‹ Dictionnaire historique et critique de Pierre Bayle (volume 2)Chapitre 130 sur 158 · ALEXIS · texte numérisé non relu

ALEXIS

ges (23) , se voit au chapitre XI du 1*"^. livre , où ce Junianus est repre'sentë comme im homme qui avait tous les jours chez lui une foule de songeurs , auxquels il donnait l'explication de leurs songes j et cela , d'une manière très-intelligible , et qui faisait que plusieurs évitaient la mort , ou de grands chagrins. Lisez le chapitre XXIII du V*. livre (24) , vous y trouverez ce qui regarde les spectres et les lutins qui tourmentaient le logis même de l'auteur. On nous donne dans les additions de Nicodème Je titre d'une e'dition in-folio des Jours Géniaux, que je prendrais pour la première , si un passage d'Alciat (25) ne m'en empêchait. Voici ce titre :

Alexandrl de Alexandro Dies Géniales. IVe quis opus excudat denuo infra ieptenniuni , siib diris imprecationibus Apostolicd autoritate interdictum est.

On lit à la fin : Romœ, in œdibiis Jacobi IMazQchii , Rom. Academiœ bibliopolœ. Anno P'irginei partus i522, Kalend. April. Pontif. S. D. IV. de cujus noniine pontijicali adhuc non constat , anno primo. Nicodème rapporte nn fragment de lettre de Jérôme Niger (26) , qui n'est guère obligeant , ni pour les Napolitains en ge'ne'ral , ni pour notre Alexandre en particulier. Quel libro d' Alessandro de gli Alessnndri è iniitolato Dies Géniales, a simitiludine délie Notli Auiche d'Aulo Gellio , e de' Saturnnli di Macrobio , cose cat'ate di qu'a e di l'a. Ed in vero ha inolto del Napoletano , con sopportazion del Sannazaro parlando. f^endesi sei carlini , al parer viio troppo caro. Je ferai un article touchant Jdni.\ncs Majus , l'Artémidore de son siècle.

(I) Je donnerai les paroles d'Alciat , parce qu'elles contiennent le jugement qu'il faisait d'Alexander ab Alexandro. ] Je les tire d'une lettre qu'il écrivit de Milan le 6 de Mai i52i , et qui a été imprimée l'an 1697 (27) : Alexandri jurisconsulli IVeapolitani librum , quem ad nos mi-

(23) Il a pour titre, Miracnla de Somniis apud nonnullos cognita et comperta , et quse ipse expertas fui.

(2^) Il r a dam Léonard Nicodème le IX'. livre ; c'est une faute.

(23) Je le cite dans la remarque {\).

(2(i) Cette LeUre est datée de Rome , le 26 de juin i522.

(2-) Epiit. Gudii, etc., pag. gi.

sisti , d'digenter legi. f^ir est doctus et diligent , et non pariirn studiosos adjufabil : suspicor tumen eum quan-

doquefalli Si is altquâ lecum fa-

miliaritate junctus est , velim ab eo erquiras , ut Alpheni jurisconsiilti l'etuslissima scripta, Commentariosque senatûs consulloruni , quœ vidisse se , emisseqiie Romœ ait , commodato det.

Eorum autem mcntioneni facit capite quarto et septinio prinii libri : suspicor enim nescio quid Parrhasianum , quem sois eos authores plernmque ad~ ducere solitum, quos nunqukm viderai.

ALEXANDRE-LE-GR.iND , roi de Macédoine. Cherchez Macédoine.

ALEXANDRE VII , pape.

Cherchez Chigi.

ALEXANDRE VIII , pape.

Cherchez Ottoboni.

ALEXIS , Piémontais. Il y a un livre de secrets qui court depuis assez long-temps sous le nom de cet Alexis. Il fut imprimé à Bàle , in-8°., l'an i563, traduit d'italien en latin par Wecker {a).

Il a été aussi traduit en français *, et imprimé plusieurs fois avec des augmentations. On y voit une préface où le seigneur Alexis apprend au public qu'il est né de maison noble ; que dès son enfance il s'est appliqué à l'étude ; qu'il a appris le latin y le grec , l'hébreu , le chaldéen , l'arabe , et plusieurs autres langues ; qu'ayant eu surtout une extrême passion pour les secrets de la nature, il eu a rathassé autant qu'il a pu pendant ses voyages , qui ont duré cinquante-sept ans ; qu'il s'était piqué de ne communiquer à personne ses secrets ; mais qu'à l'âge de quatre-vingtdeux ans et sept mois , ayant vu

(«■> Mercklin. in Lindenio renovato, p. 28.

* Leclerc croit que la première édition de

la traduction /rançaise est de Lyon , i5d5.

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