MOB
supprimé de nouveau en 1809, a été rétabli par ordonnance royale du 2 mars 1815. Ce séminaire envoie des missionnaires dans les contrées les plus lointaines et principalement en Asie.
MISSIONNAIRES - OBLATS. — Voy.
Oblats.
MISSIONS ÉTRANGÈRES. — Société de prêtres établie à Paris à la lin du xvnc siècle , par Bernard de Sainte-Thérèse, evêque de Babylone , pour former des missionnaires en état de propager la foi chez les nations infidèles. L’établissement des missions étrangères existe encore , au faubourg Saint-Germain , rue du Bac.
Voy. Missionnaires.
MISSIONS DE SAINT JOSEPH. — Maison de missionnaires établie à Lyon au milieu du xvu° siècle par M. Cretenet, avec permission du cardinal de Richelieu, archevêque de Lyon , frère du ministre. Les missionnaires de saint Joseph avaient un séminaire pour former des missionnaires. On les nommait quelquefois cretenistes du nom de leur fondateur.
MISSISSIPIENS. — On appela mississiptens les agioteurs qui spéculaient sur les terres du Mississipi et de la Louisiane à
I epoque du système de Law (1717-1721')
Voy. Banque. ' '
MITOURIES. — Fêtes de la mi-août; elles se célébraient principalement à Dieppe le jour ou le lendemain de l’Assomption. Les mitouries avaient été instituées en l’honneur de la sainte Vierge, lorsque Dieppe fut délivré des Anglais, en 1443. Elles avaient le caractère burlesque de toutes les fêtes populaires du moyen âge ; le nom même de mitouries devint synonyme de farces grossières.
Les mitouries furent supprimées en 1650 à la suite d’un voyage où la reine-mère et Louis XIV assistèrent aux mitouries et furent scandalisés de leur licence.
MITRE. — Cette coiffure orientale est restée un des insignes de la dignité épiscopale. Plusieurs textes prouvent qu’elle était en usage avant le xe siècle. Théodulplie, évêque d’Orléans, dit en parlant d’un évêque: Une mitre brillante couvrait sa tête ;
lllius orgo caput resplendens mitra tegebat
II y avait trois espèces de mitres , d’après un passage du cérémonial des évêques cité par du Cange : une des mitres est appelée précieuse , parce qu’elle est couverte de pierres précieuses et de lames d’or et d argent; la seconde espèce de mitre n’a ni pierres précieuses ni lames d’or et d argent, elle est de soie blanche brochée
d’or ou de toile d'or ; la troisième est la mitre simple et est de soie, ou même de toile blanche avec des bandelettes rouges. La forme de la mitre des évêques a beaucoup varié. Certains bénéfices donnaient le droit de porter la mitre; les ecclésiastiques qui les possédaient s'appelaient abbés mitres # — La mitre de papier était un signe d’infamie infligé à quelques condamnés.On lit dans une lettre de rémission citée par du Cange (v° Mitra) que Jean de la Roche fut condamné à être mis au pilori « ayant sur sa tête une figure de mitre ronde de papier ; » la cause de la condamnation était écrite sur cette mitre. On disait dans ce cas que le condamné avait été mitre . Les hauts-justiciers avaient seuls le droit d'infliger ce châtiment. Jeanne d’Arc fut ainsi conduite au supplice avec une mitre , sur laquelle étaient écrits ces mots : hérétique , relaps , apostate , idolâtre. Par extension , le mot mitre signifiait bourreau.
MOBILES (Fêtes). — On appelle fêtes mobiles celles qui ne se célèbrent pas le même jour tous les ans. Les fêtes mobiles sont les dimanches de la Septuagésime, Sexagésime, Quinquagésime , les Cendres, Pâques, l’Ascension, la Pentecôte, la Trinité et la Fête-Dieu.
MOBILIER (Crédit). — lia été institué, en 1852, une Société générale de crédit mobilier , dont les statuts ont été approuvés par un décret du 18 novembre 1852.
Cette société a été fondée avec un capital de soixante millions divisé en cent vingt mille actions de cinq cents francs chacune , dont un tiers seulement fut émis immédiatement. D’après ses statuts , la Société générale de crédit mobilier a pour principales opérations : i<> D’acuérir des effets publics, des actions ou es obligations dans les différentes entreprises industrielles ou de crédit constituées en sociétés anonymes , notamment dans celles des chemins de fer, de canaux et de mines, et d’autres travaux publics déjà fondés ou à fonder ; 2° d’émettre ses propres obligations pour une somme égale à celle qui est employée à ces souscriptions et acquisitions ; 3° de vendre ou de donner en nantissement d’emprunt tous effets , actions et obligations acquis, et à les échanger contre d’autres valeurs; 4° de soumissionner tous emprunts , de les céder et réaliser, ainsi que toutes entreprises de travaux publics; 5° de prêter sur effets publics, sur dépôt d’actions et d’obligations, et d’ouvrir des crédits en compte courant sur dépôt de ces diverses valeurs; 6° de recevoir des sommes en compte courant;