TO
IVon itaque adulterium ohjice alteri, ipse insano puerorum amore flagrans , neque prodigalitatem sordidiis ipse.
Alcmœon Adrastuni hoc malediclo incessit ,
Tibi qnce marilum suum interfecU est soror.
Quid Adrastus ? Non alienum , sed proprium ei repoiiit opprobrium ,
Malrem necasli lu manu tud luam.
(C) Ce qu'on a dit de son tombeau mérite d'être considéré "l- Ce tombeau était à Psophis dans l'Arcadie : il n'avait guère d'éclat ni d'ornemens j mais il était entouré de cyprès si hauts , qu'ils pouvaient couvrir de leur ombre le coteau qui dominait sur la ville. Ou ne les coupait point, parce qu'on les croyait consacrés à Alcméon , et on les appelait les pucelles (3).
(2) Plutarch. de Capiendà ex iniruic. iitilitate ,
(3) Idem , ibid. Pausan.
hh. rill, p. 255.
ALCMÉON , natif de Crotone, et disciple dePythagore. On croit qu'il fut le premier qui écrivit sur la physique [a). Il avait des
(a) Phavorin. in onininiodâ Histor. apud
Laert. in Alcmaione , lib. VIII ; Clemens Alcxand., Stromat. , liv. I ; Theodoret, Serm. I.
[b) Cicero, de Nalurâ Deorum , lih. I , cap. XI.
(c) Laert. in Alcmaeon. , lib. VIII.
(A) // n'est pas vrai qu'il soit mort dune maladie pédiculaird .] Antigonus Cavystius a pris l'ua pouf l'autre , quand il a dit qu' Alcméon le physi-
ALDRINGER. ^,5
clen a\ait eu cette maladie; ii a pns, ij p^t le parti des armes, et dis-ie , A cmeoii le disciple de Pytlia- c'on^AU • i ii ^ nigori,pourlepoëteAlcman(O.Char- « enrôla simple soldat. 11 devint les Etienne ne se contente pas de dire sergent peu après ; et comjue il que le philosophe Alcme'on est mort fit connaître qu'il savait très-bien d'une maladie pediculaire, il dit aussi manier la plume , on l'employa quecest le premier qui en soit mort, i J^pseo,. +^ i r'^J" et il se munit de l'autorité d'Elien. Ce ^ «^esseï tous les comptes de la sont deux mensonges : Élien ne parle compagnie , et à écrire les répas de notre Alcméon^ c'est d'Alcmau ponses que le capitaine avait à le poète qu'il observe plusieurs cho- faire. Il donna des lumières à cf ses : mais ayant dit que le philosophe „„^:.„;„„ • i ■ ■ , T>i - ' 1 V ■. \ A 1 I j- capitaine, qui lui ouvrirent la l'herccydes était mort de la maladie ^ J' i >>'icin, itt
dont il s'agit ici (2), il lui aurait sans P»'"^^ ^ "'^ P'^i^ grand emploi,
doute accordé la primauté sur vVlc- Cet avancement fut cause que le
raéon , s"il avait parlé de ce dernier, lieutenant de la compagnie de-
par rapport à cette sorte de maladie. • * ramtnino ot /,.,' a i J •
Les erreurs de Charles Etienne se trou- ^'"* capitaine et qu Aldringer
vent dans le père Lescalopier (3). monta a la place de lieutenant.
(OAn.ig. Caryst.Hislor.mirab.,c«;,.XCr. ^^ ^e défendit si bien aVCC cin- Meursius, dans ses Notes, lui a marqué cette quantehommeS dailS Unméchaut
"(îf vEiian. Var. Histor. , Ub. iv , cap. poste , qu'il le conscrva malgré ^^^V^r j V . • n / î^s rudes attaques de l'ennemi
(3) In Cicer. de Natnra Deorum , pag. ^i. T., ^m^iy.xjj.i.
