‹ Dictionnaire historique et critique de Pierre Bayle (volume 2)Chapitre 131 sur 158 · AL F É NU · texte numérisé non relu

AL F É NU

à Milan un pauvre malade qui était mort , lequel il eût pu guérir s'il eût communiqué son secret au chirurgien , il fut touché d'un si grand remords de conscience qu'il se fit presque hermite :

et ce fut dans cette solitude qu'il mit ses secrets en état d'être donnés au public. Les colporteurs les promènent par les foires de village avec leurs autres petits livres couverts de bleu. Il est vrai qu'ils n'ont que l'élite des remèdes du seigneur Alexis Piémontais : le recueil entier serait un volume trop gros pour eux.

ALFÉNUS VARUS (Plblius), natif de Crémone, premièrement cordonnier , et puis disciple du célèbre jurisconsulte Servius Sulpitius («), et enfin consul , a été un fort habile homme en matière de jurisprudence (A). Ses funérailles furent faites aux dépens du public. Voilà tout ce que nous dit de lui l'un des vieux scoliastes d'Horace, dans ses notes sur un passage qui regarde notre Alfénus (B) , dont on veut que le consulat tombe sur l'an 754 de Rome [b). Je n'en voudrais pas jurer. Alfénus avait écrit quarante livres de Digestes , dont il est fait mention dens l'indice des Pandectes , et, quelques livres de Recueils, Collectaneorum. Aulu- Gelle cite l'un et l'autre de ces deux ouvrages; et, quoiqu'il réfute ce qu'il en cite , il ne laisse pas d'attribuer à l'auteur un esprit qui recherchait les antiquités (C). Le jurisconsulte Paulus a

^«) Acron le nomme Marc ; inais il faut Servius, selon Guill. Grolius, Vil. Jurisc. , pag- 86. Voyez Aulu-Gelle, lib, VI, cap. F, et Pomponius in I. 2, D. de Orig. Juris.

(b) Voyez Cruquius in Horat. , Sat. /// libri T.

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