquième, les trésoriers généraux du marc d’or ou droit que Fon prélevait sur les divers offices à chaque changement de titulaire.
9° maréchaux des logis. — Le grand maréchal des logis du roi avait sous sa direction douze maréchaux des logis et quarante-huit fourriers. 11 recevait les ordres du roi pour les logements de sa maison et de toute la cour et les faisait exécuter par les maréchaux des logis et les fourriers qui servaient par quartier. Les maréchaux des logis étaient du corps de la gendarmerie; ils assignaient les quartiers et logements aux fourriers particuliers de la grande ecurie , aux valets de pied de la petite écurie# aux maréchaux et fourriers des logis^de la reine , à ceux des fils et petits-fils de France, aux fourriers de la chancellerie, et aux postulants que les princes , ducs ei pairs et autres grands seigneurs envoyaient pour recevoir leur logement.
Dans les voyages du roi, les maréchaux des logis et les maîtres des cérémonies étaient chargés d’indiquer les logements que devaient occuper les courtisans et les troupes. C’était l’occasion de fréquents démêlés. On voit dans les Lettres historiques de Pellisson des querelles s’élever entre la dame d’atours et la dame d’honneur et même entre les princes pour ces questions d’étiquette. On assignait même quelquefois des logements aux députations mandées à la cour. Dans ce cas les fourriers du roi marquaient avec de la craie les portes des maisons qui devaient les recevoir. Les présidents à mortier et conseillers de la grand’chambre ayant été mandés à Compiègne oh était le roi le 21 juin 1732 ? « tous ces messieurs , dit l’avocat Barbier ( Journal , I, 433), ont été logés à la craie . »
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Le capitaine des guides était le premier officier pour les voyages ; il se tenait * l’une des portières du carosse du roi mar chant en campagne pour répondre aux questions du roi. Il y avait toujours au moins deux guides à cheval pour la conduite de la cour. Les autres officiers nécessaires pour les voyages dépendaient du grand maître. Le capitaine des guides prêtait serment de fidélité au roi entre les mains du plus ancien maréchal de France. Il avait le droit d’établir les lieutenants des guides dans toutes les armées royales.
Les postes étaient aussi regardées comme une dépendance de la maison du roi. Le grand-maître et surintendant général des postes , courriers et relais de France avait inspection sur tous les maîtres des postes et sous-directeurs des postes, sur leurs commis et courriers des malles. 11 y avait en outre deux conseillers du roi , intendants généraux des postes , courriers etrelais de France; deux autres conseillers du roi , contrôleurs généraux des postes , courriers et relais de France; deux visiteurs généraux; quatre courriers pour porter les dépêches de la cour; un secrétaire de la surintendance des postes ; un conseiller du roi, trésorier général des postes et relais de France .
§ II. Maison militaire du roi. — La maison militaire du roi comprenait les quatre compagnies des gardes du corps, les cent -suisses, les gardes de la porte ordinaires, les gardes de la manche, les gentilshommes à bec de corbin , les gardes de la prévôté de l’hôtel du roi ou hoquetons ordinaires du roi, le« gendarmes de la garde, les chevau-léger • de la garde , les mousquetaires du roi , les grenadiers à cheval, les gardes fran çaises et les gardes suisses. Il a déjà été question dans plusieurs articles de ces corps ( voy. Gardes de la porte, Gardes de la manche , Gardes de la prévôté de l’hôtel, Gardes du corps, Gardes françaises, Gardes suisses ).
Les Cent-Suisses , dont quelques écrivains font remonter l’organisation jusqu’à Charles VII, ne furent définitivement institués que sous le règne de Charles VIII (1496), et prirent le nom de cent hommes de guerre suisses de la garde. Choisis parmi les Suisses de la plus haute taille, ces gardes étaient armés de hallebardes pour le service intérieur de la cour; ils avaient conservé le costume à la Henri IV, et entre autres la toque et la fraise ou collerette plissée et empesée. Leur habit était bleu à parements de velours rouge. En campagne, les Cent-Suisses étaièi* armés de mousquetons et marchaient en