Des lors , la réputation de son ALDRINGER , fameux gêné- courage ne fut pas moins répanral d'armée sous l'empereur Fer- due que celle de son habileté : dinand II , s'était poussé par la plusieurs colonels lui offrirent seule recommandation de son mé- une compagnie ; le neveu de l'arrite. Il était du pays de Luxem- chevêque de Saltzbourg fut de ce bourg, et d'une naissance tout-à- nombre. Il avait besoin , à cause fait obscure (A). Dès sa première de sa jeunesse , d'avoir un tel jeunesse, il se mit au service de homme dans son régiment; il le quelques gentilshommes qui al- rechercha , il l'obtint , et il s'aclaient en France : il s'appliqua quit tant de gloire par les bons avec eux à l'étude , et se rendit conseils d' Aldringer , que , pour fort habile. Étant jjassé en Ita- lui en témoigner sa reconnaislie, il devint chancelier du comte sance , il le fit son sergent-ma- Madrucci. Il alla ensuite à Tren- jor. Aldringer fut ensuite lieutete , et y eut un emploi honora- nant colonel , puis colonel ; et il ble dans la chancellerie ; mais la fit tellement paraître qu'il entenjalousie de ses collègues, et leur dait à fond le métier , qu'on le conduite , lui causèrent un si jugea digne de commander en grand dépit , qu'il abandonna sa chef à l'expédition de Mantoue charge , rempli d'un esprit mu- (a). Il joignit fort à propos aux tin contre la fortune , et résolu débris de la bataille de Leipsick de s'attacher à la profession du les troupes qu'il ramena d'Italie premier homme qu'il rencontre- (b) ; et peut être que si le comte rait sur sou chemin. Il prit la
route d'inspruck ; et comme il (") ^" '63o. Tiré du comte Galeazzo
i 1 1 4. I Giialdo Prioralo , au livre IX de /'Histoire
rencontra proche du pont un sol- ^^^ ^^„^^^ .l'.\iiemagnc dat qui s'en retournait en Italie, (b)En i63!
4i6 ALDRINGER.
de Tilli avait attendu à donner motif secret pourquoi Aldringer
bataille que ces troupes fussent arrivées, comme on le lui conseillait, l'événement n'eiit pas été si funeste aux Impériaux. Aldringer se sépara de Tilli quelque temps après pour se retirer en BoIiëiBC , à cause des défiances que le mauvais état des affaires semait entre les Impériaux et les Bavarois (c); mais cette désunion ne dura pas. Il était, dès le mois de mars i63i , avec Tilli sur les bords du Leck , pour en disputer le passage au roi de Suède. Il était alors grand-maître de l'artillerie {d). La blessure qu'il reçut à la tête ne contribua pas
ne voulait jamais consentir à li— vrerbataille. Il ne faut pas croire néanmoins qu'il entrât dans tous les complots de Wallestein : il n'avait pour lui que certaines complaisances qui , sans ruiner les affaires du maître commun , avançaient beaucoup les intérêts particuliers de ce généralissiine.
Il y a de semblables intelligences dans presque toutes les armées.
Il fut tué l'an i634, à Landshut, ville de Bavière , et l'on n'a jamais bien su si ce furent ses propres soldats ou les Suédois qui firent ce coup. Il avait été élevé à la dignité de comte (e). C'était
peu à l'avantage que les ennemis un homme qui avait d'excellen— ■ ^ - -x.- ..•..■'„ — ^gg qualités (C) : c'est dommage
qu'elles aient été accompagnées
eurent de passer cette nviere mais elle ne l'empêcha pas de servir la même campagne: il alla joindre en Bohème Wallestein , malgré les efforts que firent les Suédois pour empêcher cette
d'une avarice et d'une cruauté excessives (D). Tel est presque toujours le destin de l'homme.
Il ressemble à ces terroirs qui
jonction : il fallut bientôt rêve- produisent pêle-mêle de bonnes nir dans la Bavière pour s'oppo- herbes et de mauvaises.
ser aux troupes du général Horn.
Les succès varièrent de part et d'autre dans ces quartiers-là tout
(fi) Là même , pag- 436.
(A) // était d'une naissance tout-a-
le reste de l'année et au com- f'^^^ obscure. ] tiumi/i apud Lncenj , ■ . T bursicos locn nrtus, dit M. de Futen-
de la suivante. Le ^J-^ ^^j ^-^^^^ ^^,.^1 f^,j ^.^bord
laquais de quelques barons français , et ensuite secrétaire (i). Un autre historien ne lui donne pas une condition si che'tive : il le fait d'abord étudier, puis aller à la guerre , puis servir de secrétaire, ensuite reprendre les armes : Lureniburgi tenui seti honesto loco éditas primant œtatent litleris dédit (2). Il le fait boileau * de son naturel, Ingénia pronipto atque ncri, et nalurn i^ini abstinens (3) , ce qui était une très-mauvaise et très-nuisible qua-
(i) Pufendorf , Rerum Saecicar. tib. FI , pag. 157.
(2) Joti. Cluverius, Epit. Histor. , lib. XT , jippend.
* Combien de gen.t , dit Leclerc , ne comprendront pas que cela veut dire, buvear d'eau '
(S) 1,1. ibid.
mencement de la suivante, plus glorieux exploit d' Aldringer pendant ce temps-là fut d'avoir contribué, en i633, à faire lever le siège de la ville de Constance. Il fut joindre ensuite le duc de Feria , qui avait amené d'Italie quelques troupes espagnoles. On a cru que Wallestein avait donné des ordres secret* à Aldringer de rendre inutiles tous les desseins de ce duc (B) , et que ce fut la véritable raison et le
(c) Priorato , liv, IX , à l'an ib'3l.
