‹ Dictionnaire historique et critique de Pierre Bayle (volume 2)Chapitre 139 sur 158 · ALTI · texte numérisé non relu

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votement , le 25 d'août i644- C'était un homme de beaucoup de mérite. Les livres qu'il a composés (F) font foi de sa science et de son application au travail académique ; et on sait d'ailleurs qu'il se mêlait d'autres choses pour le service du prochain. Il allait voir tous les ans le roi de Bohème , et faisait la revue des études de la famille royale. Il travailla puissamment aux collectes qui furent faites dans tout le monde protestant pour les églises d'Allemagne , et principalement pour celles du Palatinat. Il fut l'un des trois économes des collectes d'Angleterre , et il présida aux aumônes de Louis de Geer. Je ne parle point de deux commissions importantes dont il fut chargé , dont l'une regarde la revue qui se fit à Leide de la nouvelle version flamande de l'Ecriture , et l'autre regarde la visite de la comté de Steinfurt. II eut des collègues dans la première ; mais il fut le seul inspecteur général dans la seconde , le comte de Bentheim l'ayant fait venir pour informer contre le socinianisme qui menaçait le pays , et pour mettre un bon ordre dans les églises. Alting, à ce que dit son Eloge, n'était point un théologien querelleux (G) : il ne s'amusait point à la vétille des faux scrupules ; il n'aimait point les nouveautés; il était zélateur de l'ancienne traditive , ennemi des subtilités de l'école , et il ne voulait puiser que dans l'Ecriture {/)• Toutes

(/■) Theo/ogiani probabal ac luebatur solidam ac inasculam , non ex lacunis scholasticorinn . etsi illanim inexpeftus non esset, sed ex Jontibus Siloë et Scripturanim dcii.i-iitam ; ut glorice sibi diiccrel se ab imreritis

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