‹ Dictionnaire historique des institutionsChapitre 74 sur 224 · SOS · texte numérisé non relu

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jeune fille qui le conduit en laisse. Ce sujet étrangement placé dans une église est tiré d’un conte on fabliau du trouvère Henri d’Andely qui vivait au xui« siècle. Il raconte qu’Alexandre pour se venger d’une morale que lui avait faite Aristote char gea sa maîtresse d’inspirer au philosophe une passion à laquelle Aristote ne

{)ut résister. Docile à tous les capr ices de a jeune tille il se laissa conduire en laisse, et c’est ce triomphe de l’amour sur la philosophie que l’artiste a 3culpté dans le chœur même de la cathédrale. — On ap-

f relait encore miséricorde le poignard que es chevaliers portaient suspendu à leur ceinture. 11 en est souvent question dans les poètes du moyen âge. Guillaume Guiart, à l’année 1302, s’exprime ainsi :

Plusieurs piétons françois a là

Qui pour prisonniers n’ont pas cordes,

Mais coutiaus et miséricordes .

MISÉRICORDE (Filles de Notre-Dame de la ). — Keligieuses instituées à Aix eu 1633 par Madeleine Martin , en religion Madeleine de la Trinité , et par Je père Ivan de l’oratoire. Urbain VIII en 1642, et Innocent X en 1648, approuvèrent l’ordre de la miséricorde . Ces religieuses suivaient la règle de Saint-Augustin. Elles avaient un établissement à Paris dans le faubourg Saint-Germain.

MIS HOYAUX. — Commissaires envoyés dans les provinces par les rois carlovingiens On les désigne ordinairement sous le nom latin de Missi dominiez. Voy. MlSSl DOM1N1CÏ.

MISSAT1CUM. — Contrée qui devait être inspectée par les Missi dominici. — On appelait encore missaticum la fonction confiée aux Missi dominici . Voy. Missi

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