(rf) Le Blanc, llùtoire de Bavière, lom.
ir, pag. 374.
ALDROVANDUS.
llte en Allemagne dans un homme de guerre.
(B) On croit que Wallestein lui auait donné des ordres secrets de ren dre inutiles les desseins du duc de Féna] L'iiistoriea de Bavière , que j'ai cilé (4) , convient que les Sue'dois ne demandaient pas mieux que de l'enir
à un combat général , quoiqu'ils ne se
trouvassent pas si at^anta^eusement ficier dans l'arme'e impériale qui sorpostés que les catholiques. Le duc de tît de là avec autant de butia que Féria, poarsiùt-il , fojrant l'occasion lui (6;. On a cru que ses propres belle , fit d'inutiles efforts pour obli- gensl'avaienttue' sur le pont de Landsger Aldringer a fenir aux mains at^ec hut , l'occasion de le faire sans être l'ennemi ; mais jamais il ne put rien connu étant fort bonne. Fu colpilo e obtenir d'un homme qui était sous la fatto coder morto , non senza sospetlo férule de ff^allestein ; et les Suédois cio dit^enisse dalla parte de' suoi , per
(Dj II était d'une avarice et d'une cruauté excessives. ] il était sans miséricorde pour les peuples, et il exigeait les contributions a\ec la dernière rigueur : il n'avait nul égard auj^ nécessités du soldat ; de sorte qu'il n'était aimé, ni des peuples , ni des années. Il fit bien sa main au sac de Mantoue , et il n'y eut point d'of-
s'élant retirés comme en triomphe , sur la fin d'octobre , le mauvais procédé d'-Aldringer, qui coûta bon 'a l'union caûiolique , déplut tant au duc de Féria , que bientôt après il en mourut de douleur. Cet historien avait dit dans la page précédente qu'Aldringer , aflidé à Wallestein , n'agissait
vendetta d'alcune ingiurie faite loro , essendo egli per la sua severith piu temulo che amato dalla militia (7).
(6) Là h Là
même , pag. 289-
ALDROVANDUS (a) (Ulysse),
professeur en philosophie et ea
guère que par ses ordres , et quen ce ^ t-j ■ ■ r> i ^
temps-là on publia un écrit qui assu- médecine a bologne , sa patrie ,
rait que tandis que fFalleslein man- a ete un des plus Curieux hoiU-
da'it à l'empereur qu'il envoyait Al- rnes du monde par rapport à l'his-
dringer au duc de Bavière pour en t^j^e naturelle. Ses soins, ses traaisposer entièrement , il lui don- .. j ' .
nait des ordres secrets de ne léser- vaux et ses dépenses sur ce sujet
vir que pour la défensive du petit sont incroyables. Il voyagea dans
secours qu'il commandait : ce qu'Ai- les pays les plus éloignés sans au-
dringer n'ayant pas ponctuellement j^e motif que de s'instruire des exécute , Galas lui tenioicrna , de la ^ i ^ r. -. «
part de Wallestein , qu'Une lui par- ^hoses que la nature y fait parai-
donnerait jamais cette désobéissance, tre : les minéraux, les métaux ,
(C) // avait d'excellentes qualités. ] les plantes , les animaux, étaient
Il avait l'esprit fort vif et fort pêne- l'objet de ses recherches et de sa trant, beaucoup d acquis , une mtei- • •. ' ■ -i » .^ i -^
ligence raffinée, un grand courage: CUriOSlte ; mais il S attachait prin-
il se faisait admirer dans un conseil cipaleilientaux oiseaux; et, pour
de guerre par la force de ses raisons , en avoir des figures bien exactes
et par la vraisemblance de ses conjec- ç^ ^u vif , il employa pendant tures : c était d ailleurs une bonne i j . . ^ ' "^ , ^
plume , il savait plusieurs langues , P^^^ ^f trente année. , a ses pro-
il avait su tirer la quintessence des près frais , les plus excellens ar-
maxiraes de divers pays. La politique tistes de l'Europe (A). Ces dé-
d'un Espagnol italianisé ne surpassait penses l'abîmèrent : il se vit enfin
pas la sienne : Le da lui praticate ^
uarie nationi , l'osservate diverse massime , e gli investigati genii e inclinationi di molti popoli , lo resero cosi accorto nelle attioni, che alcuno Spagnuolo Italianato non lo avanzava : 5).
(4) Le Blanc, HIsl. de Bavière, tom. iy,p. ^^t^. (5} Priorato, Histoire lies Coerre$ d Alicuiùg , liv. IX, pag. 291, éiiU. in-^".